PLEINS-1'OU VOIES
f]iialit('s ot talents nécessaires pour arriver au but i»roposé, enjoint à son chambellan, etc., François -Xavier Carletti, (le se rendre à l'aris' aussitôt qu'il aura reçu le passeport nécessaire pour entrer en France, et le charge d'agir auprès du Comité de salut public pour confirmer de vive voix, et par écrit, tout ce qui se trouve contenu dans les mémoires signés par son secrétaire du conseil d'État et des linanccs, Neri Corsini, spécialement autorisé par lui à cet effet; lesquels mémoires ont été déjà communiqués au même Comité par la voie du citoyen Cacault, agent de la république française en Italie, en vue de faire agréer la neutralité que la Toscane est prête à reconnaître à la face de l'Europe, de stipuler la restitution, soit en argent, soit en nature , des grains enlevés par les Anglais à Livourue, et de renouveler l'assurance la plus solennelle de la constante amitié que le gouvernement de Toscane a toujours eue pour la république française.
Donné à Florence, le 4 novembre 1794.
•Ferdinand.
Neri Corsini, secrétaire.
Ampliation des mêmes pouvoirs.
S. A. R. l'archiduc grand-duc de Toscane n'ayant rien plus à cœur que de voir rétablir dans les formes diplomatiques qui sont d'usage ses relations avec la république française, eu ajoutant à la déclaration faite par lui dans son proprio motu du 4 novembre dernier, iiomme le comte François-Xavier Carletti, etc., son Envoyé extraordinaire auprès du gouvernement de la république française, et l'autorise, s'il en obtient l'agrément, à résider à Paris, revêtu de ce caractère , autant que la mission dont il a été charge dans le susdit niotu propvio le rendra nécessaire, lui donnant, à cet effet, les plus amples pou-
282 CHAP. III. PLEIXS-POUVOIKS.
voirs pour traiter toute affaire relative à la Toscane, et spécialement pour la restitution, et l'envoi dans le port nommé de la Montagne^), des grains enlevés par les Anglais là Livourne, ainsi que pour le rétablissement de la neutralité qu'il s'agit de renouveler à toujours entre les deux gouvernements, de la manière la plus convenable à la république française, sans cependant blesser les droits des puissances belligérantes.
Donné à Florence, le 13 décembre 1794.
Ferdinand.
Neri Corsini.
Phins-poitvoirs de l'empereur de Russie, donnés à M. d'Ouhril, chargé d'entrer en négociations avec le gouvernement français. (1806.)
Nous, Alexandre P"", empereur et autocrate de toutes les Russies, etc., etc.
Portant constamment notre sollicitude sur la conservation en Europe du calme et de la tranquillité, et étant mû par un désir sincère de mettre tin à la mésintelligence et de rétablir la bonne harmonie avec la France sur des bases solides, nous avons jugé bon de commettre ce soin à une personne jouissant de notre confiance. A cet effet nous avons choisi , nommé et autorisé notre aimé et féal Pierre Oubril, etc., comme nous le choisissons, nommons et autorisons par les présentes à l'effet d'atteindre ce but, d'entrer en i>ourparlers avec celui ou ceux qui y seront suffisamment autorisés de la part du gouvernement français, de conclure et signer avec eux un acte ou conven-
') Toulon.