‹ Le Guide diplomatiqueChapitre 125 sur 130 · CHAP. VI. APPENDICE · texte numérisé non relu

CHAP. VI. APPENDICE

et chevalier, ne donnent lieu, si ce n'est en AngleteiTe, à aucune formule particulière de courtoisie dans la correspondance. ^)

La qualification de seigneurie appartient aux lords\ elle se donnait également aux pairs de France.

Les titres de liaut, ou très-haut et très-puissant seigneur, o\\ prince, très-haute et très-puissante princesse^ ne sont plus en usage que dans les actes de l'état civil et dans les contrats de mariage des princes et princesses de maison souveraine. Dans les vieilles chartes, ces titres étaient donnés également aux membres des familles d'ancienne et puissante noblesse. Ils n'ont, d'ailleurs, jamais été employés dans le style épistolaire; tout au plus figuraient-ils dans la suscription des lettres.

En Angleterre, on donne aux ducs et aux duchesses la qualification de grâce: votre grâce ^ en parlant; sa grâce, en écrivant (en anglais, your, his ou her grâce). Le marquis est qualifié de lord (mylord), et dans la suscription des lettres qu'on lui adresse, les mots the mostnohle the marquis précèdent son nom. Les femmes et filles de marquis ont le titre de lady; on y joint le most-honoralle en leur écrivant, en faisant précéder cette qualification du prénom quand on écrit à leurs filles non mariées. — Les comtes, vicomtes et barons (earl ou count, viscount et baron) sont lords. On les qualifie de right-honorahles en leur écrivant. Leurs femmes

1) Le titre de Vidante, qu'avait d'abord porté le commandant des hommes d'armes d'un évêque, et qui était devenu plus tard un titre nobiliaire héréditaire, n'existe plus aujourd'hui, non plus que celui de Captai. La qualification de Mcssire est également tombée en désuétude.

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