CHAP. III. LETTRES POUR PRENDRE CONGÉ
mes regrets, et l'assurance des sentiments de la plus haute considération avec laquelle j'ai l'honneur d'être, mon prince, de Y. A., etc.
Mépcynse.
Monsieur le comte, Je partage vivement les sentiments que vous exprimez
dans votre lettre du , et je vous vois quitter à
regret une place dans laquelle vous avez su vous concilier rai)probation de S. M. le roi mon auguste souverain, et l'estime de son ministère. S. M. me charge de vous faire connaître, M. le comte, qu'elle a bien apprécié la loyauté qui a toujours dirigé votre conduite, et le dévouement que vous n'avez cessé de montrer pour le service de votre auguste maître. Il appartient à S. M de récompenser de pareils services, et je vous prie de croire que je ne cesserai jamais de prendre une part sincère aux succès que vous ne manquerez pas d'obtenir. J'espère, M. le comte, que j'aurai encore l'avantage de vous voir avant votre départ et de vous réitérer de bouche les assurances de ma considération très-distinguée.
Ldire ponr prendre cotigé, adressce par VEmtoyé de France au ministre des affaires étrangères de . . .
Monsieur le comte.
Le roi vient de me nommer son ambassadeur à .... En recevant avec respect et reconnaissance cette honorable marque de la confiance de mon souverain, qu'il me soit permis d'exprimer à V. Exe. tous les regrets que
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j'éprouve OU iiitcrronii>aiit des relations (]ue je m'étais flatté de pouvoir longtemps entretenir avec elle, et qui se trouvaient également d'aceord avec mon devoir et avec mes sentiments personnels.
Depuis longtcmjjs V. Exe. connaît tous les liens qui m'attachent ici; elle connaît le sentiment respectueux de reconnaissance que je dois aux bontés du roi et de son auguste famille, elle sait toute la contiancc qu'elle-même m'inspirait ])ar la constante amitié dont elle m'avait honoré ; j'ose donc lui dire que ricii ne peut remplacer pour
moi ce que j'étais sûr de trouver à , et me donner
cette juste sécurité que je rencontrais dans son noble caractère.
J'ai demandé, M. le comte, la permission d'aller offrir au roi le dernier hommage de ma mission; je quitterai mon poste avec moins de regret si je puis espérer d'y avoir mérité son estime. J'irai vous demander aussi, M. le comte, la continuation de vos bontés, et vous prier d'agréer l'expression bien sincère des sentiments de haute considération avec lesquels j'ai l'honneur d'être, monsieur le comte, etc.
Ucponsc.
Monsieur le baron.
Le poste d'ambassadeur à que vous allez remplir,
d'après votre lettre du , prouve la confiance distinguée dont votre auguste souverain vous honore; et quoique j'éprouve des regrets bien sincères de l'interruption des relations iuliniment satisfaisantes que j'ai eu le plaisir
d'entretenir avec V. Exe. pendant sa mission à , je
n'en prends pas moins une part bien sincère à un événement qui doit lui être agréable sous d'autres rapports. Je suis charmé, monsieur, que vous vous proposiez de passer par pour faire votre cour au roi. S. M.