‹ Le guide du cultivateur ou Cours d'agriculture [microforme]Chapitre 22 sur 113 · PAL LAPS · texte numérisé non relu

PAL LAPS

douceur dans le traitement du bétail, Le maître exercera sur lui une surveillance active jusqu’à ce qu’il soit sûr de son travail.

Dès les premières fautes, on le reprendra sévèrement, on montrera une grande fermeté et on lui fera comprendre que l’on veut que chacun fasse son devoir. De plus on cherchera à faire naître chez l’engagé de l’attachement, de la bonne volonté et du dévouement. Pour cela il faut que l’engagé aime et respecte son maître, et on fera en sorte que chacun soit content de son surt. On peut arriver à ce but par l’augmentation des salaires, par les récompenses et même par les punitions. Mais dans la distribution des récompenses ou des punitions, il faut avoir recours à la plus grande prudence. Si l’on accorde des récompenses, que ce soit dans un temps opportun ; si l’on affige des punitions, 1l faut que l'engagé les considère comme un châtiment et non comme une vengeance. Si on chasse un engagé, il faudra le faire de manière à ce qu'il comprenne qu’on agit par devoir et non par inimitié. Si on le soumet à des amendes en argent, on lui démontrera que ces amendes n’: nous profitent pas, mais qu’elles servent de récompenses à ceux qui s’en sont rendus dignes. Du reste, ces récompenses et ces amendes ne doivent pas être élevées.

On ne doit pas favoriser un engagé plus qu’un autre ; mais on saura toujours faire une différence entre les bons et les mauvais sujets. On prendra les intérêts des uns et des autres, afin que les mauvais comprennent que, si on n'est pas aussi porté pour eux que pour les autres employés, on est toujours cependant bien disposé en leur faveur, et que si on ne le fait pas, ce sont eux qui en sont la cause, Si ces engagés ont du cœur, ils se corrigeront et deviendront de bons sujets,

rcera ir de

|, on > que hera onne 1gagé acun ’augar les es ou prudans t que mme faire oir et gent, | pas, sont ndes

tre ; bons uns ion DYÉS, ir, et huse, ien-

PR pe

On usera de son autorité envers ses engagés avec justice, avec fermeté et avec bonté, Lorsqu'ils feront une action préjudiciable aux intérêts du cultivateur, celui-ci n'hésitera pas un seul instant à s gnaler le dommage que cette action lui cause. Le cultivateur verra aussi à ce que ses engagés fassent tout en leur pouvoir pour le contenter et prendre ses intérêts, Lorsque le travail est bien exécuté, le maitre ne devra pas seulement se montrer satisfait, il fera plus ; il exprimera sa satisfaction par des paroles bien appropriées et vantera même l’habileté de ses serviteurs. De la sorte, un cultivateur aura toujours à son service des engagés dévoués, aimant le travail, l’ordre et l'économie.

C'est avec raison qu’on a comparé le cultivateur à un vère vivant au milieu de sa famille ; car si un cultivateur se conduit sur une ferme comme un père à l'égard de ses engagés, les travaux marcheront avec ordre et activité, De cette manière, tout se fait avec la plus grande ponctualité.

Dans les localités où la main-d'œuvre est rare, il arrive très souvent que les engagés menacent de quitter l’exploitation pour aller gagner ail'eurs de plus gros salaires. Ceci peut devenir la source d’une perte énorme, et le cultivateur doit prévenir cette désertion par tous les moyens honnêtes possibles. Parmi ces moyens, il y en a deux surtout qui produisent d'excellents résultats, c’est : 1° la répartition inégale des salaires ; 2° la stipulation par laquelle une partie du salaire ne sera payable qu’à la fin de l’année.

Pour montrer ce premier moyen en pratique, supposons que le salaire d’un engagé :c'* Ce $r00 par année, On fera alors la répartition de la manière suivante ou de toute autre analogue : dans les mois de décembre, janvier, février et mars, on payera $6 par :nois ; en avril, $7; en mai et en juin, 10.72; en juillet $8 ; en août, septembre et octobre,

$ro.72, et en novembre, $8.00. Pour éviter tout malentendu, cette répartition sera clairement désignée dans les conditions de l’engagement.

Quant au second moyen, on gardera 30 à 35 centins par semaine sur le salaire de chaque engagé. Cette balance ne sera payée qu’à la fin de l’année en une seule somme. Ce mode de payement se pratique dans un grand nombre d'établissements industriels. Les ouvriers n'ont rien à dire contre cette retenue, puisqu'ils y ont consenti, et, à la fin de l’année, l'épargne qu'ils sont forcés de faire leur est quelquefois d’un secours incalculable. Si, pour une raison ou pour une autre, un employé quitte l'établissement pendant le cours de l’année, il perd la somme ainsi retenue sur son salaire. On comprend que la rainte de subir une pareille perte empêche le plus nombre d'ouvriers d'abandonner leur travail, et leur fait éviter une foule de fautes auxquelles sont sujets les employés des grands établissements industriels.

Un bon moyen d’attacher les engagés à la maison qui les emploie, c'est de leur faire entrevoir pour l'avenir une augmentation de salaire, ne fût-ce qu’une bagatelle tous les ans. Mais pour que cette augmentation de salaire puisse être effectuée, il faut que les gages soient assez modiques dans le commencement, Dans tous les cas, l'augmentation ne doit avoir lieu que comme récompense de la bonne conduite et des services rendus. On donnera un salaire plus élevé à un ouvrier habile et actif qu'à un jeune homme qui n’a aucune expérience.

De plus, si l’exploitation est assez considérable pour exiger l'emploi de plusieurs engagés, on prendra ses mesures pour que tous ne partent pas ou ne finissent pas leur temps à la méme époque, Au contraire, il ne faut pas que plus d’un engagement finisse par saison. Autrement, ii y aura p2rte de temps pour le cultivateur, et la désertion sera trop générale,

GDS ES a 2

jalenis les

s par ce ne Ce mbre \ aire in de -1quepour ant le r son reille r leur s sont els, ui les une us les )uisse iques ation h conà p'us e qui

xIger pour s à la d'un e de

frale,

asus

Page 1