DÉTERMINATION DES TRAVAUX EXÉCUTÉS DANS UNE CULTURE
L'ordre dans la direction d’une ferme exige que le culti- «ateur, après avoir adopté le système de culture qu’il croira de plus convenable à son exploitation, fasse un tableau exact -des différentes opérations nécessitées par ce système de culture. Ce tableau contiendra en outre l'indication des saisons et des mois où chaque opération devra se faire, et cela durant toute l’année, en fixant le nombre de jours pour l'exécution de chaque ouvrage. La confection de ce tableau æxige une bonne dose d'expérience. Par conséquent, le jeune cultivateur qui n’a pas beaucoup observé, sera exposé à commettre de nombreuses fautes ; mais, au moyen de quelques observations et en portant intérêt aux travaux qu'il est appelé à exécuter, il fera assez exactement ce tableau 1indicateur, et pendant sa première année de pratique, les occasions ne lui manqueront pas de corriger ce qu'il pourrait y avoir d’erroné.
Les premiers travaux à inscrire seront, bien entendu, les principales opérations, comme les labours, les semailles, les soms pendant la végétation, les récoltes et les battages.
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Puis autour de ces grands travaux on groupera toutes les opérations accessoires qui ont rapport à chacun d’eux. Ersuite on inscrira les travaux qui se font à temps perdu et qui n’ont pas d'époque fixe, tels que, par exemple, toutes les améliorations foncières, etc. Près des travaux de semailles, on mettra le nombre de journées d'homme et d'attelages qu'il faudra non seulement pour la mise en culture de la semence, mais encore pour son recouvrement, pour le hersage, le roulage, la confection des rigoles, parce que, sans ces détails, l’article des semailles serait incomplet.
Il va sans dire que, dans cette détermination du nombre de jours, on ne peut faire qu’un simple calcul approximatif, parce que la température ne favorise pas également tous les ans la confection des travaux. Mais il faut que cette approximation soit aussi exacte que possible, au moins dans les années moyennes.
Ce tableau est d’une grande utilité et simplifie considérablement le travail du maître. Rendu à une époque quelconque de l’année, le cultivateur peut toujours calculer s’ii a assez de temps à sa disposition pour finir telle opération ; au printemps, par exemple, il peut prévoi s’il a assez de jours de travail pour labourer vingt, trente ou quarante arpents de terre, et pour ensemencer, herser, rigoler et sarcler cette étendue de terrain. En partant de ce principe, il ne fera jamais ses travaux à moitié.
Le tableau indicateur fournit de plus le moyen d'exécuter les travaux dans les moments les plus opportuns, et, sous ce point de vue, la confection de ce tableau est un véritable profit.
Une bonne direction exige encore qu’on s'assure d’abord si un outil, un instrument, ou un cheval peut exécuter le travail qu'on lui destine, Avant le commencement des