‹ Le guide du voyageur à PoitiersChapitre 21 sur 32 · LB GROS HORLOGE · texte numérisé non relu

LB GROS HORLOGE

i.e grès liwlage. — À oôté de ra6t6l*Diea » en face de l'église Notre-Dame , s'élevait une tour rectangulaire fort massîTe «

surmontée au troiàièixie étage d'une charpente revêtue d'ardoises , (dont ie modèle en bois est déposé à la bibliothèque publique) , et couronnée d'une campanille eu plomb. Le deuxième étage comprenait une chapelle qui servit pendant longtemps de chapelle à l'Hôtel-DieUt avec lequel elle communiquait. Cette lourde et eonatrucUon, élevée à 128 pieds 6 ponces au-dessus du niveau de la place Notre-1>ame » et qui dominait ainsi la ville entière, était destinée à. supporter la grosse horloge (le peuple disait le gros horloge ^ et même le grôt horlvyej, qui y fut primiiivement iiislallee en 1383 par les ordres et aux frais de Jean , duc de Berry, comte de Poitou et d'Auvergne. Ses forêts fournirent ie bois de la ctiarpenle , les abbayes et églises voisines une partie du métal , et le prince paya les fondeurs , car le timbre fut feità trois reprises; d'abord le 4 avril 1387, par Jean Osmoat» taifiiier (fondeur de cloches) de Paris , puis les marteaux adaptés an mécanisme de l'horloge par Pierre Merlin, à la fin de 1387, ayant brisé ce timbre , Il fut refondu deux fois en 1396 par Guillaume de Houcy » qui reçut 250 écus tfor. Une Inscription latine constatait les noms du donateur et de l'artiste, mais ie peuple y ijoulait la tienne , que voici :

Balthazar je m'appelle, 18.600 Je pèse; ^ 81 l'on ne me croit pas

Qn'on me descende et me pèse; Mais quelque marché que Je làsse Qu'on me remette en place.

Quiou qui qu'où reloge a fat foaire,

0 l'est in moaire nomme Boiiôve ,

A cause que les pouvre geans

Gne ne s^vlant à qno l'houre igU dhilant.

ApiIslOOaiînéfsd'txIsteDcetee monument, qui éteit assuré-

llOTRE*l>A1IB-LA-6ftAIIDI.

ment le pliis populaire de tous , ayant été altéré par le temps , malgré dos tentatives inutiles pour arrêter sa ruine, on dut aviser à la descente du lourd fardeau qui récrnsait. Ce fut en janvier 1787 que l'architecte Galland fit , avec un succès inespéré, cette opération difQcile moyeanant 6,000 fr. Echappé au vandalisme Tévolationnaire , grâce aux résistances honorables de la manldpalilé, ce timbre colossal, qnt était aossl une œoTre d'art fort remarquable, fut condamné par les décrets impériaux; easié à paitis morceatuB pour être vendu plus cher, il fournit matière à la fonte de plusieurs sonneries, et le prit qui en provint fut affecté h retnlilissement du lycée de Poitiers. Nous avons vu déjà que la bibliothèque y avait aussi apporte son contingent. Quant à la tour, qui n'était plus d'aucune utilité , et qui n'avait aucun mérite architectural , elle fut démolie de 1813 à 1815. Sur une partie do terrain qu'elle occupait , fut bâtie la maison n* 1 2 , le resté augmenta d'autant la place du Marché» (F« dans les BuUetim dêt ûMtiq. de l^Ouest, lS44-l6v p. 321 , le gros borloge • par M. Pilo-

Moirc-Damf^-l A-Grande — Voici assurément Tun des monuments les plus importODls de notre cité, et il réclame quelques pages?

Notre*Dame-la~Grande ne fut, dès l'origine, qu'une collégiale ; nais , quoiqu'elle ne fut pas Abbaye, son premier dignitaire portait le titre d'abbé; son hôtel était situé au bas de la Grand'Jtiia» prés dù détour de la rue Queue^de-Vache, où l'on ¥Oit encore une porte surmontée d'un écusson armorié très bien conservé. Dufour pense que cette collégiale de Notre-Dame fut un élablif^sement d'ecclésiastiques séculiers, une sorte de séminaire diocésain, sous la direction et la sni veillance de révêque. Le rant» de son abbé, qui était personnat dans l'église cathédrale , et précédait les chanoines, l'habitude où était l'évéque collateur de choisir eet abbé parmi les chanoines de la cathédrale , tout cela semblerait en €0^ indiquer les rapporta qu'eiigeratt une telle destination*

Il est question de Notre 'Dame-^la^Grande dès le milieu dn

X* siècle. Sou aumônerie lut fondée en 1202; on n'a point consçrvé

.imEB*DAaK-liA««ftAIIM.

de nombreux documents sur son histoire. La collégiale, était peu richement dotée , ce qui expliquerait pourquoi dès le 4 mars 1 246, Jean de Melon , évéque de Poitiers, confirma un statut du 8 , par lequel le chapitre fixait à seize , Fabbé non oomprU le nombre de ses membres ; aussi » dans les sobriquets que la malignité populaire ayalt donnés aux chapitres de Poitiers» l'épitlièle de j7iieii«aYait-elle été asses justement octroyéeaux cbAnoinesde fiAK « Pauvreté n'est pas vice » a dit le proverbe, et vraiment cette épithète vaut encore mieux que celle dont nous avons parle à l'arlicle du chapitre de St-Pierre-le-Puellier.

Après les malheurs des guerres civiles et religieuses dont elle éprouva le contre-coup, l'église de Notre-Dame, devenue plus pauvre encore malgré les dotations que lui avaient faites les personnages qui avai«it voulu reposer à l'ombre de son sanctuaire » et qui y avaient annexé, an xv« et xvi* siècle , les nombmses chapelles que vous voyes sondées À sa nef latérale , attendit , mais en vain , de meilleurs joui s. Ce furent des Jours plus mauvais qui advinrent , et lorsque la manie des révolutions envahit tout le pays , la paroisse de Notre-Dame devint la section des sans culottes t et vit, en 1798 , son église livrée à l'éphémère essai de la religion des théophilanthropes , ces rêveurs enliuits de U iioctrine du Directeur La Reveillère<-Lépeaux.

C'est à cette collégiale et à la statue miraculeuse qne renteme son église qu'il faut rattacher Tnn des événements les plus populaires , sinon les mieux prouvés de notre histoire poitevine. Nous voulons parler du Miracle des Clés, auquel nous avons déjà fait allusion à propos des ponts St-Cyprien , Joubert, etc. Le rérit de ce miracle est du reste indispensable à rintellîgence de ce qui va suivre. Ëcoutes'le doncj tel que Bouchet l'a consigné dans ses annales :

« Le Maire de Polctlers avait nn dero fort avarielcnx » el de grand esprit , lequel il envoya ponr aucuns ses affaires au pals de Périgort. Et lui estant dans la ville de Périgueux , un iour de ca-

résine du diLan 1202. I^es Anglais qui icnaienl la dite villr: s*enquirent avec le dit clerc dont il estait t il fit respotu e qu'il pstail serviteur du Maire de Poictiers , dont ils furent Joyeux. , et le tentèrent s'ils pourraient entrg: en la dite ville par son moyen : il

tour fit responce que a'ils Toolaient lui donner un bon pot do Tin (le mol et la choee ne lont pas d'hier, comme on le toH)^ lenr IWreraii la dîle Yllle dedans le Jour de Paaqoes prochainement ensahrant. Les Anf^ais le crenrent : parce qu'il aTall nn

oncle en la dite ville de Pcrigueux, et aussi qu'il en était natif, et marchandèrent avec lui, à mil livres de la monnoyo de Irance -dont ils lui avancèrent une partie. Ledit clerc leur assigna journée au jour de Pasques cependant que les habitants seraient occupés a régliae. Et eoireprindrent de la forme et de Theure qn'ils viendrolent»

Le clerc retourna è PoicUers, et se monstraplns diligent anMaln son nuristre , qne Jamais n'avait fait , pour plus aysementle trahir. Les Anglais se préparèrent pour aller à Poletlers , et y estre

la vigile de Masques h minnict , ainsi que le clerc leur avait dit : ce qu'ils firent soubs fausses enseicnes , en sorte que ceux de Polctiers ne furenKidvertis de leur approche. Et la nuicl venue après que le Maire fut couché , et eut mit derrière son chevet de lict looles les clefs des portes de la dite ville , ainsi qu'il avait aceonstnmé faire , le Moial serviteur , ( qui allait et venait en la chèmhn de son roaistreqoand il voulait) voyant que son malstre dormoit , lay voulut deBVOher les dites defe de la porte de la Tranchée, où se dévoient rendre les dits Anglais environ minuict,pour leur ouvrir les portes ; raaU ne peut trouver les dites clefs , quelque dili[;ence qu'il en flst , derrière le dit chevet du lict de son maistre» ne par tous les lieux secrets de la maison.

Si pensa le traistre clerc, que le lendemain matin en feignant de bailler les ûeh à celui qui avait la isrée des pwtes » se desnH heralt et les Irolt onvrlr, avant qne les portiers vinssent quérir les dites defs; et s^en alla monstrer aux Anglais sur lamuraUle, auxquels il jecta un brevet, par lequel il kur mandait qu'ils attendissent jusqu'à quatre heures du matin, et qu'il ne faillerait de promesse, La dite heure sonnée, le dit clerc reveilla son maistre et lu y dict que les portiers de la Tranchée demandaient les clefs pour ouvrir les portes. Le maire ûst responce qu'il estait eocores bien matin : le serviteur dist qu'il y avaist un gentil-homme qui voulait sortir en diligence > pour aller vers le roy Phelippes. Le Maire le crent et voulut prendre les defs des dites portes de la Tranchée , mais ne *

les peut trouTer , dont fut tout effrayé : et après les aToir quîses et eerohées par tout , se douta de trahison : si manda incontinent à phMlenrs des - habitants qn'il allassent en armes snii portes , ee qu'ils firent et mesmement à la dite tranchée pam qae c^étalt la

plus dangereuse , et qu'il n*y a rivière ; et irirent les Anglais , les- ^ quels s'entrebat oient eux mesmes. Le pauvre Maire s'en alla tout efihrayé recommander la ville à Dieu , et à la Benoiste Vierge Marie en son église de Notre-Dame-la-Grand : et comme îî fut devant limage de l>iostre-Dame , veit entré ses bras les dites clefs : dont rendit grâces à Dieu» et plusieurs autres gens de bien , qui estaient avee luy. ,

Le bruit tat incontinent par la Tille que les An^^ls estaient à la Tranchée , et le beff ray sonné : parquoy chascun dea habitans se nUst en armes, et s'en allèrent tous esmens à la porte , et yeirent par les créneaux des murailles plus de mil et cinq cents Anglais morts et couchez par terre et les autres qui se tuaient. Par quoy ouvrirent les portes , et sortirent sur eux pour doCTaire le demeurant , ce qu'ils tirent fors ceux qu'ils retindrenl prisonniers. Lesquels déclarèrent au Maire et aux principaux de la ?iUe , toute la trahison s et que le dit Jour à Thenre de quatre heures, avaient ten auderant des dites jportea une royne, veslae le plus richement qu'on sçaurait faire et aTec elle une religieuse , et un Evesque , qui avaient sans nombre des gens arméz : lesquels s'estaient mib à frapper sur les Anglais : et qu'aucuns d'eux, considérant, que c'cstait la Vierge Marie , Sa i net Hilaire et Saincte Radcgonde dont les corps reposaient en la ville ] s'estaient par désespoir occis euxmêmes, et les autres tué et occis leurs compagnons. Dont tous les habitants rendirent grftces à Dieu et s'en allèrent faire leurs Pat» quea. Au ffgard du deiloial dere » on ne soent qu'il devint, car depuis ne Ait veu. Et est à eonjectarer que par une des autrea portes il se jecta en la rl?ière , 9i se noya , ou que le Diable l'emporta. »

Malgré les graves raisons qui doivent faire douter des circonstances et des dates assignées à cet événement, ce qn'il y a de certain, c'est que , dès le xv*" siècle, outie les monuments élevés sur tous les ponts, à toutes les portes de la ville , à presque tous les carrefours , on trouYe dans les comptes des dépenses du corps esunt-»

IliTM-lAaMMIlMira.

cipai de Poitiers les traces de la dévotion à la sainte Vierge et des honneurs que lui rendait sa rcconnaisfiance. Il est parlé d'un hommage annuel de 60 livres de cire qui devaient brûier nuit et jour sur une roue ou couronne en bois peint, suspendue à la voûte de l'église de N.-D., et des frais de la piooesslon dn lundi de Pâques. Plue tard, après les troubles religieux» la eire fut remplacée par an manteau dont le prix fut fixé, au xvii* slèele , à 300 llTres. Mais comme avec ce prix il n'était pas possible d'avoir an manteau asses riche, on réunissait plusieurs annuités ; cependant, le fait matériel, la cérémonie de Thommase se reproduisait tous les ans. Cet u&age cl celui de la procession ne furent interrompus qu'en I7yi. 1! avait résîâté à à 1793 qui avait banni les prêtres et tué le roi II

1S30 si anodin pourtant, dit-on , l'a balayé 4e son souffle deeséeliant... C'était encore une tradition, et disons4e firanehement, 1830 qui coupait violemment le fil de la tradition la plus essentielle k la Tie sociale, ne se soudait pas beaucoup d'en conserver d'autres.... Depuis lors, on s'est contenté de faire dans l'intérieur de l'église la procession annuelle et d'user les manteaux (loniKs.

Vous np serez penl-être pas fâché, cher lecteur, de savoir, quels étaient les détails de cette cérémonie si populaire chez nous, au temps de sa splendeur.

Le Jour de Pâques , après les Vêpres, l'épouse du maire , accompagnée des femmes des échevlns et des notables» et suivie du corps de ville ,.8e rendait à Notre-Dame , précédée du manteau. Elle en revêtait la statue, après l'avoir parée de guimpes en dentelles; celait ce que le peuple appelait la toilette de la bonne Vierge.

Le lendemain , les oflicicrs municipaux venaient prendre avec pompe la statue. Le maire et un des échevins la demandaient à l'abbé qui la leur confiait, ils la portaient jusqu'à l'église Saint* BHmuM et rejoignaient le clergé rénni à Saint-Pierre. Puis , lorsqu'on arrivait devant Tune des portes de la cité , le corps de ville se détadialt de la procession pour porter la statue Jusqu'à l'entrée de la ville , ou il était toujours accompagné des membres du chapitre de Notre-Dame. La procession parcourait ainsi toute l'enceinte delà ci4é et revenait à son point de départ.

Nous avons vu que l'on ignorait quel fut le motif de la fondation de Notre-Dame , quelle est son origine , quel est son fondateur.

MOTRE*DÀIIE-LA-€RAMDB.

Cependant, comme elle était sitaée dans le fief de l'efféque de

Poitiers , celte considération , jointe à celle que révéque, an Jour de sa prise en possession , partait de réglise Noire-Dame pour se rendre en procession dans la caliuMjiale, a fait penser que c^lle église avait dû être fondée par un des prélats qui ont occupé le siège de Poitiers. On doit même être porté à croire avec M. eolntre^qu'ellefiit construite apr^ Tincendiede Notre-Dame-boradee-mors (depuis Ste-Radegonde i099)i afin que la Ste-Vierge ne cessât pas d*étre la patronne d'nne de» principales églises de Poitiers.

L'aspect du monument , les co&tumes des personnages qui couyrent sa riche façade , la forjiie et les plis des vêtements, les souliers pointus , les cheveux en poulaines , les types de convention adoptés pour représenter la Vierge et \es Anges , enfin , Tornementation générale et diverses inductions historiques , ont porté des auteurs et des antiquaires à fixer l'époque de sa construction au xu* siècle. Malgré ce qu'on a pu dire des personnages qui y auraient été enterrés avant cette époque , et qui pourraient bien n*a?olr été réellement Inhumés que dans Féglise de Notre-Damehors-dos-muis , ccUc opinion est , à notre avis, quant u la façade au moins, la mieux et la seule établie.

Dédiée dès l'orieine à la mère de Dieu, dont l'histoire joue un grand rôle dans l'immense bas-relief qui constitue sa façade» régi ise Notre-Dame de Poitiers présente aux yeux de rantiquaire le type le plus remarquable de rarcbitecture romano-bysantlne , parvenue à son apogée* Aussi cette page d'architecture (et l'on semble autorisé à appliquer ce mot à ces monuments « véritables livres populaires du moyen âge) , a-i-elle été reproduite dans tous les ouvrages spéciaux et même dans les innombrables pittores^ ques qui ont envalii depuis quelques années la place des publications sérieuses. Ce concours unanime prouve du reste le mente réel de TcBuvre sur laquelle nous avons été heureux d'appeler la haute faveur du ministre de riotérieur et les secours Importants qui ont empêché sa destruction.

Cette destruction était inmilnente; un mouvement de Test à Touests'était opéré dans la charpente et avait poussé en avant le sommet du pignon triangulaire qui surmonte la façade , lequel n'a

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que 60 centimètres d'épaissenr dans la partie qnt devait réaftter à

cet effort ; et comme cette épaisseur n'est pas réelle, parce qu'il faut en déduire les creux et les entailles profondes qui forment le médaillon du milieu du pignon , comme aussi les reliefs de cette façade ne soat, à vrai dire, qu'un simple placage fort peu adhérent maintena par des T en métal , le pignon présentait sur une hanteur de 17 m. 66 e. un aarplomb de 18 e. «pii menaçait d'aug* menter tons les Joars. Les chapiteaux qni soutenaient les archivoltes et les cintres des portes étaient loin d'être dans un état de conservation propre à rassurerj les claveaux étaient disjoints , les pierres roneéos par le temps semlilaicut aui;irit d'éponge» solidifiées, que le poids supérieur devait bieutùt léduire en priussi^^re. Un autre motif devait engager aussi l'admiDistralioa des moni;^ ments historiques à se montrer empressée dans sa générosité.

Au XV* siècle» nos pères » ne pouvant se défendre de Tenthousiasme que leur avait causé la protection de la mère de Dieu et dea saints patrons auxquels ils devaient 1o salut de la cité , et peutêtre aussi résister au désir de faire quelque chose de neuf, avaient soudé à la façade de l'église Noire-Dame, de chaque côté de la fenêtre du milieu, deux niches surmonlies de dais aux pinacles flamboyants se terminant pardesculs-de-lampe ornés de la pomme de pin classique et des feuilles d'acanthe en volutes. Ces nichei renfermaient les statues de S. Hilaire et de Ste Radegonde, et au milieu f un dais plus riche encore abritait la statue delà Vierge. Depuis longtemps les statues avaient disparu, mais les nidies étaient demeurées vides et eiles altéraient d'une façon fort triste le caractère si complet-sans elles du monument. La commission des monuments Instoriques, en décidant la suppression et la restauration de la fenêtre, a restitué à celte façade son aspect harmonieux et fait disparaître fort sagement les éléments disparates qui pouvaient induire en erreur les visiteurs peu habitués à lire couram* ment dans ces livres des architectes du moyen âge*

Cette restauration Justiflée par un examen approfendt des resteft que le xv« siècle semblait avoir laissés pour nous servir de guides sûrs , dans notre œuvre délicate, a justifié à son tour Topinion que nous aviens soutenue au congrès de 1843 et dans une discussion archéologique avec Thonorable et savant M. Didron » secrétaire du

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