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CHAPITRE XXXIV

Accidents, Indispositions et Affections Variées.

Panaris.

Inflammation de l'extrémité du doigt provenant de germes introduits par une blessure, une coupure, une écorchure, une envie. Au bout de quelques jours, il y a formation de pus. Si le panaris est superficiel, il est de courte durée ; s'il est profond, il attaque bientôt l'extrémité de l'os, et est accompagné de douleurs lancinantes intenses et même de fièvre. L'extrémité de l'os est détruite.

Traitement. — Aussitôt que vous remarquerez de l'inflammation, trempez votre doigt dans de l'eau glacée pendant une demi-heure à la fois ; répétez fréquemment. On assure qu'on peut faire avorter un panaris en introduisant le doigt malade dans un œuf que l'on attache à la main au moyen d'un bandage. Coupez l'extrémité d'un citron ; introduisez votre doigt profondément dans la pulpe, et attachez le citron à la main par un bandage humide. Cela donnera des résultats excellents. Si l'inflammation continue après le troisième jour, en dépit de ce traitement, appliquez de l'eau chaude ou des fomentations, et faites-vous lancer le doigt profondément. Après le lancement, quand l'écoulement du pus commencera, nettoyez chaque jour le doigt malade avec du péroxide d'hydrogène (une partie sur quatre parties d'eau) ou avec une solution d'acide borique. Faites un bandage de chirurgie ou de charpie de coton très souple et très propre.

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Une inflammation aux orteils provenant d'ongles incarnés ou d'envies doit être immédiatement traitée à l'eau froide. Trempez votre pied pendant une heure dans l'eau froide, puis enveloppez-le dans un linge trempé dans l'eau glacée et bien essoré, et entourez-le d'une flanelle, rechangeant les linges mouillés aussi vite qu'ils prennent la chaleur du corps. Cela arrêtera l'inflammation.

Entorses.

Extension violente des ligaments d'une articulation. C'est à la cheville et au poignet que cet accident arrive le plus ordinairement. La douleur est très vive; l'enflure se manifeste immédiatement ; et s'il y a hémorragie, le membre est décoloré pendant quelques jours.

Traitement. — Repos immédiat. Placez le membre foulé dans de l'eau très chaude durant quinze minutes ; puis entourez-le de compresses glacées, que vous renouvellerez à de courts intervalles durant une ou deux heures. Répétez l'opération trois ou quatre fois par jour pendant deux jours. Durant les intervalles, couvrez le membre d'une compresse froide et d'une flanelle. S'il s'agit du pied, élevez-le sur un oreiller. Il sera peut-être nécessaire de le tenir en position au moyen de poches de sable. Si l'entorse est très grave, il faudra placer la cheville ou le poignet malade dans le plâtre. Mais le massage, combiné avec les compresses chaudes et froides, est tout aussi efficace, et facilite une guérison plus rapide. Le massage consistera à pétrir et à frictionner la jambe ou le bras au-dessus de la foulure dans la direction du corps, mais en se rapprochant peu à peu de l'endroit malade, que l'on manipulera très doucement. Un massage intelligent appliqué à une entorse peut faire disparaître la douleur complètement après une heure de traitement. Ce traitement doit être répété chaque jour pendant trois ou quatre semaines.

Fractures.

Traitement. — On appellera un médecin. En attendant ou en son absence, vous pouvez soulager les douleurs en ap-

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pliquant à l'endroit fracturé de larges fomentations pendant quinze à trente minutes. La vessie à glace ou les compresses froides arrêteront l'enflure. Placez le patient dans la position qui le fera le moins souffrir. Tirez les deux moitiés du membre fracturé en sens inverse en pressant avec les pouces sur la fracture, de façon à ramener ensemble les extrémités de l'os. Improvisez des éclisses ou attelles au moyen de minces planchettes ou de morceaux de carton dur que vous placerez de chaque côté de la fracture et que vous attacherez sans trop serrer. Pour ne pas lacérer les tissus, entourez l'éclisse de ouate ou de linges.

En cas de fracture de l'os de la cuisse (fémur) chez une personne d'âge avancé, mettez-la au lit, placez ses jambes l'une près de l'autre, tenez-les en place au moyen de poches de sable ou de son, et élevez le pied du lit de six pouces environ. La traction peut être faite en attachant au pied un poids de dix livres que l'on suspendra par-dessus le pied du lit. On peut utiliser des briques, des fers à repasser, des pierres, en augmentant le poids d'un jour à l'autre. Un os mal replacé raccourcira la jambe. C'est ce qui arrivera dans tous les cas lorsqu'il s'agit de l'articulation de la hanche, quel que soit le soin qu'on ait mis à replacer l'os en position. Les fractures du coude peuvent donner lieu à une difformité. Il faut de trois à six semaines pour permettre à un os fracturé de se resouder.

Luxations ou Dislocations.

Traitement. — On replace le membre en pratiquant la traction et la rotation, puis en lui appliquant des bandages convenables. Dans la luxation comme dans la fracture, on facilite le replacement par des fomentations, vu que la chaleur relâche les muscles. Le massage pratiqué directement sur la jointure aidera beaucoup à atteindre ce but. Frictionnez et pétrissez la partie malade pendant les dix premiers jours. Stimulez la circulation dans la jointure en faisant des applications chaudes et froides pendant quinze minutes une fois ou deux par jour, et une friction froide sur le membre entier. Faites faire à la jointure des mouvements rotatifs gradués.

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Contusions.

Traitement. — Si la contusion est considérable, la condition principale est le repos. La vitalité et la sensibilité des tissus endoloris étant réduite, il faudra par conséquent veiller à ne pas faire les applications trop chaudes ou trop froides.

Pour soulager la douleur et réduire l'enflure d'une contusion, appliquez plusieurs fois par jour, pendant quinze à vingt minutes, des fomentations suivies de compresses froides à 60° ; changez fréquemment, puis allongez les intervalles et protégez bien avec deux ou trois doubles de flanelle. Voyez les numéros 110, 126.) Le massage, la friction ou le pétrissage feront un grand bien dans la contusion. La valeur des spécifiques tels que la teinture d'arnica, le hamamélis et l'alcool camphré dépend davantage de la friction qui les accompagne et de l'effet rafraîchissant de l'alcool qu'ils renferment que des qualités propres de ces médecines elles-mêmes.

Brûlures.

Une brûlure varie entre la simple irritation de la peau sous l'action du soleil et la destruction des tissus par le feu. Une brûlure qui couvrirait le tiers de la surface du corps, serait un accident très grave. Plusieurs brûlures moins étendues peuvent causer un profond ébranlement soit directement soit par congestion interne. Une brûlure grave sur l'abdomen peut causer des ulcères gastriques ou intestinaux en raison de l'irritation réflexe. Les brûlures à l'eau bouillante sont généralement les plus larges. Des brûlures profondes laissent derrière elles des difformités en raison de la contraction des tissus dans la formation de la cicatrice.

Traitement. — De l'eau glacée est ce qu'il y a de mieux comme traitement dans une brûlure petite ou grande. Si la peau est endommagée, appliquez une compresse antiseptique d'acide borique saturé; mettez des compresses glacées pardessus la compresse antiseptique.

Si la brûlure est considérable, la meilleure préparation est la suivante:

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Acide picrique 2 drachmes.

Alcool Wi once.

Eau, de quoi faire une chopine en tout. Mode d'emploi : appliquez sur du linge ou de la ouate.

Couvrez la blessure de compresses saturées de cette solution ; tenez la compresse humide. Cette préparation est extrêmement amère et fera des taches jaunes sur les vêtements. Elle est antiseptique et soulage la douleur. La solution d'acide picrique pourra être couverte de ouate ou de compresses froides pendant le premier jour.

Un ancien remède pour les brûlures, c'est un Uniment composé de parties égales d'eau de chaux et d'huile de lin qu'on verse sur la plaie, et qu'on recouvre de ouate ou de mousseline épaisse.

Quand la peau n'est pas entamée, le bicarbonate de soude peut empêcher les ampoules de se former si on l'applique immédiatement Employez-le sec ou en pâte. Liquide, il ne fera aucun bien. Couvrez d'un linge.

Les vessies doivent être percées avec une aiguille pour laisser échapper le sérum. N'arrachez pas la peau d'une brûlure ou d'une ampoule. Pour l'éviter, il vaut mieux couper le vêtement.

Après une grave brûlure, tenez les pieds au chaud ; des fomentations à l'épine dorsale pourront être indiquées. Combattez la faiblesse au moyien de potions chaudes ou d'une tasse de café chaud. Couvrez bien le patient et ne permettez pas les courants d'air. Il ne faut renouveler le bandage de la brûlure que lorsque cela est absolument nécessaire, c'est-à-dire quand les bandages sont saturés de sérum.

Quand une brûlure couvre une large surface, telle que le tronc, la jambe ou le bras, un bain neutre continu à 98° donne d'excellents résultats. Certains sinistrés se sont guéris en passant des mois dans un bain neutre. C'est un sûr moyen d'éviter toute irritation de la peau. Dans les cas extrêmes, on pratique la greffe de la peau.

Sur des brûlures peu étendues mais profondes, on pourra appliquer le liniment suivant :

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Extrait de belladone 10 grains.

Ichthyol 1 drachme.

Vaseline, de quoi faire 1 once.

Mode d'emploi : Appliquer sur un bandage de mousseline.

Si la blessure est profonde et guérit lentement, appliquez-y pendant quelque temps du baume de Pérou. Cela stimulera la granulation de la chair. Mettez-en une couche épaisse.

Syncope. (Evanouissement.)

Placez immédiatement le patient sur son dos. Ne lui soulevez pas la tête, et n'essayez pas d'asseoir ou de faire tenir debout une personne qui s'évanouit.

Dégagez-lui les vêtements autour du cou et de la poitrine. Jetez-lui un peu d'eau froide sur le visage ou fouettez-lui le visage avec un linge mouillé. Ouvrez les fenêtres. Faiteslui aspirer de l'ammoniaque. Aussitôt qu'il reprendra connaissance, donnez-lui une cuillerée à thé d'esprit d'ammoniaque ou une boisson chaude, et laissez-le reposer quelques minutes ou même quelques heures.

Si la personne évanouie ne reprend pas connaissance au bout quelques secondes, faites des applications chaudes et froides sur le cœur, et frictionnez-lui les bras ou les jambes.

Quand on sent venir un évanouissement (une syncope), il faut immédiatement prendre la position horizontale ou appuyer sa tête sur un oreiller, et boire quelques gouttes d'eau froide.

Asphyxie ou Suffocation par le Gaz.

Traitement. — Ouvrez les fenêtres, déshabillez le patient, et stimulez la respiration en lui frappant la poitrine rapidement avec un linge mouillé d'eau froide, ou en lui percutant la poitrine, les mains trempées dans de l'eau glacée ou très fraîche. Employez la respiration artificielle ou la friction froide une ou deux fois par heure, avec de la chaleur à l'épine dorsale. (Voyez le numéro 124.) L'inhalation d'oxigène est excellente. Ce que l'on cherche dans ce traitement est de stimuler la respiration et d'augmenter l'afflux du sang dans les poumons. C'est ce que la friction froide obtient avec le plus de succès.

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Soins aux Noyés.

1. Aussitôt que le noyé est sorti de l'eau, placez un vêtement sous lui soit au fond du bateau soit sur le rivage; tournez-le sur son visage; à cheval au-dessus de lui, prenez-le à la ceinture et de vos deux mains soulevez-lui les hanches d'un pied au-dessus du sol, puis laissez-le redescendre par secousses répétées. Par ce moyen, vous le débarassez de l'eau qui lui encombre les poumons. Il est bon de savoir que le noyé absorbe une grande quantité d'eau, mais que l'eau ne pénètre dans les poumons que lorsqu'il a perdu connaissance.

2. Rétablissez maintenant la respiration du noyé. Dans ce but, retournez-le rapidement sur le dos. Elevez-lui les bras au-dessus de la tête dans la ligne du corps; tenez-les dans cette position quelques secondes, pendant qu'une autre personne, le prenant par la taille, lui soulèvera le corps de quelques pouces et le laisera retomber en lui comprimant l'abdomen sous les côtes, tandis que vous lui ramenez les coudes sur la poitrine. Répétez ce mouvement dix-huit fois par minute. Veillez à ce que la langue ne s'enfonce pas dans la gorge. Au besoin, une troisième personne la lui tirera dehors avec un linge. Replacez de temps en temps le patient sur le côté pour permettre à l'eau de s'échapper par la bouche. D'autres personnes frictionneront les bras et les jambes, et appliqueront des couvertures chaudes aux extrémités.

Si des signes de vie n'apparaissent pas au bout de quelques minutes, ne vous découragez pas. On a vu des personnes qui avaient passé plus d'une demi-heure dans l'eau, ressusciter après une heure et même deux heures d'efforts persévérants.

Morsures Venimeuses.

Les morsures venimeuses proviennent de serpents, d'insectes, de chiens ou d'autres animaux. Dans nos pays, les morsures de serpents sont plus rarement fatales qu'on ne le suppose. Dans certains cas, la mort a été tout autant la conséquence des traitements donnés que de la morsure elle-même.

Traitement. — Morsure de serpent. — Si la morsure est au pied ou à la main, attachez le membre au-dessus de la blés-

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sure avec une corde, un linge, un mouchoir de poche ou une bretelle ; si c'est nécessaire, serrez le bandage en y passant une baguette courte que vous tordez en tourniquet. Sortez le poison en suçant la plaie ou en la faisant sucer par une personne qui n'aura pas de blessure dans la bouche. Le meilleur antidote pour une morsure, c'est le permanganate de potasse. Introduisez-en immédiatement un cristal dans la blessure, et faites autour de celle-ci des injections hypodermiques de un grain. Cela détruit le poison par voie de rapide oxidation. Ce traitement est douloureux mais efficace. De temps en temps, relâchez le bandage pour permettre au poison d'entrer peu à peu dans la circulation. C'est de cette manière que le corps le tolérera le mieux.

Si vous lancez une morsure de serpent de façon à la faire saigner librement, vous pourrez en sucer le poison plus facilement. On obtient de bons résultats avec de l'eau d'ammoniaque ou avec un cataplasme de boue. N'appliquez jamais d'acides à des piqûres d'insectes ou à des morsures de serpents ; le poison de ces morsures ou de ces piqûres est acide lui-même, de sorte qu'il faut des remèdes alcalins.

Plus tard, mettez du froid sur la blessure, et faites des compresses chaudes et froides à l'épine dorsale et sur le cœur; puis, si le patient perd connaissance ou si la respiration s'arrête, pratiquez la respiration artificielle. Il est impossible de prouver que l'alcool ou l'eau de vie ait jamais sauvé une personne mordue par un serpent venimeux.

Piqûres d'insectes venimeux. — Ces piqûres sont rarement fatales, mais elles sont très douloureuse, et peuvent rendre la victime très malade. Le traitement diffère peu de celui indiqué pour les morsures de serpent. En cas de piqûres d'abeilles, de guêpes, de frelons, aussi bien que d'araignées, de tarentules et de scorpions, c'est l'application de la glace, de la vessie à glace ou de compresses froides qui soulagera le mieux la douleur et réduira le plus vite l'inflammation. On pourra aussi placer la partie du corps affectée sous le goulot d'une fontaine ou sous un robinet de cuisine. Des compresses chaudes ou

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un bain dans une solution d'eau chaude ou de soude (deux cuillerées à thé par chopine d'eau) donneront du soulagement. De fortes rasades d'eau chaude et froide dilueront les poisons et accéléreront leur élimination.

Empoisonnement du Sang.

L'empoisonnement du sang dû à la pénétration des germes et de leurs poisons dans le sang et dans les lymphatiques, a le plus de chance de se produire chez les personnes surmenées, épuisées, affaiblies, souffrant des nerfs, d'alcoolisme ou de manque de vitalité. Dans la majorité des cas, l'infection se produit par les mains ou par des pieds.

Traitement. — Pendant les premières heures de l'infection, appliquez du froid sur la partie enflammée. Immergez dans l'eau froide; employez les compresses froides ou la vessie à glace. Ensuite, si l'infection affecte la main, attachez une vessie à glace contre le bras sous l'aisselle ; et si c'est le pied, attachez-la à l'aine. Des compresses très froides, souvent renouvelées, peuvent être employées au lieu de glace. (Voyez les numéros 126 et 139.) Cela a pour effet de contracter toutes les artères se dirigeant vers la partie enflammée. Mettez la jambe ou l'avant-bras dans de l'eau à 110° jusqu'à 115° pendant vingt minutes, trois ou quatre fois par jour; et pendant les intervalles, immergez le membre malade dans de l'eau bouillie à 98°, saturée d'acide borique. Si une incision a été pratiquée, au lieu d'eau employez une solution d'acide borique ou une solution d'acide carbolique ou de lysol au deux pour cent.

Quand l'infection est grave, le patient devrait en outre recevoir des compresses chaudes à l'épine dorsale durant dix minutes, et une friction froide à 60° trois fois par jour. Il évitera toute nourriture indigeste et boira beaucoup d'eau. Dans tous les cas d'empoisonnement du sang, il va sans dire qu'il faut sans retard appeler un bon chirurgien.

Hémorragie.

Une hémorragie provenant d'une artère coupée se reconnaît au fait que le sang s'échappe par saccades du côté le

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plus rapproché du cœur, et qu'il est d'un rouge vif. L'hémorragie provenant d'une veine se reconnaît par contre au fait que le sang sort de l'extrémité opposé au cœur, qu'il coule régulièrement, et qu'il est d'un rouge foncé et même violet.

Traitement. — Dans l'hémorragie artérielle, faites pression sur l'artère! au-dessus de la blessure. Pressez de préférence avec les pouces et sur une surface osseuse. La pression peut se faire au moyen du nœud d'un mouchoir de poche attaché autour du membre ou avec un tampon de linge placé dessous, ou encore en faisant vis avec un crayon ou tout objet semblable. Ne pressez pas directement sur la blessure.

Si l'hémorragie est au doigt, pressez les deux côtés du doigt. Si elle est à la main, pressez avec les pouces contre l'intérieur du poignet, de chaque côté des deux tendons. Si elle est à l'avant-bras, pressez immédiatement au-dessus du coude à l'intérieur du bras. Si l'hémorragie est au pied ou à la jambe, faites une pression énergique des pouces contre le milieu de la cuisse, immédiatement sous l'aine. Quand une grosse veine est coupée au bras, à la jambe, ou au cou, faites pression aux deux extrémités.

Dans une forte hémorragie, ayez toujours soin d'étendre le patient sur son dos. L'effet est de ralentir le cœur et de diminuer la pression du sang. L'hémorragie d'une petite artère s'arrêtera aussitôt qu'il se formera un bon caillot. Un morceau de glace ou de l'eau très chaude arrêtera une hémorragie par suintement, ainsi que là où il n'y a que de petites artères de coupées.

Blessures.

Traitement. — Aussitôt que l'hémorragie est arrêtée, lavez la plaie avec du savon et de l'eau bouillie, après avoir eu soin de vous laver soigneusement les mains. Placez plusieurs couches de coton absorbant, de gaze ou de mousseline, et couvrez le tout d'un bandage, ou, ce qui vaut encore mieux, de bandes de collodion. Tous les bandages employés pour une blessure doivent être stérilisés. Cela se fait soit en les passant au four jusqu'à ce qu'ils commencent à brunir légèrement,

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soit en les faisant bouillir dans l'eau. Toute famille vivant dans une localité éloignée du médecin devrait avoir quelques bandages sous la main en cas d'accident. Pour vingt-cinq sous, on obtient un rouleau de collodion d'un pouce de large. Procurezvous un paquet de ouate stérilisée et antiseptique et quelques verges de gaze à bandages à l'acide borique ou à l'acide carbolique, que vous conservez dans un bocal en verre bien fermé.

Pour laver une blessure, les meilleures solutions sont celle d'acide borique et celle d'acide carbolique au deux pour cent. Vous obtiendrez cette dernière en mélangeant une cuillerée à thé d'acide carbolique à un quart de pinte d'eau bouillante. Pour laver les blessures et les ulcères, une petite ceringue Davidson est très commode.

Une des parties du corps les plus exposées aux blessures, c'est la tête ; et une des causes des plus communes de blessures à la tête, c'est un coup de pied de cheval. Ces blessures sont d'ordinaire larges et profondes, et atteignent souvent l'os du crâne. Dans ces blessures, l'hémorragie est souvent considérable, mais elle n'est pas grave ; en général, elle s'arrêtera d'ellemême. On peut l'arrêter presque instantanément en pressant dessus avec un linge propre ou avec de la gaze stérilisée. Aussitôt que la blessure a cessé de saigner, examinez l'étendue de la plaie. Si elle est longue et exige une suture, appelez un médecin. S'il est impossible d'en trouver un tout de suite, faites bouillir dans l'eau une paire de ciseaux, une ou deux aiguilles solides, et un peu de bon fil de chanvre. Coupez avec les ciseaux le poil à un pouce de distance tout autour de la blessure, et lavez celle-ci avec de l'eau bouillie ou dans une solution d'acide borique. Ramenez les deux bords de la blessure en pressant avec les doigts sur le cuir chevelu, et, armé de votre aiguille et de votre fil, faites des points que vous attachez séparément sans trop serrer, à la distance d'un pouce l'un de l'autre. Veillez à ce qu'il ne reste pas de cheveux dans la blessure. Couvrez avec de la gaze stérilisée ou avec un linge mou et propre, préalablement bouilli dans l'eau ou passé au four, et mettez le bandage. Vouz enlèverez vos points au bout de cinq ou six jours.

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Les mêmes directions s'appliquent au soin d'une coupure ou d'une balafre sur n'importe quelle partie du corps. En recousant une blessure, passez rapidement votre aiguille à travers la peau, assez profondément pour ramasser un peu du tissu flottant qui est en dessous, puis repassez votre aiguille par-dessous l'autre bord de la blessure. Cela n'est pas aussi douloureux qu'il semblerait tout d'abord.

Quand il s'agit de l'amputation de l'extrémité du doigt, du pouce ou de l'orteil avec un instrument tranchant, ne perdez pas de temps : lavez la blessure et le morceau coupé dans de l'eau courante, puis replacez le morceau détaché à sa place; couvrez de vaseline stérilisée, appliquez un bandage humide très juste, dont vous maintenez l'humidité au moyen d'une solution renfermant une forte cuillerée de sel par demi-pinte d'eau bouillie. Maintenez le membre blessé en position pendant plusieurs jours. On obtient d'excellents résultats dans ce genre de blessures là où les instructions ci-dessus sont immédiatement et scrupuleusement mises en pratique.

Ulcères.

Traitement. — La meilleure manière de stimuler la réparation des tissus dans un cas d'ulcère, c'est l'application alternée d'eau chaude et froide. La douche en pluie est le meilleur moyen, mais on arrive à peu près au même résultat en appliquant l'eau avec une tasse ou un ustensile quelconque. Tenez le bras ou la jambe malade au-dessus d'un seau ou d'une cuvette. Continuez ce traitement chaque jour durant quinze minutes. Un ulcère qui a peu de suppuration pourra être soigné au moyen d'une poudre composée comme il suit : trois drachmes de subnitrate de bismuth ; cinq drachmes de soufre ; six gouttes d'huile de canelle. Placez cette poudre dans une petite boite de fer-blanc très propre, et saupoudrez fréquemment l'ulcère.

Dans bien des cas, c'est au contraire un bandage humide qui donne le meilleur résultat. Saturez plusieurs doubles de mousseline d'une solution d'acide carbolique à deux pour cent,

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couvrez avec de la ouate et bandez. Maintenez le bandage humide.

On peut stimuler un ulcère très lent à se fermer en y frottant légèrement de l'acide carbolique pur ou du nitrate d'argent, ou en le grattant avec un couteau bien tranchant dont on aura préalablement bouilli la lame.

Membres Gelés.

Toute partie du corps qui commence à geler — qu'il s'agisse du nez, des oreilles, du doigt ou du pied — devient blanche.

Traitement. — Frictionnez avec de la neige jusqu'à ce que vous obteniez une bonne réaction ; si vous n'avez pas de neige à votre risposition, frictionnez avec de l'eau glacée ou de la glace. Une personne en voie de se geler est portée à dormir, ce qui est fatal. Réveillez-la en la secouant vigoureusement; et si cela est nécessaire, princez-la et même fouettez-la.

N'approchez pas du feu unei personne qui s'est gelé une partie quelconque du corps. Restez dans un lieu frais. Frottez, mais pas trop rudement, la partie affectée avec de la neige ou de l'eau glacée. A mesure que la réaction s'opère, donnez des boisons chaudes et augmentez graduellement la température de la chambre jusqu'à 65° ; continuez les potions chaudes. Plus tard, pour fortifier le malade, donnez-lui des compresses à l'épine dorsale pendant dix minutes. (Voyez les numéros 110 et 124.) Enveloppez le membre gelé dans une compresse froide, et couvrez d'une flanelle, en rechangeant la compresse de temps en temps. Si la chair a été détruite par le gel, la gangrène se déclarera sans retard, et la malade mourra probablement.

Mal de Dents.

Le mal de dents, quand il n'est pas dû à la névralgie, indique simplement qu'il y a de la carie dans une dent. Il faut donc sans tarder consulter un dentiste.

Traitement. — Appliquez une vessie à glace ou une compresse froide, fréquemment renouvelée, contre le cou audessous de la mâchoire affectée, et appliquez en même temps

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du chaud sur la dent malade. La chaleur seule ne donne pas beaucoup de soulagement. (Voyez les numéros 126 et 110.) S'il y a une cavité, on y placera une boulette de ouate imbibée d'huile de clou de girofle, de chloroforme ou d'aconit. Un remède plus simple et plus facile encore, c'est l'introduction dans la cavité d'un peu de bi-carbonate de soude. Cela neutralise les acides et fait immédiatement cesser la douleur.

Incontinence d'Urine.

Cette infirmité, commune chez les enfants, garçons et filles, avant la puberté, disparaît d'habitude avant la quinzième année. Les enfants qui en sont affectés, sont d'ordinaire pâles et nerveux.

Causes. — L'habitude de mouiller le lit vient de la première enfance; quand elle se rencontre chez l'adulte, elle indique un état nerveux très grave. Les parents sont souvent responsables de cet état de choses par leur négligence quand les enfants sont en bas âge. D'autres causes sont les repas tardifs, la constipation, les vers, des gaz dans les intestins, l'irritation de la vessie et de l'urètre, une nervosité générale et une faiblesse des centres nerveux de l'épine dorsale. D'habitude un jeune garçon qui mouille son lit après la puberté sera aussi atteint de pertes séminales. Cette maladie est curable. Il faut en effet se rappeler que l'incontinence d'urine n'est pas une maladie des rognons.

Traitement. — Exercices en plein air, nourriture saine et peu épicée, privation de la viande, des œufs, du fromage et des fritures. Veillez à la régularité des selles. S'il y a constipation, donnez un lavement à 90°. Les enfants qui mouillent régulièrement leur lit ne devraient pas souper tard ni copieusement; ils éviteront de boire du lait ou de prendre aucune nourriture liquide au dernier repas. Les fruits juteux, ainsi que le lait sont très diurétiques. On leur donnera des fruits et du lait à une autre heure de la journée, mais il faudra leur lésiner toute boisson après quatre heures de l'après~d,inée.

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Aussitôt que l'enfant est en âge de comprendre, il faut lui inculquer l'habitude de se lever la nuit. Le besoin d'uriner se fait d'ordinaire sentir deux ou trois heures après le moment du coucher. On devrait donc le réveiller régulièrement à onze heures ou minuit, puis vers trois heures du matin, jusqu'à ce qu'il ait formé l'habitude de se lever de lui-même. Couchez-le sur un matelas dur, sur le côté ou sur le visage et non sur le dos ; soulevez le pied du lit de quelques pouces. Pour beaucoup d'enfants, la guérison de cette infirmité est en grande partie une affaire d'éducation. Les parents doivent montrer de la persévérance, et ne pas se relâcher au bout de deux ou trois semaines. Quand l'enfant est en âge de raisonner, engagez-le à s'efforcer de passer un certain nombre d'heures sans uriner; cela augmentera la capacité de la vessie.

Les enfants qui souffrent d'incontinence d'urine étant nerveux et anémiques, ils devraient avoir chaque jour des frictions froides et des massages.

On a obtenu dans quelques cas de bons résultats de la prescription suivante :

Extrait aromatique de Rhus 10 drachmes.

Eau de canelle de quoi faire 4 onces.

Emploi: une cuillerée à thé trois fois par jour, la dernière fois immédiatement avant de se coucher.

C'est une cruauté de fouetter de jeunes enfants qui mouillent leur lit la nuit, si Ton songe que ce ne sont pas eux, mais le plus souvent leurs parents qui sont responsables de leur état.

Corps étrangers dans le nez.

Bien souvent les enfants mettent des pois, des haricots, des pistaches, du maïs, du papier, du coton ou d'autres matières dans l'une ou les deux narines. Il est parfois assez difficile d'enlever ces matières, et dans ces tentatives l'objet est sujet à être poussé plus loin dans le nez.

Traitement. — La meilleure manière d'enlever ces matières du nez est d'employer une petite paire de pinces, ou des forceps pointus pour les accrocher. Si vous ne réussissez pas en peu de temps appelez un médecin.

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Corps étrangers avalés.

Souvent les enfants avalent des boutons, des pièces de monnaie, des épingles, des clous et des aiguilles. Il ne faut rien craindre s'il s'agit d'une pièce de monnaie ou d'un bouton ; car cela passera en quelques jours sans danger pour l'enfant. Si une épingle ou une aiguille a été avalée, elle doit passer la tête en avant, sinon elle s'arrêtera dans la gorge et ne pourra pas descendre dans l'œsophage. Si elle s'arrête dans la gorge, on peut la dégager en faisant vomir.

Traitement. — Si un enfant ou une personne plus âgée avale un objet tranchant ou une matière étrangère, nourrissez-le de purée de pommes de terre pendant plusieurs jours, et l'objet passera par les intestins du patient sans faire de dontmage. Même une longue épingle pointue passera sans faire de mal.

Vers.

Ce sujet — qu,i sera développé plus longuement au chapitre suivant — est d'une importance considérable, surtout à cause des idées erronées qu'un grand nombre de mères se font à cet égard.

Presque chaque jour le médecin est consulté par une mère anxieuse qui commence par lui dire : "Docteur, je crois que mon enfant a des vers". Quand il lui demande : "Qu'est-ce qui vous fait penser que l'enfant a des vers?" la réponse est presque invariablement : "Eh bien, elle devient blanche autour de la bouche, elle grince des dents en dormant, elle remue toujours, crie dans son sommeil, a la langue chargée et son haleine est mauvaise."

C'est maintenant un fait bien connu parmi les médecins que très peu d'enfant ont des vers. Pas un enfant sur cent n'en est atteint, même s'il a tous les symptômes énumérés ci-dessus. Quand une investigation est faite dans ces cas, en règle générale on trouve que l'enfant est nourri irrégulièrement, qu'il mange toutes sortes de choses n'importe où et quand cela lui plait.

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Il y a quelque temps, je fus appelé en hâte pour voir un enfant qui avait une convulsion grave. La mère effrayée me dit: "Docteur, je suis sûr que le petit garçon a des vers, et Mme Leblanc le pense aussi." Le petit Charles, au lieu d'avoir des vers, avait des crêpes ; il en avait mangé six à déjeûner ! Sa nourriture était de mauvaise qualité, il en prenait trop et trop souvent. Comme conséquence, il était empoisonné et la convulsion en avait été le résultat.

Les symptômes que Ton pense être dus aux vers sont souvent causés par des poisons absorbés par le système digestif. Les poisons se forment d'ordinaire quand les organes digestifs sont surchargés. Des milliers d'enfants, d'hommes et de femmes souffrent de cette forme d'empoisonnement, l'autointoxication. Une grande partie de l'irritabilité des enfants et des adultes est due aux poisons formés dans le corps.

Auto -intoxication.

On entend par là un empoisonnement qui se produit graduellement en conséquence d'erreurs de régime. Cet état se rencontre souvent chez les enfants, où on le confond volontiers avec la présence supposée de vers dans l'intestin. L'autointoxication est très générale aussi chez les adultes, car c'est d'elle qu'il s'agit lorsqu'on se plaint "d'attaques bilieuses".

L'auto-intoxication provient d'un grand nombre de causes dont voici les principales : repas trop abondants ou trop riches ; repas trop fréquents ; mauvaises combinaisons d'aliments ; permanence des aliments dans l'estomac et les intestins ; dilatation ou grossissement de l'estomac ; mauvaise digestion ; constipation ; inactivité des rognons et de la peau.

Toutes les cellules du corps dégagent des poisons sous forme de déchets, poisons qui deviennent dangereux s'ils restent dans l'organisme. Chaque fois que nous faisons un mouvement musculaire, à chaque respiration, à chaque pulsation du cœur, il se forme des déchets dans l'organisme. La quantité de ces déchets augmente beaucoup durant la maladie. Dans l'état normal, les diverses fonctions du corps se chargent d'éliminer ces poisons par le foie, les intestins, les rognons, les pou-

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mons et la peau, qui sont les divers organes éliminateurs. Mais aussitôt que l'équilibre entre la formation des déchets et leur élimination est troublé, il y a péril en la demeure. Chez l'enfant, les symptômes de dérangement apparaissent immédiatement, tandis que chez l'adulte, l'accumulation des poisons est plus lente. Beaucoup de personnes, qui souffrent d'autointoxication à l'état permanent ignorent la cause de leur malaise.

Quand l'estomac et les intestins sont surmenés, ou quand les fonctions digestives sont affaiblies, les aliments, au lieu d'y être digérés, y subissent la fermentation et la décomposition. Parfois, le travail de la digestion est complètement enrayé pendant quelques heures. Chacun se souvient d'avoir passé par là un jour ou l'autre. C'est tout simplement une attaque d'auto-intoxication. La fermentation stomacale est intense; la nausée, des vomissements, des douleurs, le mal de tête, la fièvre et souvent la diarrhée sont autant de symptômes de cet état.

Les poisons qui résultent de la décomposition de la viande, du lait et du fromage sont plus violents, et leurs effets sur le corps plus désastreux que ceux qui résultent de la décomposition de la nourriture végétale. L'analyse chimique a démontré que quelques-uns des poisons qui résultent de la décomposition de la viande produisent le même effet que les alcaloïdes. L'un a un effet narcotique; l'autre opère comme la morphine; un troisième comme l'atrophine, et un quatrième comme la strichnine.

Le professeur Bouchard a démontré que les rognons font l'élimination d'au moins sept poisons. Quand il y a autointoxication, tous ces poisons s'accumulent, au point que si les rognons ou le foie cessaient leurs fonctions durant quelques heures, la mort s'ensuivrait aussitôt.

Symptômes. Ils sont légion. Chez l'enfant, irritabilité extrême, agitation, langue chargée, mauvaise haleine et selles fétides, sont les symptômes ordinaires ; on constate aussi des convulsions, la langueur, des grincements de dents durant le sommeil; l'enfant est maussade et refuse de jouer. Chez Ta-

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dulte, on constate: mal de tête, mal de dos, névralgie, rhumatisme chronique, langue chargée, mauvaise haleine, peau bistrée, dépreîssion, irritabilité, insomnie, épuisement, manque d'énergie.

Si l'auto-intoxication se poursuit un certain nombre d'années, elle peut produire de profondes altérations organiques telles que le mal de Bright, le durcissement du foie et des vaisseaux sanguins, la folie, ainsi que des désordres organiques sérieux dans le cerveau et la moelle épinière.

Il y a quatre choses à faire pour prévenir l'auto-intoxieationtion : éviter les repas trop copieux et les mauvaises combinaisons ; bien mastiquer ses aliments, boire de l'eau en abondance, et prendre suffisamment d'exercice. L'homme qui se livre à des travaux manuels n'est pas si exposé à l'autointoxication que son voisin sédentaire, alors même qu'il mange trop et qu'il se permet de mauvaises combinaisons. La raison en est que son travail musculaire stimule le foie — destructeur des poisons — et que les rognons, eux aussi, travaillent mieux. L'urine est moins chargée de poisons durant une période de travaux musculaires que pendant le repos.

Traitement. — Une personne atteinte d'une attaque d'autointoxication doit se passer de manger durant deux ou trois jours, et se faire un régime de fruits ou de jus de fruits. Elle prendra une cuillerée de table d'huile de ricin trois matins en succession, et un fort lavement à haute pression chaque jour durant trois jours. Si votre occupation est sédentaire, faites du travail ou de l'exercice en plein air.

Empoisonnement à la Ptomaïne.

Ce qui a été dit de l'auto-intoxication peut se répéter de l'empoisonnement à la ptomaïne. Les ptomaïnes sont les déchets des germes. L'empoisonnement aigu à la ptomaïne n'est pas seulement commun, mais il est dangereux. Il est responsable de bien des morts.

Causes. — On le contracte en mangeant des viandes avariées, telles que la saucice, le poulet et toutes les viandes en conserve ; le homard, le fromage, la crème glacée, les pois et les haricots conservés dans des boites de fer-blanc.

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Symptômes. — Douleurs intenses dans l'estomac et l'intestin, mal de tête, mal de dos, douleurs lancinantes, vomissements violents, envies de vomir, diarrhée, sueur froide et gluante, pouls faible, affaissement. L'empoisonnement à la ptomaïne aigu est souvent accompagné d'inflammation de jointures, surtout du genou, avec forte enflure douloureuse. Cet empoisonnement amène fréquemment la mort.

Traitement. — Il le faut prompt et vigoureux. Videz l'estomac sans délai, soit au moyen d'un tube spécial, soit en buvant cinq ou six verres d'eau tiède salée ou encore un verre d'eau chaude dans lequel vous aurez délayé une bonne cuillerée de moutarde. Il faut remplir l'estomac d'eau jusqu'à ce qu'il soit complètement nettoyé. Donnez le lavement chaud.

Mettez le patient au lit et tenez-le au chaud. Appliquezlui des compresses sur l'estomac et l'intestin. Aussitôt que l'estomac pourra retenir du liquide, faites-lui prendre deux cuillerées de table d'huile de ricin. Ne permettez aucune nourriture pendant vingt-quatre heures, mais donnez autant d'eau à boire que l'estomac en peut tolérer.

Onyxis ou Tour d'Ongle.

C'est une infection qui se produit dans le tissu mou de la racine des ongles de la main. Il y a enflure, douleur, rougeur, fièvre locale, et finalement formation de pus autour de l'ongle. La perte de ce dernier arrive assez fréquemment.

Traitement. — Au début, lavez le doigt dans une solution antiseptique telle que l'acide borique, le bi-chloride de mercure à 1/1000 ou dans une solution au cinq pour cent d'acide carbolique. Tenez le doigt enveloppé dans des compresses glacées. S'il y a formation de pus, lavez-le avec du péroxide d'hydrogène, et frottez légèrement l'endroit avec de l'acide carbolique pur appliqué avec la pointe d'un curedent. Tenez le doigt soigneusement enveloppé et évitez le contact avec l'eau de vaiselle.

Synovite.

On appelle ainsi l'inflammation d'une membrane articulaire. C'est surtout le genou et les chevilles qui y sont ex-

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posés. La synovite du genou est appelée synovite séreuse, parce qu'il s'y forme un épanchement autour de la rotule en plus de l'inflammation. Toute inflammation du genou est grave ; il faut donc appeler un chirurgien sans retard.

Traitement. — Le patient doit se mettre au lit et ne pas essayer de mâcher jusqu'à ce que toute inflammation ait disparu et qu'il n'y ait plus de douleur en fléchissant le genou. Appliquez de larges compresses (voyez le numéro 110) autour du genou pendant vingt minutes toutes les deux ou toutes les quatre heures, et durant les intervalles, des compresses fraîches (voyez le numéro 126) bien recouvertes d'un épais bandage de flanelle, épingle fermement avec des épingles de sûreté. Pendant le premier et même le second jour, changez les compresses toutes les quinze ou vingt minutes durant le jour, et une fois durant la nuit. L'inflammation peut durer une ou deux semaines. Après qu'elle aura disparu, il faudra masser l'articulation et continuer le traitement ci-dessus durant une heure, trois fois par jour.

Empoisonnement dû aux Champignons.

Traitement. — Le même que pour l'empoisonnement par la ptomaïne.

Ongle incarné.

Causes. — Le port de chaussures étroites et l'habitude de tailler ses ongles trop court ou trop près des deux côtés de l'orteil, les fait pousser dans la chair. De longues marches et de hauts talons peuvent causer une inflammation. Les personnes obèses y sont plus sujettes que d'autres. L'ongle incarné affecte presque toujours le grand orteil.

Traitement. — Comme préventif, taillez vos ongles à angle droit, et portez des chaussures qui n'écrasent pas les orteils. S'il y a inflammation, tenez l'orteil très propre ; trempez votre pied dans de l'eau aussi chaude que vous pouvez la supporter, puis enveloppez-le dans une compresse froide. (Voyez le numéro 126.) Essayez de soulever le bord de l'ongle en pressant dessous une boulette de ouate, dont vous aug-

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mentez la grosseur de jour en jour. L'orteil sera très douloureux si l'abcès se forme et si la chair tend à le recouvrir. La mauvaise chair devra être couverte de poudre d'alun brûlé ou de nitrate de plomb en poudre.

Quand il y a ulcération permanente, il faut ou bien enlever la fausse chair avec un instrument, ou faire l'excision (l'enlèvement) de l'ongle et en détruire la matrice.

Verrues.

Ce sont de petites tumeurs qui se développent à la surface de la peau, avec durcissement du derme. Elles sont très fréquentes chez les enfants, et se montrent surtout sur les mains. Elles sont à la fois désagréables et douloureuses, parce qu'il est aisé de les irriter. Elles apparaissent sans cause apparente et disparaissent souvent sans traitement.

Traitement. — Un remède populaire consiste à les badigeonner avec le suc de certaines plantes laiteuses. D'autres disparaîtront sous l'action de la teinture d'iode. Un autre agent plus énergique mais plus sûr, c'est la cautérisation à l'acide nitrique pur. Protégez la peau qui entoure la verrue au moyen d'une couche épaisse de vaseline, puis laissez tomber sur la verrue, au moyen d'une pointe en verre, une goutte d'acide nitrique. L'opération pourra être répétée plusieurs fois si cela est nécessaire.

Si la verrue a de grandes dimensions et résiste à tous ces remèdes, il faudra en pratiquer l'amputation en y faisant une incision de chaque côté, et en recousant la peau au moyen d'une suture. Chez les personnes âgées, les verrues peuvent se développer en croissances cancéreuses.

Tumeurs.

Les tumeurs sont des excroissances de tissus dont la structure dépend du tissu normal sur lequel elles se forment. On distingue les tumeurs bégnignes et les tumeurs malignes.

Tumeurs Bénignes. — La plus grande partie des tumeurs sont simples ou bénignes, limitées à elle-mêmes, et n'offrant aucun danger de mort. Deux exceptions à cette règle sont

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peut-être les tumeurs fibroïdes de l'utérus et les kistes de l'ovaire. Ces deux genres de tumeurs doivent être enlevées aussitôt qu'elles sont assez développées pour créer du malaise et faire pression sur les organes. Il est bon de remarquer que les tumeurs bénignes deviennent rarement malignes.

Tumeurs malignes. — Les tumeurs malignes croissent indéfiniment, et se développent aux dépens de la vitalité et de la force du corps; elles sont soit cancéreuses soit sarcomateuses. Le cancer en est la forme la plus maligne et peut paraître sur n'importe quel organe du corps. Les endroits les plus fréquents sont l'estomac, la matrice, le sein, la lèvre et le visage.

Une fois qu'il a commencé à germer, l'e cancer peut se développer sur diverses parties du corps à la fois. Il se développe par l'intermédiaire de petits canaux appelés les lymphatiques. S'il y a cancer du sein, les glandes lymphatiques des aiselles grossissent invariablement. Si l'amputation du sein est pratiquée sans que ces glandes soient enlevées, le cancer reparaîtra. Une des raisons pour lesquelles les opérations du cancer donnent souvent des résultats négatifs, c'est que le patient attend si longtemps avant de consentir à une opération, et qu'il est alors impossible d'enlever tous les tissus atteints.

Le cancer au sein ou à n'importe quelle autre partie du corps n'est pas fréquent avant qu'on ait atteint la quarantaine. Si un patient est convaincu qu'il est atteint d'un cancer, le plus sage parti à prendre c'est de consulter un chirurgien consciencieux et de se faire opérer. Il n'y a rien à perdre et tout à gagner à une opération faite de bonne heure. Pardessus tout, ne perdez pas un temps précieux et n'empirez pas les choses en confiant le traitement d'une maladie aussi sérieuse à un "docteur de cancers" qui vous promet de vous guérir "sans recourir au couteau." La prétention de guérir le cancer au moyen d'onguents est une fourberie et un leurre. De nombreux fakirs, trop paresseux pour travailler et trop ignorants pour postuler une place quelconque, se donnent comme guérisseurs du cancer. La plupart des tumeurs gué-

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ries par des onguents ne sont pas des cancers, et auraient pu rester telles sans aucun danger.

Pieds froids.

Les pieds froids n'accusent pas nécessairement une mauvaise circulation du sang. Bon nombre de personnes qui souffrent de pieds froids possèdent un cœur bien constitué et des vaisseaux sanguins en bon état.

Causes. — Ceux qui souffrent du froid de pieds sont généralement des personnes d'un tempérament nerveux ou qui passent leur vie sous une tension nerveuse. Une cause très commune de pieds froids, c'est l'irritation des centres nerveux sympathiques due à l'indigestion stomacale et intestinale. Les nerfs qui régissent les vaisseaux sanguins des extrémités étant dans un état de constante irritation, ces vaisseaux sanguins se contractent, et la circulation du sang dans les pieds se trouve entravée. On aura chaud aux mains et aux pieds à un moment donné, mais une demi-minute après, ensuite d'une émotion ou d'une excitation nerveuse soudaine, les extrémités du corps seront transies. La faute, dans ce cas, n'est pas due à une mauvaise circulation du sang, mais à une irritation nerveuse.

On rencontre fréquemment des pieds froids chez les personnes âgées ou) qui viennent de passer par une maladie aiguë et épuisante. Dans ces cas, la cause est simplement la faiblesse du cœur ou de l'action cardiaque et le relâchement des vaisseaux sanguins.

Le froid de pieds a un effet déprimant sur toutes les fonctions vitales. Une personne qui souffre habituellement du froid de pieds, est très susceptible aux "rhumes," à la pneumonie iet à d'autres maladies aiguës. Les femmes et les jeunes filles qui portent des souliers bas et des bas minces en hiver ont forcément froid aux pieds, et sont sujettes à maints désordres du pelvis et des membranes muqueuses.

Traitement. — Le meilleur moyen de se réchauffer les pieds est de les placer dans de l'eau chaude. Cela dilate les vaisseaux sanguins et chasse le sang artériel dans les extrémités.

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Les bains de pied alternativement chaud et froid sont un des moyens les plus efficaces pour se guérir du froid de pieds. Trempez fréquemment vos pieds dans un baquet d'eau chaude, puis dans un baquet d'eau froide. Cela provoquera une circulation plus active. Une course à pieds nus dans l'herbe humide le matin aura le même effet bienfaisant.

Eruptions aux Lèvres.

Causes. — Irritation des extrémités nerveuses. Les éruptions aux lèvres se remarquent dans la pneumonie, la grippe, la malaria et dans les rhumes aigus. Elles apparaissent quelques fois d'une façon insolite. Si on y porte remède dès le début, on peut en arrêter le développement.

Traitement. — Frictionnez avec du camphre, ou pressez contre les lèvres un morceau de glace enveloppé d'un linge. L'enflure disparaîtra bientôt. On arrête quelques fois ces éruptions avec succès en y appliquant alternativement des compresse très chaudes et très froides.

Aphthes.

Petites ulcérations très douloureuses qui affectent les lèvres et l'intérieur de la bouche, y compris la langue.

Cause. — Indigestion stomacale et intestinale, et affaiblissement de la vitalité.

Traitement. — Le meilleur traitement local consiste à se rincer la bouche après chaque repas au moyen d'un gargarisme antiseptique tel que la listérine, et une solution au dix pour cent de chlorate de potasse. Puis placez un petit tampon de ouate à l'extrémité d'un cure-dent, trempez-le dans une solution au nitrate d'argent au dix pour cent, et frottez-en légèrement chaque ulcération. Deux ou trois applications suffiront pour les faire disparaître.

Les personnes qui sont fréquemment inquiétées par des aphthes devraient y voir un avertissement. Leurs organes digestifs crient au secours. Elles devront prêter plus d'attention à leurs dents, à leur nourriture, aux combinaisons d'aliments, à la mastication, et chercher de corriger autant que

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possible tous les désordres qui peuvent affecter l'estomac et l'intestin.

L'air de la nuit.

Il devrait être superflu, à notre époque, de traiter ce sujet. Mais il existe encore — si étrange que cela paraisse — une foule de personnes qui conservent l'idée superstitieuse que l'air de la nuit est insalubre et qu'il faut l'éviter. Il serait vraiment intéressant de savoir comment l'éviter. Nous ne sommes pas encore prêts à vivre sans air. Ces personnes devraient se demander quelle sorte d'air elles respirent après le coucher du sol'eil. On ne transforme pas l'air ambiant en allumant sa lampe et en fermant hermétiquement portes et fenêtres. On le rend plus vicié, et voilà tout.

L'air de la nuit est frais et agréable, et on devrait lui donner libre passage dans nos demeures. Au fait, on peut affirmer, sans risquer de se tromper, que si toute la race humaine passait la nuit au grand air, protégée contre l'orage, les moustiques et le froid, la tuberculose et un grand nombre d'autres maladies deviendraient aussi rares que la lèpre.

Nous passons un tiers de notre vie à dormir. Pendant tout ce temps, notre corps jouit d'un repos physiologique. Tous les phénomènes réparateurs s'y accomplissent plus rapidement, et il s'y accumule une plus grande proportion d'oxigène que dans le jour. L'organisme se prépare ainsi à une nouvelle période d'activité. De là la haute importance à ce que nos poumons puissent aspirer durant la nuit une abondance d'air pur, d'air en circulation. On se sent plus restauré et plus rafraîchi au bout de six heures de sommeil passées sous une tente ou sur le porche de sa maison qu'après huit heures passées dans une chambre, même avec la fenêtre partiellement ouverte.

Un fait bien connu des bergers qui passent la nuit dans les montagnes, enveloppés dans une couverture, et des personnes qui dorment en plein air, c'est que la première nuit qu'ils passent dans une chambre, ils sont sujets à s'enrhumer. Mais le contraire n'a pas lieu. Une mauvaise ventilation diminue

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rapidement la résistance du corps ; et cela saute aux yeux, car il est impossible de faire de bon sang avec du mauvais air. Une croisade ayant pour but de propager la vie en plein air est lancée. Jeunes et vieux, hommes et femmes devraient s'y joindre. Elle porte dans ses plis santé, bonheur et richesse.

. Opérations.

De grands progrès ont été faits pendant ce dernier quart de siècle, tant dans la procédure médicale que dans la perfection des méthodes, de telle sorte que des opérations sérieuses sont moins dangereuses et ont plus de chances de succès. La science médicale n'est pas du tout infallible, mais néanmoins elle vise à la perfection. Grâce aux nouvelles méthodes beaucoup de vies sont sauvées de nos jours qui avant succombaient à des maladies graves. Il y a des années la mort des suites d'une inflammation des intestins était chose commune, quand de nos jours il est rare que cette cause de mort soit signalée. Cette maladie porte le nom d'appendicite et le meilleur et le plus sûr moyen de la guérir est chirurgical.

Il est incontestable qu'un bon nombre d'opérations ont été faites en vue du numéraire qui s'y rattache et non avec un désir particulier de faire bénéficier l'humanité. Bien des opérations sont injustifiées et les résultats ne sont pas conformes à ce qu'on en attendait ; le patient est désillusionné et perd confiance.

La chirurgie est la manifestation la plus haute de l'habileté dans l'art de guérir et le désir de devenir un chirurgien adroit est une belle ambition. Les meilleurs chirurgiens sont ceux qui ont étudié consciencieusement, sincèrement, et sont ce qu'ils sont par leur longue expérience. On se méfiera du médecin qui dit être prédestiné à la chirurgie. Le chirurgien consciencieux et conservateur est digne de plus de confiance.

Aucun chirurgien ne peut promettre la guérison ou un résultat parfait de chaque opération. Les probabilités sont pourtant que dans la plupart des opérations, sauf complications, les résultats seront bons. Une des caractéristiques les plus sérieuses de l'opération et qui donnent souvent lieu à des

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complications fatales est l'emploi de l'éther ou du chloroforme. L'opération en elle-même peut être bonne mais le patient peut mourir des effets de l'anesthésie, soit pendant l'opération soit quelques jours après.

Il faut une grande dose de courage à un malade pour se décider à subir une opération. Les chirurgiens sont si habitués à manier le bistouri que bien souvent ils ne tiennent pas compte de ceci. Le patient ne se soumettra à une opération que quand il a toute raison de croire qu'il en bénéficiera. Dans bien des cas, cela est un hasard, et ceci est surtout vrai pour les opérations sur les organes pelviens des femmes, opérations dont le résultat entraîne souvent des désillusions.

Ceci pourtant ne s'applique pas à toutes les maladies, telles que l'appendicite, les calculs biliaires, les abcès venant à la suite de maladie de l'oreille moyenne, cancer, de l'hernie, et de l'obstrution de l'intestin. Si l'opération est faite sans tarder les probabilités d'un bon résultat sont excellentes. Dans tous les cas le patient doit compter un peu sur le hasard et être prêt à courir le risque.

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