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CHAPITRE XXXIII

Maladies de l'Homme.

Inflammation de la Vessie.

Synonymes. — Cystite, catarrhe de la vessie.

Causes. — Exposition au froid étant dans un état de transpiration, vêtements mouillés, blessures, coups, chutes, maladies infectieuses. La cause la plus commune parmi les hommes est l'infection introduite par les germes de la blennorragie, et par des germes transportés dans la vessie par un cathéter ou un autre intrument. Chez les vieillards elle peut venir à la suite d'une dilatation de la glande de la prostate.

Symptômes. — Aiguë. — Difficulté à uriner. Souffrances intenses dues aux spasmes des muscles de la vessie. Même quand la vessie est vide, il y a une douleur intolérable due au besoin d'uriner. La douleur est très vive à la fin de Furination. Pendant les intervalles de souffrance, il y a une douleur sourde qui augmente à la moindre pression. Il peut y avoir une légère fièvre et parfois une forte fièvre. Perte d'appétit, soif intense, visage abattu, sont des symptômes communs. L'urine est trouble, acide, contient du mucus et parfois même du sang.

Chronique. — Vient à la suite d'attaques aiguës ou de pierres dans la vessie, stricture ou étranglement de la vessie ou dilatation de la prostate. Les urinations sont très fréquentes

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et pénibles, l'urine est en général alcaline et contient du pus, du sang, du mucus et des cristaux.

Traitement. — Repos au lit dans les cas aigus, et dans les cas chroniques protection efficace de l'abdomen par une ceinture de laine. Les aliments doivent être légers. On évitera les aliments irritants, tels que alcool, viande, asperges, œufs, épices, ainsi que le tabac, les condiments. Dans les cas aigus le lait écrémé avec un peu d'eau de chaux est une très bonne diète.

Hydr'othérapique. — Bain neutre journalier à 98° Fahr. pendant une demi-heure ; bain de siège chaud ; maillot chaud de hanches avec bain de pieds chaud ou maillot chaud pour jambes ; fomentation sur le pubis et le périnée (Voir Nos. 114, 112, II7, 111, 116 et 110.)

Le thé fait de raisin d'ours rend de grands services. Prenez une once de feuilles pour une chopine d'eau bouillante. Buvez-en trois tasses par jour.

Local. — Dans les cas chroniques l'irrigation de la vessie est presque toujours nécessaire. Les seuls instruments nécessaires sont un petit cathéter en caoutchauc et un en verre. Le cathéter doit être d'une propreté rigoureuse. On le trempera pendant plusieurs minutes dans de l'eau en ébullition.

Solutions. — Eau à 100° Fahr. Solution saline, une cuillerée à café de sel pour une chopine d'eau; ou encore, parts égales d'une solution d'acide borique et d'eau; ou encore permanganate de potassium 1/1000 ou sept graines pour un litre d'eau.

Faire couler l'eau lentement dans la vessie jusqu'à ce que le patient ait l'impression que celle-ci est remplie. Une ou deux onces suffisent habituellement pour donner cette impression. On peut répéter ceci jusqu'à ce que plusieurs onces aient été employées. Le traitement sera donné sous la direction d'un médecin.

En cas de rétention soutirer l'urine au cathéter.

Pertes Séminales.

Les pertes séminales sont des émissions involontaires de

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sperme se produisant la nuit pendant le sommeil. Ces pertes surviennent de temps en temps chez la plupart des hommes bien portants. Ces écoulements varient de huit jours à huit semaines, et on ne saurait dire quand elles deviennent anormales et nuisibles , cela dépendant entièrement des individus. Ce qui est considéré normal chez un individu peut parfaitement bien être une cause de ruine pour la santé d'un autre, tout comme la quantité d'aliments qui serait normale pour un homme gâterait l'estomac d'un autre. L'opinion générale des compétences médicales est que les pertes se produisant tous les huit ou quinze jours n'ont aucune influence particulière sur la santé. Deux ou trois émissions peuvent se produire dans des nuits successives, dues au fait qu'une seule vésicule séminale s'est vidée, ou parce que l'écoulement n'est que partiel, car les pertes varient en quantité. Cette fréquence de pertes est très souvent compensée par une absence correspondante ou par une longue cessation.

Les pertes séminales ont été de tout temps, comme les écrits anciens, profanes ou sacrés, en font preuve. Ces pertes sont purement physiologiques et sont analogues à la fonction physiologique correspondante chez la femme, notamment la menstruation. Dans les lois de purification de Moïse ces deux fonctions sont placées sur une même base, avec cette différence, — l'homme est impur seulement jusqu'au soir. — Lev. 15 : 25-29. Voir également Lev. 15 : 32, 33 ; 22 : 4; Deut. 23 : 10. Ceci prouve que les pertes nocturnes étaient fréquentes il y a trois mille ans et ne sont pas un produit des temps modernes.

Le fluide séminal est la sécrétion la plus vitalisée du corps et a indubitablement une relation très intime avec la nutrition du système nerveux. Tout comme une menstruation prolongée ou des règles se produisant au bout de deux ou trois semaines au lieu de quatre, sont affaiblissantes, ainsi les pertes séminales fréquentes, soit involontaires, soit dans les relations sexuelles, sont nuisibles et prédisposent à la maladie.

Les pertes nocturnes anormales sont déterminées par l'influence qu'elles laissent sur le système. Une femme qui a ses

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règles tout à fait normalement et n'en souffre même pas le moins du monde, ce qui est très rare, est plus ou moins indisposée, manque d'ambition, abattement, mais son cas n'est pas une condition morbide. Ainsi un homme ayant un flux et un reflux prostatique de congestion, véritable tempête physiologique, accompagnés d'une perte séminale, peut se sentir quelque peu indisposé, alangui, et avoir une tendance à dormir.

Les pertes séminales anormales se produisant avec ou sans érection ni sensation agréable, en l'absence de rêves et même sans provoquer le réveil, indiquent une condition qui peut devenir sérieuse. Ces pertes sont suivies d'un épuisement prononcé, mal de tête au-dessus des yeux, palpitations du cœur, faiblesse dans les genoux, éblouissement, une sensation de pression sur la poitrine.

Hypocondriaques. — Des milliers de jeunes gens de nos jours sont des hypocondriaques sexuels, premièrement par suite d'une tendance mentale à l'impureté et à concentrer leurs idées sur des sujets sexuels, et secondement par suite de leur ignorance de la physiologie des organes sexuels. Cette condition ne se limite pas à l'homme seul. Epuisés mentalement et physiquement par l'excitation des organes génitaux, ils tombent dans un état morbide qui les rend une victime facile de la maladie ou de la cupidité des gens sans conscience.

Ces individus sont réellement terrorisés par la lecture de circulaires et réclames hystériques contenant une longue description "de l'impuissance, faiblesse sexuelle, impotence, organes perdus, perte de mémoire", et une suite sans fin d'autres symptômes.

Ces pervertis sexuels sont torturés par des cauchemars horribles par suite de pertes imaginaires constantes, ou parce qu'ils constatent le matin que les lèvres du méat sont collées ensemble ; ou parce que, suivant leur imagination fiévreuse, les testicules sont devenues plus petites. En voulant fuir le fléau imaginaire, ils ne font qu'empirer leur sort, et tombent dans les mains de "spécialistes", de charlatans et autres parasites et vautours de la profession médicale.

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Traitement. — L'homme qui n'a des pertes nocturnes qu'une ou deux fois par semaine n'a besoin d'aucun traitement si ce n'est un traitement mental et moral.

Beaucoup auront des pertes une fois par semaine pendant de longues années et n'en souffriront pas le moins du monde. On a déjà écrit trop sur les conséquences des pertes séminales, même des écrivains bien intentionnés, qui avaient certainement en tête plutôt une bonne vente de leur livre que le bien de ceux qui liraient leurs écrits hystériques.

Si les pertes nocturnes séminales deviennent trop fréquentes:

1. Eviter si possible la cause, telles que idées impures, livres obscènes, et autres excitations sexuelles.

2. Le régime sera bon et nourrissant, consistant en fruit, jus de fruits, graines, noix, lait, pois, haricots, lentilles et légumes. Le repas du soir sera léger, on le prendra trois ou quatre heures avant de se coucher. Manger lentement et mastiquer bien les aliments. Eviter une diète maigre. Les viandes, les thés, le café, les boissons alcooliques, le tabac, les épices, les condiments, et même l'excès d'œufs ont une influence stimulante sur les organes sexuels en irritant les centres nerveux par le sang, et pour cette raison tous ces produits seront bannis.

3. Exercices. — Une vie sédentaire et de longues heures passées au bureau demandent compensation dans des exercices au grand air, la marche, la natation, l'aviron, le golf, le tennis, et autres exercices sains. Tout effort mental prolongé ou excès d'études a une tendance à rendre les émissions plus fréquentes. Plusieurs heures d'étude avant de se mettre au lit congestionnent le cerveau et excitent les centres nerveux; et par ce fait les centres du cerveau et la moelle épinière contrôlant les organes sexuels se trouvent être irrités et excités.

L'exercice physique avant de se coucher est important.

4. Moral. — L'attitude mentale du patient a une grande influence sur cette condition. Cultivez un amour sincère pour la vérité et la pureté, et un espoir ferme en Dieu. Si l'esprit est pur, il influera sur chaque partie du corps. La religion donne la paix et la tranquillité du cœur et de l'esprit aux dé-

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courages et aux affligés. Elle seule verse la paix dans l'esprit trouble.

5. Hydrothérapique. — Plongeon dans l'eau froide tous les matins, suivi d'une vigoureuse friction ou friction avec un essuie-mains froid tous les matins en se levant. Stimuler la circulation du sang avec une brosse à friction. Le bain de siège journalier pris à 88° Fahr. et allant graduellement jusqu'à 80° Fahr., pendant quinze minutes, avec friction, le bain de pieds chaud, contracteront les vaisseaux sanguins du pelvis. Un bain superficiel de 85° jusqu'à j0° Fahr. pendant dix minutes, avec friction, améliorera la circulation et soulagera la congestion pelvienne. Ceci peut se faire le soir avant de se coucher, et est surtout bon après un effort mental prolongé. L'injection dans le rectum d'une pinte d'eau à y0° Fahr., que Ton retiendra pendant dix minutes, ou le passage dans le rectum d'un courant d'eau froide avec un tube supplémentaire pour faire écouler l'eau soulagera également la congestion et l'irritation des vésicules séminales et de la glande prostate. Ce traitement sera continué pendant quinze à vingt minutes. La friction saline deux ou trois fois par semaine est une autre mesure tonique excellente. (Voir No. 130.)

6. Sommeil. — Quand le corps et l'esprit sont épuisés par le surmenage, les émissions sont plus fréquentes et plus épuisantes. Il est donc de la plus grande importance d'assurer le plus de sommeil possible. La chambre sera bien aérée et la température ne dépassera pas 60° Fahr. Il est bon de s'habituer à dormir sur un matelas dur et avec le moins possible de couvertures. Dormez sur le côté. Le fait de dormir sur le dos ou sur le ventre excite les organes génitaux en y faisant accumuler le sang par suite de la chaleur produite par le contact du lit. Les émissions arrivent presque toujours pendant les dernières heures de la nuit ; il est donc important de se lever une ou deux fois la nuit pour soulager la vessie. Une vessie tendue irrite les vésicules séminales et l'urètre prostatique et excite les contractions.

Un homme habitué à toucher ses parties sexuelles fréquemment pendant le jour, le fera très probablement aussi la nuit

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et peut provoquer ainsi une érection et une émission. Ceci est beaucoup plus fréquent qu'on ne le pense. Dans ces cas il est bon de lier les mains afin que celles-ci ne puissent pas toucher aux organes génitaux, ou bien de porter des gants ou mitaines pourvus de pointes qui éveilleront le patient si celui-ci essaie de se frotter les parties sexuelles.

7. Local. — L'électricité est une mesure très utile dans le traitement des pertes séminales. Les courants faradiques et galvaniques sont les meilleurs. Le courant faradique est appliqué en introduisant d'abord dans l'urètre une sonde en acier, sur laquelle on place un des pôles de la batterie, l'autre pôle étant appliqué sur l'abdomen, l'aine, la surface intérieure des cuisses, la colonne vertébrale, et le périnée. Appliquez le traitement trois fois par semaine pendant dix minutes et continuezle pendant six à huit semaines. Ce traitement peut être donné par une garde-malade diplômée sous la direction d'un médecin.

8. Selles. — Il est très important de surveiller les selles et d'évacuer les intestins au moins une fois par jour. La constipation aggrave l'irritation déjà existante des vésicules séminales. Une diète de fruits est la meilleure pour assurer un bon fonctionnement des intestins. Les prunes, les figues, les pommes cuites, la compote de pommes, le gruau d'avoine, le pain complet, et même un peu de son sont d'excellents aliments pour éviter la constipation.

9. Médicaments. — Donnent peu de résultats. Nous recommandons les suivants : Bromure de potassium, dix à quinze grains avant de se coucher ; antipyrine, sept grains avant de se coucher; extrait de Belladone, en pillules d'un sixième de grain, une pillule avant de se coucher la première semaine, puis deux et aller jusqu'à prendre quatre pillules par semaine. Continuez pendant une ou deux semaines et diminuez ensuite graduellement.

Spermatorrhée.

On ne peut faire le diagnostique de cette condition qu'après un examen au microscope. Le fluide que l'on croit perdre au lieu d'aisance n'est pas du sperme, mais un simple liquide prostatique. Il ne serait pourtant pas étrange qu'en allant à

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selles, quelques gouttes de sperme soient expulsées des vésilules séminales trop remplies. La tension, l'effort nécessaire en cas de constipation, pour aller à selle, provoquent une contraction marquée des muscles de l'anus qui à leur tour provoquent une pression des fèces durcies contre les vésicules séminales et sur la glande prostate et provoquent un certain écoulement de la verge. La glande prostate produit un fluide mince et clair qui est parfois expulsé pendant la défécation. Même les pertes nocturnes peuvent ne comprendre que ce fluide et ne contenir aucun spermatozoïde.

Causes. — Satisfaction sexuelle excessive, masturbation, onanisme, excitation continuelle pour un motif quelconque, irritation réflexe provenant de vers, hémorrhoïdes, rétention de sécrétion sébacée dans le prépuce, blennorragie, prostatique chronique. Elle peut venir à la suite d'une maladie épuisante telle que fièvre typhoïde, la tuberculose et certains dérangements nerveux.

Traitement. — Même traitement que pour les pertes séminales.

Impotence.

On entend par impuissance de la part du mâle l'impossibilité de coïter. Elle constitue le prix payé par l'homme pour ses excès antérieurs. C'est une façon de la nature d'empêcher la ruine de l'individu. Tout sens spécial faiblit et est finalement paralysé s'il est employé avec excès et trop stimulé.

Causes. — Excès vénériens, maladies des testicules, médicaments, mal de Bright, diabète, onanisme, excitation mentale (ceci est surtout le cas pour les neurasthéniques sexuels), la

masturbation.

Traitement. — S'abstenir de toute excitation sexuelle. Mesures toniques indiquées pour les pertes séminales. Stérilité ou Impuissance de l'Homme.

Manque de fluide séminal, absence de spermatozoïdes, obstruction des tubes séminaux, blennorragie, prostatite, maladie des testicules, phimosis, blessures du périnée et influences mentales.

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Traitement. — Si cet état provient de changements organiques, il est inguérissable.

Blennorragie.

Il est alarmant de voir combien cette maladie est devenue fréquente parmi toutes les classes de la société, mais surtout parmi les basses classes de la population des grandes villes. Elle se propage non seulement parmi les femmes et les hommes, mais devient si commune même parmi les garçons et les filles en dessous de l'âge de la puberté que les autorités médicales ressentent la nécessité de mesures efficaces pour enrayer les progrès de la maladie.

On dit que quatre-vingt-dix % des cas de maladies pelviennes chez les femmes sont dus à la blennorragie. Quoique ce chiffre soit assez élevé, il n'y a pourtant pas de doute que des milliers de femmes inconscientes de leur mal souffrent toute une vie par suite de la contraction de cette maladie. Des milliers d'enfants aveugles remplissent nos hôpitaux, et leur cécité est trop souvent due à une infection blennorragique des yeux alors qu'il ne vivaient que depuis quelques jours, contractée pendant leur passage dans l'utérus.

La maladie est si virulente et contagieuse, que si l'infection est portée dans les yeux la vue peut être détruite en moins de vingt quatre heures. L'infection peut également être transportée par des essuie-mains, ou en buvant dans des endroits publics, ou en faisant emploi des coupes publiques. Parlant de la blennorragie, le docteur Hyde dit : "De toutes les maladies la blennorragie, est celle qui porte le mieux le nom et l'épithète de maladie vénérienne car elle s'acquiert le plus souvent par des rapprochements sexuels et il est même très rare qu'elle se contracte autrement."

Les ravages qu'elle fait sont effrayants. Maladies organiques du cœur, maladies chroniques des articulations, gonflements, destruction des os, et l'invasion dans les autres organes, telles sont les suites de la blennorragie.

La maladie était commune du temps de la splendeur de Rome et alors que sa population était pourrie jusqu'à la moël-

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le des os. De nos jours elle est encore plus commune dans le Japon, en Chine et dans les Indes que dans les pays plus avancés. Même les îles situées en pleine mer n'ont pu > se soustraire à la maladie.

Le jeune homme qui est poussé par ses passions et contracte cette maladie chez une prostituée n'est pas digne de l'amour pur d'une femme honnête. Il n'a pas le droit de l'épouser, de transmettre la maladie à une personne innocente et de risquer de ruiner sa santé pour toujours.

Symptômes. — L'incubation dure de un à sept jours mais le plus souvent elle dure 24 heures. Les lèvres du méat se collent; il y a des picotements en urinant qui, au bout de quelques jours deviennent excessivement douloureux; écoulement de pus de l'urètre, faisant des taches d'un jaune vert. Ne jamais oublier que ce pus est excessivement infectieux.

L'irritation dans l'urètre donne lieu à de violents désirs sexuels et à des érections qui provoquent de violentes douleurs. Ces érections viennent plus souvent la nuit sous l'influence ^de la chaleur du lit. Les glandes lymphatiques de l'aine sont dilatées. Les symptômes graves continuent pendant deux ou trois semaines. L'écoulement de pus peut continuer six ou huit semaines et même plus encore.

Complications. — Abcès de l'urètre, inflammation du gland et du prépuce qui le recouvre, constriction du prépuce pardessus le gland (phymosis) et constriction du prépuce derrière le gland (paraphymosis), fistule urétrale, inflammation de la glande prostate, inflammation du testicule avec destruction complète de cet organe, inflammation de la vessie, qui peut s'étendre jusque dans les reins; les germes transportés par le sang peuvent provoquer une inflammation des articulations, ou une maladie organique du cœur et une stricture de l'urètre suivie d'un écoulement clair. Parfois la blennorragie est également suivie par des maladies nerveuses organiques.

Traitement. — Bien qu'on l'ignore souvent, le repos au lit est une chose essentielle. Le résultat d'une dérogation à cette règle sont de nombreuses complications. Il vaudrait mieux

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que le régime ne consiste que d'eau et de pain. Evitez tabac, liqueurs, thé, le café, les viandes, les œufs, les épices et les condiments. Lavement journalier chaud. Tenir les intestins en bonne condition en mangeant des prunes, des pommes et autres fruits laxatifs. Le lait écrémé est une bonne diète. Tous les aliments assaisonnés doivent être bannis. On boira quantité d'eau et d'eau carbonisée. Les limonades et les citrons sont excellents. On évitera toute excitation sexuelle.

Hydrothérapie. — Bain de siège chaud deux ou trois fois par jour, lavement chaud, 110° Fahr., deux ou trois fois par jour ; immersion de la verge dans de l'eau chaude pendant ï'urination suivie de compresses glacées renouvelées toutes les dix minutes et cela pendant deux heures consécutivement (Voir Nos. 112, 135 et 126).

Injections. — La partie antérieure de l'urètre peut être irriguée avec de l'eau aussi chaude que le patient pourra supporter en commençant à 114° Fahr. Dans ce traitement un tout petit cathéter sera introduit dans l'urètre sur une longueur de trois ou quatre pouces, on attachera ensuite une seringue. L'eau retournera par l'extérieur du cathéter. Si le traitement est fait par le patient même, celui-ci se procurera une petite seringue urétrale en verre et se fera des injections dans l'urètre plusieurs fois par jour. Ce traitement combiné avec celui prescrit par le médecin hâtera la guérison.

Solution. — Argyrol, solution à dix pour cent; solution à deux pour cent de protargol ; peroxide d'hydrogène, une partie pour six parties d'eau, suivi d'une solution au protargol ou de permanganate de potasse, en commençant à 1/1000 et en augmentant jusqu'à 1/500. Il se peut que les injections doivent être continuées pendant plusieurs semaines. Ne consultez pas de droguistes en vue d'obtenir des drogues pour les injections et en général évitez-les autant que possible.

Inflammation des Testicules.

Synonymes. — Orchite.

Causes. — Blessures, chutes, coups de pieds, emploi de la bicyclette, équitation, tuberculose, infection de l'urètre.

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Symptômes. — Douleur intense, gonflement, grande sensibilité au toucher, pulsation, rougeur, augmentation locale et générale de la température, tiraillements et sensation de lourdeur dans la position debout ou assise.

Traitement. — Repos au lit, se tenant couché sur le dos, les jambes jointes de façon à soutenir les testicules. Diète de fruits avec pain grillé; ou une diète lactée exclusivement. Evitez l'alcool, les viandes, le thé, le café, les œufs, le beurre, les pâtisseries et en général tous les aliments riches. Réglez les selles par des lavements chauds. Frictions froides trois fois par jour. Localement on appliquera des compresses tordues dans de l'eau à 60° Fahr., renouvelées toutes les quelques minutes pendant deux heures consécutives à la fois, alternez avec des compresses très chaudes pendant quinze à vingt minutes toutes les deux heures. Il se peut qu'il soit nécessaire de continuer ce traitement presque continuellement pendant plusieurs jours. (Voir Nos. 135, 124 et 126.) Il est bon de porter tout au moins pendant quelque temps un suspensoir. Ne pas se lever trop tôt du lit.

Varie o cèle.

Dilatation des veines du scrotum (des bourses), souvent du côté gauche. Cette dilatation est plus fréquente chez les jeunes gens.

Causes. — Pression croissante du sang et dérangements de la circulation.

Symptômes. — Douleur sourde dans les testicules, lancement ; soucis, craintes, anxiété. Les veines du cordon spermatique se dilatent parfois jusqu'à former une masse dans le scrotum plus grande que le testicule même.

Traitement. — Portez un suspensoir, ou ce qui est mieux encore soumettrez-vous à une légère opération en vue d'enlever une portion des veines dilatées.

Hydrocèle.

Accumulation de fluides dans le scrotum provoquant un gonflement tel que le scrotum est gros comme le poing.

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Il n'y a pas lieu de se tracasser, ni pour la varicocèle, ni pour l'hydrocèle, mais il vaut toujours mieux supprimer la cause. Le traitement consiste à soutirer l'eau ou à supprimer le sac contenant l'eau.

Hernie.

Très commune parmi les hommes et les garçons. Elle est due à un affaiblissement de la paroi abdominale qui permet à un viscère de l'intestin de passer soit complètement, soit incomplètement dans le scrotum. La plus grande faiblesse est au point où le cordon spermatique passe à travers la paroi abdominale. Beaucoup d'enfants ont une hernie congénitale mais la très grande majorité de ceux-ci guérissent tout à fait sans opération.

Causes. — La cause la plus commune est l'effort produit pour soulever de trop grands poids, le saut et l'affaiblissement des muscles abdominaux dans l'âge avancé.

On appelle hernie réductible celle où l'intestin peut être repoussé avec les doigts ou reprend sa place normale quand le patient se couche. Le fait de tousser, d'éternuer, de se moucher le nez, de vomir, de se forcer en allant à selles la font réapparaître.

L'hernie irréductible est celle qu'on ne peut replacer par une manipulation délicate. La tension violente, la toux ou l'éternuement peuvent forcer un viscère de l'intestin à passer par une petite ouverture ou anneau et l'exposer ainsi à une constriction dans le col du sac de façon à ce que l'intestin ne puisse se remettre en place. Ceci est appelé hernie crurale. C'est une condition très sérieuse et dangereuse et on appellera de suite un médecin. Le patient souffre de douleurs intenses dans l'abdomen, il a des nausées et des vomissements. L'abdomen se détend et le patient ne peut rejeter ni gaz, ni fèces. Finalement il y un vomissement fécal, et si on ne le soulage pas bientôt, la mort suit.

Chez beaucoup de femmes, l'hernie fémorale, où le gonflement apparaît juste un peu en-dessous de l'aine, est la forme la plus commune.

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Une rupture ou hernie du nombril est également très commune parmi les femmes corpulentes.

Bien des mères s'alarment souvent, pensant que leur bébé aura une rupture du nombril à force de pleurer. Ceci est très rare et si elle si produit la rupture disparaîtra avec le temps.

Traitement. — Chez les nourrissons et les enfants, une rupture disparaîtra souvent complètement sans traitement, surtout avec l'application d'un bon bandage. Mais si, après un certain temps, l'hernie ne se guérit pas au moyen du bandage, il faudra recourir à une opération. Il n'est pas raisonnable de demander à un enfant de porter un bandage toute sa vie.

Chez l'adulte un bandage bien conditionné donne d'habitude soulagement et sécurité. Le bandage sera appliqué de façon à rester en place quelle que soit la position prise par le patient, et on l'enlèvera avant de se coucher. Une fois que le patient sera habitué au bandage, celui-ci ne causera plus ni douleur, ni irritation de la peau.

Chez les petits enfants un bandage peut être fait avec un bouton assez grand, que Ton couvrira et que l'on tiendra en place avec deux ou trois bandes assez larges pour que cellesci ne coupent pas dans la chair.

Quelle que soit la dimension d'une hernie, elle entraîne toujours un certain danger. Une hernie étranglée reste toujours dans le domaine du possible, survient assez fréquemment et presque toujours au moment le plus importun. Pour cette raison le meilleur conseil qu'on puisse donner au patient est de se soumettre à une opération chirurgicale. Cela procurera un soulagement permanent en supprimant la cause de l'hernie, et l'opération présente très peu de danger.

En cas d'hernie irréductible, on appellera sans délai un médecin. Parfois on peut réduire une hernie en soulevant le genou vers le corps et en exerçant sur la rupture une pression, douce mais ferme vers le haut. Ceci est rendu parfois beaucoup plus facile en plaçant le patient dans une baignoire d'eau chaude pendant la manipulation. On n'exercera aucune force. La réduction est indiquée par un sont guttural et la disparition du gonflement.

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