‹ Le haras humainChapitre 47 sur 55 · CHAPITRE II L'Entraînement cérébral · texte numérisé non relu

CHAPITRE II L'Entraînement cérébral

L'entraînement portera spécialement sur le cervefku, car il en est des fils d'intellectuels comme des jeunes coursiers : si on ne les entraîne pas, ils perdent peu à peu les qualités qui leur ont été léguées par les générateurs.

On s^attachera à obtenir cette épaisse couche de matière grise, ces circonvolutions bien développées, cette motricité puissante des neurones qui caractérisent les hommes habitués au travail de la pensée.

Nul organe n'est plus sensible à l'entraînement que le cerveau. Le chien et le cheval domestiques sont beaucoup plus intelligents que leurs ancêtres sauvages. Deux frères, dont l'un devient ouvrier et l'autre médecin, ont Tair d'appartenir à deux racés différentes. Grâce à l'entraînement cérébral, la capacité crânienne a augmenté, chez les Pari-

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siens, de i5o centimètres cubes depuis le moyen-âge. Chez les gens cultivés, cette capacité est parfois de 80 centimètres cubes supérieure à celle des gens incultes '.

C'est l'entraînement cérébral qui, à la mentalité d'un Georgius Florentins Grégorius (Grégoire de Touys) a substitué progressivement celle d'un François Arouet de Voltaire, d'un Jean Monet de Lamarok ou d'un Ernst Hœckel.

î L'instruction sera commencée de bonne heure. On s€l souviendra que la dernière fontanelle disparaît à 3 ans et que la fissure métopiqye, qui divise le frontal en deux, s'oblitère à partir de la lo* année.

(i) Qroca in Méi^oires de la Société 4 'anthropologie) I, 1872, p. 3S5.

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