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RATIONNELLE

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' Si la sélection de Télite a été bien faite, si Tappareillement, le coït, la gestation et Télevage ont été conduits selon les règles que j'ai indiquées, la rétrogradation ne se produira pas, même à un faible degré. Les produits du haras humain feront partie de Télite nationale et peut-être entreront au haras à leur tour. ;

« Si, lorsque des particularités de forme ou des défectuosités se trouvent acquises, écrit Prosper Lucas, deux individus dans ce cas s'unissaient toujours ensemble et reproduisaient les mêmes particularités et des gé nérations successives se bornant dans de pa- ^reilles unions, une race particulière et distincte en serait alors formée \ »

(i) Prosper Lucas. Traité philosophique et physîologi' que de Vhérédité» Paris, Baillière» l^^^t K» P» 261.

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« Il faudrait, écrit Tliéodule ^^ Ribot, que Tunion eut lieu entre deux êtres ayant exactement le même talent et qu elle se continuât pendant plusieurs générations suivant la méthode appelée in and in. Il est probable qu'il se produirait alors chez Thomme, comme chez les animaux, la fixité du caractère acquis. ' »

« On peut dire, écrit-il encore, en se fondant sur un calcul de probabilités incontestable, que des parents bien doués d'esprit ont des chances d'avoir des enfants spirituels ; que, quelque nombreuses cpie soient les déviations et les anomalies, comme ^'est une nécessité que, parmi les faits du même ordre, dépendant en partie des causes constantes et en partie de causes variables, la loi finisse par l'emporter, une sélection consciente, pratiquée longtemps, aurait de bons résultats. Mais la race ainsi formée ne pourrait jamais être abandonnée à elle-même ; car, sans parler de l'atavisme qui ramènerait brusquement des formes mentales en apparence éteintes, nous savons que l'hérédité a toujours une tendance à retourner au type

(i) Théodule Ribot. Vhérèdité psychologique, Paris, Alcan, 1882, p. 274.

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primitif ou, pour parler sans métaphore, que ce qui est acquis depuis peu, a peu de stabilité' ».

Ce sont ces idées qui ont conduit certains peuples à instituer le régime des castes.

Le mot caste est un mot portugais qui signifie espèce. Les castes sont en effet des espèces (ou plutôt des variétés humaines) , car leurs membres, qui exercent des professions spéciales, sont tenus de se marier entre eux. On compte dans Tlnde 4 castes primitives : .

i"" les Brahmanes, qui sont savants, instituteurs ou prêtres,

2** les Kchatriyas, qui sont militaires, 3** les VaisyaSy qui sont agriculteurs ou négociants,

4"* les Soûdras, qui sont domestiques.

Mais l'attrait sexuel est plus fort que les institutions. Les Hindous se marient souvent en dehors de leur caste et il en résulte la formation de castes secondaires.

De l'union . des Brahmanes et des Kchatriyas sont sortis les Soûtas, qui exercent la profession de cocher.

(i) ThéQdulc Ribot. Loc, cit.,jp, ii6.

De Tunion des Brahmanes et des Vaisyas, suivant que le brahmane était mâle oii femelle, les Ambachtais, qui exercent la profession de médecin, et les Mâgadhas, qui exercent la profession de traficant.

De l'union des Brahmanes et des Soudras les Nichâdas, qui exercent la profession de pêcheur.

De Tunion des Kcliatriyas et des Vaisyas, les Vaidehas, qui exercent la profession de domestique pour femmes et ainsi de suite.

Il s*est formé de même des caste.s tertiaires dont les membres exercent les professions de chasseur, potier, fondeur, orfèvre, charpentier, voleur, pédéraste ou prostituée.

Les castes se distinguent par la couleur du vêtement, la forme des joyaux, les emblèmes et les rites.

L'Hindou peut être exclu de sa ca«te par arrêt d'un tribunal spécial, le data, et alors il devient paria. La présence du paria est une souillure et son contact est im cas de déchéance.

Le fait d'épouser une veuve ou de sortir du territoire brahmanique entraîne la mise hors caste, à moins qu'on ne rachète la faute commise. C'est ainsi que le guikowar de Ba-

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roda dut, à son retour d'Europe, payer, pour rentrer dans sa caste, plus de 60.000 francs d'amende.

Le Japon possède 8 castes :

I** La famille royale et la haute noblesse,

2"* la noblesse militaire,

y le clergé,

4** la noblesse non militaire,

*5** le corps des officiers inférieurs et le corps médical,

6"* le haut commerce,

7"* la caste des marchands et artisans,

8"* la caste des paysans et des journaliers.

Les peaussiers \ les corroyeurs * et les mendiants sont hors caste.

Les Todas ont cinq castes ;

Les Bambaras en ont trois : les griots ou troubadours, les forgerons et les ouvriers en cuir.

Les Mandingues possèdent en outre celle des prédicateurs coraniques.

Le régime des castes existait aussi chez les anciens Égyptiens.

Dans les autres pays, les castes existent

(1) Sans doute parce qu'ils peuvent communiquer la peste. On sait que le bacille de celte maladie se transmet par la puce de certains animaux. Or celle puce continue à vivre dons les fourrures.

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également, mais elles sont moins nombreuses et moins fermées. Elles deviennent des classes.

En Chine, on distingue la famille royale, la noblesse, la classe des mandarins et le peuple.

Dans Tancien Mexique et l'ancien Pérou, la famille royale, la noblesse, le peuple.

Chez les M^anésiens et les Néo-Calédoniens, la noblesse guerrière et le peuple.

Dans les pays les plus civilisés de l'Europe le régime des castes existe en fait, sinon en droit. Les gens de la noblesse, de la haute bourgeoisie et de la petite bourgeoisie se marient entre eux. Dans chaque classe, les unions sont très fréquentes eiitre gens de même profession.

Le principe de la caste est excellent. S'il n'a pas conduit à un perfectionnement des aptitudes \ c'est par suite de l'ignorance oii l'on était des lois de Théridotologie et des règles de Thygiène. On ne s'était pas rendu compte qvie l'intoxication et rinfection détemiinent la rétrogradation et, par suite, la

(i) Exception faite pour les brahmanes, spécialisés dans les occupations intellectuelles, dont les enfants sont fort supérieurs à ceux des autres castes.

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disparition des caractères acquis par le travail des générations.

Le régime des castes professionnelles ne saurait être rétabli, parce que le développement de la technique entraine une évolution constante des professions. Mais il y aurait avantage à créer des castes psycholc^iques : les inventeurs, les organisatears, les artisans, les manç^uvres. Chaque caste serait ouverte, recevrait des castes inférieures leurs sujets d'élite et rejetterait ses propres dégénérés.

Du moins l'institution du haras humain implique la création d'une aristocratie intellectuelle.

À l'almanach de Gotha, qui ne fait que rappeler les mérites de l'ascendance, nous devons substituer un man-book, analc^^e au stud-book des coursiers et qui comprendra, non seulement le pedigree de chaque membre de l'élite, mais aussi ges performances physiques et intellectuelles. La plupart des nobles actuels le sont par leurs ancêtres. Les nobles de l'avenir le seront* aussi par euxmêmes, par leur cerveau, par leur génie créateur.

Toute loi o<Hnporte une règle et toute

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science une technique. A V anthropogénie, qui nous apprend comment naissent les hommes, correspond V anthropogénétique, qui nous apprend à les créer*

L'anthopogénétique consiste à choisir les hommes et les femmes qui présentent au plus haut degré les qualités utiles, à les appareiller, à les accoupler dans des conditions telles que ces qualités se trî^nsmettent intégralement, à diriger l'élevage de telle manière que les qualités se conservent et se développent, enfin à accoupler les enfants à leur tour de façon à constituer une aristocratie intellectuelle.

Grâce à Tanthropogénétiqùe l'acte générateur récupérera son ancienne noblesse, celle qu'il possédait aux temps où les Égyptiens de Memphis, d'Éléphantis et de Mendès adoraient le sexe des dieux, où, dans Ishtar, Aphrodite et Vénus, on vénérait la volupté sexuelle, où les femmes portaient, au bras, au cou où dans leur chevelure, des réductions en pierres précieuses de l'organe sacré.

La folie et l'hypocrisie chrétiennes passeront.

A la confession des vices inavouables nous substituerons les rites naturels de Taïti et

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d'Ondeypour* Les Catagogies, les Éleuthéries et les Saturnales valent mieux, avec tous leurs excès que les Pâques sinistres, si elles doivent substituer à la laideur, à la sottise et à la méchanceté contemporaines, une humanité robuste, harmonieuse, intelligente, énergique et capable de bonté.

TABIE DE8 MATIÊRIS

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