LA PROCRÉATION RATIONNELLE
Mais le mariage d'amour et l'union libre sont loin de donner ce qu'on pourrait en attendre parce que le champ des relations de chacun est limité et qu'un homme d'élite a rarement l'occasion d'entrer en rapport avec une femme du même genre.
Somme toute, dans l'état actuel de la civilisation, les hommes moralement inférieurs ont plus de chances de se perpétuer que les hommes distingués par l'intelligence et le caractère. « L'Irlandais malpropre, sans ambition, insouciant, multiplie comme le lapin. L'Écossais frugal, prévoyant, moraliste rigide, spiritualiste, sagace* et très intelligent passe ses plus belles années dans la lutte et dans le célibat, se marie tard et ne laisse que peu de descendants » \ Une comparaison
(i) Greg et GaUon in Frasers magazine, sept. 1868. p.
3o LB HARAS HUBCAIN
analogue pourrait être faite entre les Bretons et les Parisiens.
De même, alors que les gens sobres ne procréent qu'à bon escient et dans la- mesure de leurs moyens, les alcooliques sèment à pleines vésicules les enfants du samedi, de la Noël et du i4 Juillet, dégénérés redoutables, graines d'infirmes, de phtisiques, de bandits, d'anarchistes et de religieux.
Les mammifères sauvages, si harmonieux de formes et de couleurs, si bien doués sous le rapport des sens, de l'intelligence et de l'énergie, nous donnent une leçon de moralité sexuelle dont nous devons profiter.
Il nous faut des hommes beaux, -vigoureux, raisonnables, intelligents. Nous ne les obtiendrons ni par l'impôt des célibataires, ni en décorant les mères fécondes. Nous les obtiendrons en aidant à la sélection naturelle par la recherche et le groupement des élites et par l'institution du haras humain.
Il est à souhaiter que la France ait l'initiative de cette institution, car notre race, épuisée par l'alcoolisme et la guerre, est une des plus menacées. Or elle présente des qualités infiniment précieuses pour la société des nations.
lA PROCRÉATION RATIONNELLE '3l
Moins entreprenants, moins énergiques, moins patients que les Anglais et les Américains, moins organisateurs et moins pratiques que les Allemands, les Français possèdent, en revanche, un génie créateur et une audace intellectuelle qui, dans les sciences, dans les arts et surtout en métaphysique, en morale et en politique, les mettent à Tavantgarde de l'humanité. L'intérêt de l'humanité exige que la race française ne perde rien de ces qualités éminentes. Elle les conservera intégralement, elle les portera à une suprême puissance par l'institution du haras humain.
Le présent ouvrage, destiné à montrer les avantages de cette institution, est divisé en trois parties. La première est consacrée aux lois de Vhéréditologie, la seconde aux règles de V anthropogénétique ou art d'améliorer les hommes, la troisième à Vélevage des enfants.