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LES ARMÉES ALLEMANDES EN Igin
d'elle-même parfaitement discutable et e dangereuse en toute autre occurrence, eu, qu'irrite ou aveugle l'iusuccès, ne t de ses erreurs que pour en rendre resi soD infortune. De là des appréciations ictoires, à travers lesquelles il est malaisé maître qui a raison ou qui a tort. C'est nt après bien des années, quand l'apaides esprits favorise les longues réflexions vestigations patientes, qu'il devient pos-j ! peser avec quelque équité les raisons es des succès et des revers, irplus, on voit après chaque guerre, du st-ce devenu depuis longtemps un usage il, l'état-major de l'armée triomphatrice en un ouvrage copieux et documenté, le ! ses victoires. Il élève ainsi à sa propre t à celle de ses -troupes un monument résistant, coulé en métal indestructible, it forcer l'admiration des générations et les inciter à l'imitation de tant de lits. Prateriti fides exemplumque futuri. On lit l'en bl&mer.
permis, quand on a réduit son adversaire lissance, d'en rendre grâce aux dieux sur
triomphal. L'hymne ainsi composé en ur des héros qui furent heureux n'a rien ise choquer la susceptibilité la plus ombralorsque, comme il y a lieu de le constater
AVANT-PROPOS Hî
l'ordinaire en ce siècle de courtoisie internatiolale, hommag[e y est rendu au courage que la ortune a trahi. Cet hymne peut impunément, n célébrant les mérites, rester muet sur les léfaillances, et il ne fait de tort à personne en aasquant habilement, sous les jonchées de fleurs, les imperfections ou des faiblesses noyées dans es rayons éclatants de Tapothéose finale.
Il cherche surtout à glorifier, non à discuter ; t, pourvu qu'il n'altère point la vérité dans 'ensemble, on lui passe l'arrangement habile et liscret de certains détails dont la nature compromettante pourrait offusquer la majestueuse ordonlance de ses dithyrambes. L'historien, collectif t anonyme, de cette narration officielle devient insi, inconsciemment et peut-être malgré lui, me sorte de poète épique, le chantre d'une poque et d'une génération.
Occupé par état à leur assurer dans les siècles venir une renommée impérissable, il les peint n larges touches lumineuses, aux rayons desjuelles se fondent les ombres et les méplats. 1 est celui dont J.-J. Rousseau disait, d'une ihrase il est vrai trop généralisatrice : « Les aits changent de forme dans sa tête, ils se Qioulent sur ses intérêts ; ils prennent la teinte de es préjugés; » et que Montaigne accuse de ne loint « renvoyer la matière pure et entière en outes ses dimensions ». L'œuvre qui sort de ses
s ARMÉES ALLEMANDES EN IS70
'éridique, documentaire, sincère mém iment fidèle, parce qu'elle ne dénatur vénements. Mais elle est incomplètet : ; elle ne satisfait entièrement ni l ! ni le chercheur, qui doutent t juands ils ne trouvent point à trever lions purement humaines la tract leine saisissable, de notre humain
:, en particulier, ia Relation officidlei >T allemand sur la guerre de 1879 arquable, puissante, à peu près impar une vérité frappante, au moins dai . On est surpris qu'aussi peu de teinp vénements, il ait été possible d'écrin une relation exacte à ce point, qui ues menus faits sans importance, m en critiquer la réalité matérielle. Hsi quel art tout y est présenté! An< ileté professionnelle et technique to^ et se déduit! Avec quelle science soi actions di^uses relevant de tant i:
s, qui paraissent mus constamment' ment par une seule impulsion, aussi ue ressentie !
le que cette immense machine, ceta oidable aux innombrables organes, « rs, ces troupes, ces parcs, ces convoi>i 18 de fer, tout cela ait fonctionné s»*