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nterruption ni heurts aucuns, avec une régulaité toujours égale, avec une ponctualité infeilible, comme si un mouvement d*horlog[erie, à 'impassible balancier, lui eût servi de régulaeur. De la tête dirigeante au moindre exécutant, [ans ce tourbillon d'hommes aux passions et aux aractères si divers, il règne une harmonie imperturbable, un calme souverain, une entente xempte de nuages. Tout a réussi, donc tout est »arfait. Personne n'a jamais failli, ou si peu |ue ce n'est pas la peine d'en parler. . . et on l'en parle pas. Tout au plus, relève-t-on, par-ci mr-là, quelque excès d'ardeur indiscrète, dont I y a lieu de modérer d'une légère gourmade le etour périlleux. Pour le reste, point de difficulté; in succès indiscutable ayant couronné l'œuvre, 'est donc qu'elle était sans défaut.
Notez que je ne m'étonne pas et que je con* lamne encore moins. En présentant les choses ous cet aspect paisible, l'état^major allemand a ton seulement usé d'un droit, mais encore il a ait son devoir. Il n'y avait point à attendre de ui un livre de philosophie ou de technique, dont t'eussent eu certainement cure ceux qu'il entenlait à bon droit magnifier. Ce n'est pas avec des auriers fraîchement coupés qu'on fait d'ordilairei des verges pour se fouetter, et, quand on ient d'en récolter une aussi belle moisson, on te se sent guère d'humeur à morigéner les autres
OU soi-même. La Relation offieielle n'a rie roman ; elle constitue un recueil d'annales taquables dans le fait, où Torg^ueil légitim vainqueur n'exclut pas le respect du vainc la modération du langagfe. C'est bien là to ce qu'on est en droit de lui demander; c( faisant ce qui lui a plu, elle n'a donné ai] entorse à la vérité.
Le fâcheux, par exemple, est qu'elle ait f notre optique, du moins celle de quelques- Elle a contribué pour une grande part à aur l'organisme militaire seus lequel nous avons combé d'un renom de perfection et d'impec lité, mérité sans doute en grande partie, passé presque à l'état de légende redoutabi dont les âmes incertaines se sont laissé déc< ^er. En cachant soigneusement, pieusen toutes les erreurs et toutes les faiblesses, e donné à supposer qu'il ne s'en était jamais duit, et presque promis qu'il ne s'en prodi jamais. Par là, elle a affirmé une supériorité manente et indestructible devant laquelle il blait qu'il n'y eût qu'à s'incliner.
Et beaucoup l'ont fait, la croyant sur pa Or voici que des Allemands eux-mêmes se me en devoir de la démentir, ou tout au moir porter la lumière là où elle avait accumulé vt tairement des ombres, non sans difficulté ni Des officiers, acteurs eux-mêmes de la gr
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gruerre, ayant conquis de l'autre côté des Yosg^es une réputation solide d'écrivains et de penseurs, le colonel Yerdy du Yemois, le colonel Cardinal de Widdern, le capitaine F. Hœnig[, tous gens de savoir et de conscience, ont entrepris avec courage la tâche d'éclairer leurs camarades sur les réalités de la guerre, dont la relation officielle ne donne qu'une idée fort a^iblie.
Ils ont fouillé documents, archives, correspou'dances privées ; ils ont interrogé les généraux et les états-majors, et, réunissant ces matériaux à leurs souvenirs personnels, ils ont brutalement dévoilé les secrets que la pudeur officielle avait jusqu'ici jalousement gardés. Avec eux, plus de ménagements,, plus de périphrases, plus de réticences. Le commandement des armées allemandes, découronné de son nimbe d'or, apparaît tel qu'il était véritablement, avec ses hésitations, ses erreurs, ses tiraillements, ses à-coups et ses chocs.
Ce n'est plus cette abstraction merveilleuse et intangible, qui ne se révélait, comme une sorte de providence, que par son influence souveraine et tutélaire. C'est une réalité vivante, où les hommes, si considérables ou même supérieurs qu'ils soient, se retrouvent avec leurs passions, leur tempérament propre et leur physionomie distincte. Ici, plus d'idoles. Du moins apparaissent-elles dépouillées et nues. Plus de pontifes
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mais des mortels semblables an
es certes par les plus nobles senti loeur, de courage et d'esprit mili toumis aux mêmes incertitudes, ad nies, aux mêmes angoisses que toa icombe une responsabilité pesante
souvent leur voie, et souvent nel
. Ils se trompent lourdement, s t mutuellement, se jalousent ménil tout comme nos généraux, à qui ol nt reproché d'être égoïstes. En id
des hommes, de vrais hommes, d ;é supérieurs aux autres que parti
mieux qu'eux s'affranchir de leui l'aincre leur infirmité. '
le s'imagine point trouver en tool idre esprit de dénigrement. Aucui ne je viens de citer n'y a cédé à ul nque. C'est proprement chez eui sstigation, de recherche infinité!)' section psychologique, si l'on penl
n sentiment naturel à l'Allemand li lé, qui le pousse à la dissertation,)
qui, allié chez lui à une certaiiil ansive, cherche à se satisfaire e> e considération de mesure et de di^
connaît ni diplomatie ni adresse. l| enfants terribles qui ont vite fait H
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rêver les poupées de son émanant des officines aranties, à seule fin de voir ce qu'il y a dedans. >e tels rejetons ne sont pas toujours vus d'un œil imable, ni spécialement encouragés. Il faut spendant leur savoir gré d'être bien vivants, et e mettre, à côté de Tempyrée officielle, une tmosphère plus imprégnée de réelle humanité.
C'est dans ces travaux que j'ai puisé les maté iaux de la présente étude. Il m'a paru intéresint de rétablir avec eux la physionomie vériible d'un monde sur lequel on se fait encore, ans beaucoup de milieux, des illusions considésibles. Il est bon de bien connaître ses adver- Biires, et ce n'est point les diminuer que de les lontrer tels qu'ils sont.
Les pages qui suivent n'ont trait qu'aux baûlles livrées autour de Metz. C'est qu'en vérité, lies seules ont décidé du sort de la guerre et de I France. Dans les champs lorrains se sont jouées os destinées, et les luttes qui ont suivi, si elles nt fixé les résultats acquis, ne les ont point lodifiés, militairement du moins.
L'armée du Rhin anéantie, ou mise hors de ause, c'était la fin de la campagne stratégique^ ù la grandeur du succès répond au mérite des ombinaisons ou tout au moins à la rigueur préise de leur matérialisation. Le reste ne pouvait )lus être qu'une sorte de poursuite générale, [ans laquelle la valeur des courages et des
dévoueipents, ainsi que la force de résistanc pays, ont trouré larg^ement encore à s'affii avec beaucoup d'honneur et parfois même un de gfloire, mais où n'avaient que iiiire la puiss ni la souplesse des conceptions.
Sedan même, dont la renommée doulour semble étouffer dans un deuil plus concre cruels sourenirs de Metz; Sedan, dont le synthétise, aux yeux de nos vainqueurs mêmes, toute une série de triomphes inespér les confond en un unique anniversaire ; S< n'est qu'un épisode tragique, l'avortement d tentative hasardée qui peut-être^ si elle eût réi aurait créé à l'ennemi de durs obstacles e lourds embarras, mais n'aurait certainement comblé l'abime où l'incroyable atonie de Baz devait, à si courte échéance, précipiter le p C'est à Bezonville ou à Saint-Privat qu'il fa vaincre. Nous avons toujours prétendu qu'c pouvait. Voici que nos adversaires eux-mê fournissent de nouveaux arguments à cette th Nous ne les négligerons pas, car, tout en ravi nos regrets, ils fortifient singulièrement espoirs.