‹ Le hochet d'or;Chapitre 102 sur 111 · VOUE A SAINT HUBERT · texte numérisé non relu

VOUE A SAINT HUBERT

Perçant la verdure Avec bonne humeur, Le cerf qu'il rassure Dresse sa ramure Sur le beau dormeur !

Sans qu'un seul coup gronde, Non loin des sapins, En narguant sa fronde.

Bondit une ronde De petits lapins !

Bébé se réveille Et regarde autour :

Comme il s'émerveille.

Tous à son oreille Lui disent : bonjour 1

Sa main les caresse Comme des amis :

Son cœur s'intéresse Et dans sa tendresse Renonce aux salmis !

Adieu, pour nos fêtes.

Pâtés, et rôtis, Et civets honnêtes I Chers gibiers, vous êtes Vraiment trop gentils!

Comment se résoudre A vous massacrer?

Sans brûler de poudre, Sans lancer sa foudre, Bébé va rentrer.

Perdant son salpêtre, Par vous désarmé, — 0 plaisir champêtre! - Il vous laisse paître.

Et rentre affamé !

Son courage avide Cède à la douceur :

Il revient timide.

Léger et main vide.

Comme maint chasseur î

En Thonneur^du brave Sonne, mirliton !

Bébé sans entrave Revient lent et grave :

Tontaine et tonton i

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