VOUE A SAINT HUBERT
Perçant la verdure Avec bonne humeur, Le cerf qu'il rassure Dresse sa ramure Sur le beau dormeur !
Sans qu'un seul coup gronde, Non loin des sapins, En narguant sa fronde.
Bondit une ronde De petits lapins !
Bébé se réveille Et regarde autour :
Comme il s'émerveille.
Tous à son oreille Lui disent : bonjour 1
Sa main les caresse Comme des amis :
Son cœur s'intéresse Et dans sa tendresse Renonce aux salmis !
Adieu, pour nos fêtes.
Pâtés, et rôtis, Et civets honnêtes I Chers gibiers, vous êtes Vraiment trop gentils!
Comment se résoudre A vous massacrer?
Sans brûler de poudre, Sans lancer sa foudre, Bébé va rentrer.
Perdant son salpêtre, Par vous désarmé, — 0 plaisir champêtre! - Il vous laisse paître.
Et rentre affamé !
Son courage avide Cède à la douceur :
Il revient timide.
Léger et main vide.
Comme maint chasseur î
En Thonneur^du brave Sonne, mirliton !
Bébé sans entrave Revient lent et grave :
Tontaine et tonton i