‹ Le hochet d'or;Chapitre 108 sur 111 · ADIEU, BÉBÉS · texte numérisé non relu

ADIEU, BÉBÉS

BALLADE

Dans la tiédeur des chambres closes Sous le rideau longtemps blottis, Ils avaient peur de toutes choses :

Ils étaient petits, tout petits.

Avec de ravissantes poses Ils jouaient devant le feu clair; Ils riaient ou pleuraient sans causes Mais où sont les Bébés d'hier?

Par de promptes métamorphoses Les nourrissons sont convertis; Dès que les ailes sont écloses, Les oiseaux sont vite partis !

ADIEU, bébés!

Dans la Nature point de pauses : Après le printemps, c'est l'hiver; Les nids désertés sont moroses :

Mais où sont les Bébés d'hier?

Voici déjà des virtuoses Où n'étaient que des apprentis :

La demoiselle a ses névroses.

Les cavaliers sont travestis.

L'un de Tamour cueille les roses, L'autre en brave s'arme du fer, Et songe à des apothéoses!

Mais où sont les Bébés d'hier?

ENVOI

Mère, qui jamais ne reposes Pour l'enfant dont ton cœur est fier, Veille tes berceaux bleus ou roses :

Mais où sont les Bébés d'hier?

l.STRO DICTION

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