‹ Le hochet d'or;Chapitre 12 sur 111 · RONDEAU · texte numérisé non relu

RONDEAU

Que je les aime, alors que sans souci Et tout mignons, — pas plus grands que ceci ! — De mois vécus ils comptent douze ou treize ! Leur trône alors, c'est leur petite chaise. Quand à marcher ils n'ont point réussi.

Leur lèvre est rose et leur cœur endurci; Ils brisent tout, jouets, fleurs, sans merci : Mais c'est alors, quand leur mère les baise. Que je les aime!

Souvent de pleurs leur œil est obscurci, Car ils sont vifs et colères ; mais si Un rien les fâche, un baiser les apaise. Sans peur, du reste, ils se mettent à l'aise, Souvent tout nus; — mais vraiment c'est ainsi Que je les aime!

Page 1