‹ Le hochet d'or;Chapitre 13 sur 111 · LE CHANT DU DÉPART · texte numérisé non relu

LE CHANT DU DÉPART

Le pied est moins tremblant et la jambe est plus forte,

L'ardeur remplit les chers petits; Las du coussin moelleux et du bras qui les porte,

Ils vont partir, — ils sont partis!

Ils s'étendent d'abord sur les tapis qu'ils foulent : On ne marche pas quand on veut.

Comme les limaçons ils rampent ou se roulent : Chacun se traîne comme il peut.

Ensuite avec l'allure humble des culs-de-jattes.

Ils vont sur les parquets cirés.

Ou, par un beau progrès, ils vont à quatre pattes, — Désespoir des bas déchirés! —

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