LE CHANT DU DÉPART
Le pied est moins tremblant et la jambe est plus forte,
L'ardeur remplit les chers petits; Las du coussin moelleux et du bras qui les porte,
Ils vont partir, — ils sont partis!
Ils s'étendent d'abord sur les tapis qu'ils foulent : On ne marche pas quand on veut.
Comme les limaçons ils rampent ou se roulent : Chacun se traîne comme il peut.
Ensuite avec l'allure humble des culs-de-jattes.
Ils vont sur les parquets cirés.
Ou, par un beau progrès, ils vont à quatre pattes, — Désespoir des bas déchirés! —