‹ Le hochet d'or;Chapitre 24 sur 111 · FANTASIA · texte numérisé non relu

FANTASIA

11 est une Fée aux doigts roses, ■Qui baise le front de Tenfant, Et, le jour, de fleurs se coiffant.

Se plaît dans ses métamorphoses;

Il est une Fée aux cils d'or, <}ui dans les songes extravague, Qui joue au sommet de la vague.

D'astre en astre suit son essor ;

Il est une Fée au front pâle, Qui danse aux plis des rideaux blancs.

Et, parmi les rayons tremblants, Déroule sa robe d'opale;

Il est une Fée aux yeux noirs, Qui près des berceaux rampe et glisse, Et, prenant l'ombre pour complice.

Soupire au fond des vieux manoirs.

C'est toi. Fée étrange et fantasque.

Qui, hantant les jeunes esprits.

Ou leur fais peur ou leur souris, En changeant à ton gré de masque ;

C'est toi, dont les attraits puissants Sur leur raison jettent des voiles, Et vers le monde des étoiles Les emportent tout frémissants;

C'est toi qui, les tirant d'eux-mêmes, Les perds dans mille visions.

Réalités, illusions.

Dont tu composes tes poèmes;

C'est toi qui fais battre leurs cœurs Pour ce qui brille et ce qui chante, Dont la baguette les enchante Par ses sortilèges vainqueurs ;

Qui répands pour eux ton mystère Dans la forêt, sur les étangs.

Et qui les rends tout palpitants Pour l'écho d'un pas solitaire;

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