‹ Le hochet d'or;Chapitre 25 sur 111 · FANTASIA · texte numérisé non relu

FANTASIA

Qui peuples d'ogres, de lutins, Le royaume de leurs pensées, Ou mets les Ondines bercées Dans l'Aurore de leurs matins;

Qui, créatrice intarissable, Peux les enrichir sans efforts, Et leur prodiguer des trésors Simulés par des grains de sable,

Ou, par le don de ton pouvoir,

Sans qu'un doute en leurs jeux les touche,

En fais des amiraux qu'on mouche

Ou des généraux en bavoir!

0 Fantasia, douce Fée, Que le premier âge connaît, Par qui tendrement frissonnait La divine lyre d'Orphée,

Afin qu'ici notre horizon S'étende large et moins austère, Et que nous n'allions pas sur terre Sous le joug seul de la Raison,

Prends nos bébés, mets en leurs têtes Tous tes mirages captivants, — Et trompe aussi ces vieux enfants Que l'on appelle les poètes I

LE HOCHKT d'or. 7

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