LES NOURRICES ANTIQUES
Votre âme est bonne : on vous admire, Quand, sous le coup de deuils récents, Pleurant Oreste ou Déjanire, Vous trouvez de tendres accents.
L'on vous admire et l'on vous aime, Veillant sur votre enfant chéri, Suivant jusqu'à l'heure suprême Celui que vous avez nourri.
Heureuse la maison d'Atrée Dont les fils, marqués du Destin, Trouvaient pour la vie, à l'entrée, Des servantes au cœur certain !
Et nous, privés d'appuis fidèles, Voudrions tous, Parisiens, Vous posséder, rares modèles, 0 nourrices des temps anciens!