‹ Le hochet d'or;Chapitre 65 sur 111 · OARISTYS · texte numérisé non relu

OARISTYS

« Vous n'avez point de cœur, mon mouton Frise-Laine ! « Ma poupée est souffrante, et vous bêlez toujours ! « La pauvre et chère enfant, grâce à vos longs discours, (( Ne peut clore, avec vous, ses yeux de porcelaine ! »

— « Bé! Bé!» — « Seriez-vous donc jaloux de notre Hélène? « Nous vous comprenons bien, nous ne sommes pas

[sourds :

« Puisque vous le voulez, ô mouton, mes amours, <( Partons ensemble aux prés fleuris de marjolaine. »

Ainsi gronde et caresse en termes pénétrants L'heureuse Sylvia, bergère de quatre ans, Qui court dans le jardin où retentit sa joie;

Et derrière bondit, à la suivre obstiné. Laissant traîner à terre une laisse de soie, Le joli mouton blanc au front enrubanné.

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