‹ Le hochet d'or;Chapitre 67 sur 111 · OISEAUX DE VOLIÈRE · texte numérisé non relu

OISEAUX DE VOLIÈRE

Au salon, tout d'abord, observant l'étiquette, La froide causerie échange ses propos : Sur son trépied doré la volière coquette De ses hôtes charmants renferme le repos.

Puis la langue s'anime, et l'Esprit, plus dispos, Vole comme la balle au bout de la raquette : Fauvettes et pinsons enflent tous leurs pipeaux; Tout ce monde à l'envi chante, parle et caquette.

La troupe des bébés, de môme, s'enhardit;

On saute, on se bouscule, on jase, on s'étourdit

De sa réserve ainsi chacun se dédommage.

Parfois les entretiens tout à coup sont tombés ; Et les mères, alors, écoutent le ramage Moins des petits oiseaux que des petits bébés.

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