‹ Le hochet d'or;Chapitre 74 sur 111 · NOS BONNES NOURRICES · texte numérisé non relu

NOS BONNES NOURRICES

Les femmes du village ont quitté le lavoir, Le linge a disparu qui séchait sur les ornes; La ferme s'animant commence à recevoir Le chariot qui rentre en grinçant sur les bornes.

Sous le ciel, obscurci des vapeurs des soirs mornes, Les vaches, que les prés tout le jour ont dû voir. Battant lair de leur queue et baissant plus leurs cornes. Reviennent lentement du plus proche abreuvoir.

Leurs pis gonflés de lait pendent, pénible entrave ; Le caillou du chemin sonne sous leur pas grave. Qui des taons douloureux à peine les défend.

Leur cou rêveusement vers la terre s'allonge; Elles vont deux par deux, dociles à la longe Que tire sans efl'ort un tout petit enfant.

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