‹ Le hochet d'or;Chapitre 75 sur 111 · D APRES G. SAND · texte numérisé non relu

D APRES G. SAND

Des lignes du labour la plaine est parcourue. Huit forts taureaux, à l'œil de flamme, au front frisé, Dans la friche rebelle, où lutte la charrue, S'irritent, frémissants sous le joug imposé.

L'homme les tient à peine et sa tâche est accrue, Quand sur le roc bondit le tranchant aiguisé; Mais par son jeune fils sa force secourue Remet dans son chemin l'attelage apaisé.

Le beau petit, armé d'une légère gaule.

Une toison d'agneau suspendue à l'épaule,

Court près des bœufs soumis, et le sillon se fend.

Ainsi s'ouvre la glèbe, ainsi le cœur espère.

Le père, heureux et fier, contemple son enfant;

L'enfant s'est retourné pour sourire à son père.

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