‹ Le hochet d'or;Chapitre 8 sur 111 · TENDRES MENOTTES · texte numérisé non relu

TENDRES MENOTTES

Certes, les premiers jours, vous faites peine à voir, Mains immobiles, mains dont on plaint les détresses; Mais quand vous commencez, faibles, à vous mouvoir, On admire, ravi, vos neuves maladresses.

Puis hors de la brassière, avec plus de pouvoir, Vous vous agitez dans de folles allégresses; Puis vous vous élevez, d'abord jusqu'au bavoir, A la bouche plus tard, prêtes pour les tendresses. ^

Alors vous expliquez la vision des yeux.

L'aile de Toiseau, For des tleurs, l'azur des cieux ;

Vous faites pénétrer dans les secrets des choses;

En touchant tout du doigt, de tout vous instruisez; — Et nous vous adorons, 6 petites mains roses. Que l'enfant si souvent présente à nos baisers 1

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