SCÈNE QUATRIÈME
jaune et vert. — On l’approche des lèvres de la malade, ma vue se trouble, une sueur froide inonde mon front, je m’affaisse sur un meuble, et je perds connaissance.
ROMANÈCHE, avec U même rire.
Hi ! hi ! bi !
HONTACABÈRE.
On me secoue, je reviens à moi. Cette adorable créature était debout. Elle remerciait son médecin avec un sourire que In confusion rend.ul plus enchanteur encore. Elle me tendait la main. — Quel métier, quel joli métier ! — Et si
lacile ! (il fait ane pirouette et va se regarder daoa la glare, deraut la che-
miDée.) Puis elle réclama une voilure etdisparut.
ROM ANÈCH E.
Sans te laisser son adresse.
MONTACABÈRE
Ob ! je l’ai, son adresse; — j’ai suivi la voilure.
ROMANÈCHE
Tu sais qui elle est?
MONTACABÈRE, devant la rheminêe.
Parfaitenne.nt, — c’est une cocotte.
ROMANÈCHE
Hein?
MONTACABÈRE, criant.
Une cocotte.
ROM4N ÈCHE.
Pouah !
MONTACABÈRE
Comment, pouah ? Je te dis qu’elle est ravissante.
ROM AN ÈCH E.
Oh !
MONTACABÈRE
Ravissante. Des yeux ! des bras! une taille !
LE HOMABD
ROMANÈCHE
Eh bien, après?
MoDtacabère le regarde gravement, Ini prend le bru et lui tite le poiila. MONTACABÈRE.
Tu es malade.
ROMANÈCHE
Moi?
MONTACABÈRE
L’estomac ne va pas ?
ROMANÈCHE, le boiisnulaot et patsant à droite *•
• Tu te crois médecin, maintenant?
MONTACABÈRE
Je t’ai connu aimable et gai .
ROMANÈCHE
Gai 1 oui, j’ai été gai. Je me demande ce qui pouvait bien m’égayer. Tout est si bête dans la vie !
MONTACABÈRE
Comment digères-tu ?
ROMANÈCHE
Mal.
MONTACABÈRE
Ta femme est laide.
ROMANÈCHE
Oh ! laide ou jolie, le nez droit ou le nez de travers, — la différence est si petite. — Mais elle est jolie. Je la trouvais fort jolie, au temps où... puisque je hii sacrifiai une folle maîtresse. •
MONTACABÈRE
La séparation fut pénible ?
ROMANÈCHE
Non, nous nous fimes nos adieux en déjeunant chez Brébant.
• Montncabrre,' Rom«nioli(*