SCÈNE QUATRIÈME
MONTACABÈRE, fauant nns grimace aignifieatire .
Oh ! — (Gravement. ) Qu’avez-vous mangé?
KOHANÈCHE.
Toujours les mêmes niaiseries : (Avec dégoût.) un perdreau, des crevettes, un homard à la provençale. .
MONTACABÈRE
C’est le homard.
ROHANÈCHB.
Quoi, le homard? J’en raffolais, du homard.
MONTACABÈRE
Et maintenant?
ROHANÈCHE.
Maintenant, je le trouve exécrable. Mais je l'aime, parce que mon beau-père ne peut pas le souffrir. Je lui en sers toutes les fois qu’il vient chez moi. Hier encore! Et j’en mange ; — ça lui est désagréable.
MONTACABÈRE
Ne cherchons pas davantage, tu as une gastralgie.
ROMANÈCHE
Te moques-tu de moi? .
Tout ce qui tient à l’estomac m’est familier. Le homard, aliment grossier, est la cause prédisposante.
ROMANÈCHE
Tu es stupide.
MONTACABÈRE
Mauvais caractère, — symptôme concomitant.
ROMANÈCHE
Va te promener.
MONTACABÈRE
Gastralgie. — Tu ne digères pas.
ROMANÈCH E.
Crétin !
•MONTACABÈRE
Mais si tu digérais bien, tu serais enthousiasmé comme moi de cette belle créature.
ROMANÈCHE, criant.
Je ne la connais pas.
Tu la connaîtrais, puisque vous respirez sous le même toit.
ROMANÈCHE
Le même toit !
MONTACABÈRE
Et tu pourrais me renseigner.
ROMANÈCHE
Elle demeure ici ?
MONTACABÈRE
Quai Voltaire, soixante-cinq.
ROMANÈCHE
Dans cette maison?
MONTACABÈRE
Je l’ai vue entrer.
ROMANÈCHE
Et tu dis que c’est une cocotte?
MONTACABÈRE
Elle était seule. J’ai trouvé un billet dans son corsage, un bracelet dans les plis de sa jupe, et un paletot d’homme dans ses fourrures.
ROMANÈCHE
Ab ! ah I — Tu as le billet?