‹ Le Homard, comédie en 1 acteChapitre 20 sur 45 · SCÈNE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE QUATRIÈME

MONTACABÈRE, fauant nns grimace aignifieatire .

Oh ! — (Gravement. ) Qu’avez-vous mangé?

KOHANÈCHE.

Toujours les mêmes niaiseries : (Avec dégoût.) un perdreau, des crevettes, un homard à la provençale. .

MONTACABÈRE

C’est le homard.

ROHANÈCHB.

Quoi, le homard? J’en raffolais, du homard.

MONTACABÈRE

Et maintenant?

ROHANÈCHE.

Maintenant, je le trouve exécrable. Mais je l'aime, parce que mon beau-père ne peut pas le souffrir. Je lui en sers toutes les fois qu’il vient chez moi. Hier encore! Et j’en mange ; — ça lui est désagréable.

MONTACABÈRE

Ne cherchons pas davantage, tu as une gastralgie.

ROMANÈCHE

Te moques-tu de moi? .

Tout ce qui tient à l’estomac m’est familier. Le homard, aliment grossier, est la cause prédisposante.

ROMANÈCHE

Tu es stupide.

MONTACABÈRE

Mauvais caractère, — symptôme concomitant.

ROMANÈCHE

Va te promener.

MONTACABÈRE

Gastralgie. — Tu ne digères pas.

ROMANÈCH E.

Crétin !

•MONTACABÈRE

Mais si tu digérais bien, tu serais enthousiasmé comme moi de cette belle créature.

ROMANÈCHE, criant.

Je ne la connais pas.

Tu la connaîtrais, puisque vous respirez sous le même toit.

ROMANÈCHE

Le même toit !

MONTACABÈRE

Et tu pourrais me renseigner.

ROMANÈCHE

Elle demeure ici ?

MONTACABÈRE

Quai Voltaire, soixante-cinq.

ROMANÈCHE

Dans cette maison?

MONTACABÈRE

Je l’ai vue entrer.

ROMANÈCHE

Et tu dis que c’est une cocotte?

MONTACABÈRE

Elle était seule. J’ai trouvé un billet dans son corsage, un bracelet dans les plis de sa jupe, et un paletot d’homme dans ses fourrures.

ROMANÈCHE

Ab ! ah I — Tu as le billet?

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