SCÈNE DIXIÈME
HERMIXIE, à fart.
Ce n’est plus le même*
PROSPER, h part.
On nous l’a changé. ^
MONTAC.VBÈRE, a paît.
Le Ivpmard n*a pas résisté à mon médicament. — Qu’est-cc que ça pouvait bien êire?
Romari-ebe prend «n air fin et tire lentement do sn poche la botte à miisiipio.
PROSPER, effrayé.
La boîte à musique !
HERMINIE, do mémo.
Il l’a toujours !
MONTACABÈRE, à part.
Toujours !
ROMANÈCHE, à Montacabcre *.
Ce n’est pas une cocotte.
TOUS
Ah!
ROMANÈCHE
Elle a un mari.
TOUS
Ah!
ROMANÈCHE
Pauvre homme!
MONTACABÈRE, inquiet.
Tu as lu la lettre?
ROMANÈCHE, avec indignation.
Une lettre de femme mariée! Oh! Brutus! oh ! — (tuant gaiement.) Ne disons rien au dragon ; — pauvre dragon! — Je lui ferai mes excuses.
LE HUMARD
n 0 M A s ÈC U E, à Montac'ubéi e .
Voici ta boite. — (.Meitaui un lioigf «nr »o8 lèvres.) SoyoDS discrets.
MONT.ACABÈHE, luenant vivement la belle.
Oui, oui.
HERMINIE, vüm|>Iètoiueut rassuièe.
' Vous êtes bon, Joseph.
ROMASÈCHE.
Parce que je suis gai, Herminie.
MONTACABÈRE, à part.
Je l’ai guéri ! Quel métier ! quel joli métier! — Et si facile!
ROHANÈCHE.
T’ai-je présenté à ma femme?
MONTACABÈRE, tiioiupliant.
Pas encore.
ROMAN fie HE, présentant Moatacabère et passant à droite *.
Brutus Montacabère, avocat distingué.
MONTACABÈRE, bas à Herminie en la saluant.
Le voilà comme tout le monde — crédule et confiant. — Je vous rends un mari parfait.
PROSPER, de l’autre cdtè, lui prenant la main.
Merci.
■ MONTACABÈRE, stupéfait.
Hein!... (Regardant Prosper et Herminie. — A Prosper.) Votre
paletot est chez moi.
* Prosper, Montacabère, Herminie, Romanèche.