‹ Le Hoquet Épidémique à BordeauxChapitre 11 sur 31 · OBSERVATION VI · texte numérisé non relu

OBSERVATION VI

(Publiée par le Docteur Petges, Gazette Hebdomaduire des Sciences Médicales, £ 6 février 1921)

M. X..., quarante-huit ans, médecin, fait sa consultation . d'hôpital, Le neuf heures à onze heures, dans une pièce surchauf-

fée, dont il fait remarquer l'excès de température à ses aides et Stagiaires. A onze heures, sans pardessus ni veston, en blouse d'hôpital, il séjourne dans les jardins, immobile, durant une dizaine de minutes, exposé à un courant d'air vif, puis il reste à travailler à la pharmacie durant plus d'une heure, toujours peu vêtu dans un local non chauffé, ie

Habituellement frileux et très couvert, vivant dans des pièces très chauftées, il ressent nettement une impression de refroidissement pénible, de frisson, de malaise, et cherche à se réchaufier en marchant à pied pour rentrer chez lui.

Après un déjeuner rapide, il commence sa consullation à une heure trois quarts et ressent bientôt un malaise général avec gêne et petile douleur à la déglutition du côté droit, rappelant une angine légère. Bientôt surviennent des douleurs gastriques rappelant les douleurs des crises d’hyperchlorhydrie et vers deux heures commence un hoquet qui durera près de trente heures.

Durant toute l'après-midi, la crise douloureuse gastrique, que le malade n'avait jamais éprouvée, persiste très pénible, au point qu'il est obligé de provoquer des vomissements par l’eau tiède et des titillations de l’arrière-gorge, vers dix heures du soir. Le vomissement entraîne un certain soulagement notable dans les ‘douleurs gastriques, sans calmer le hoquet.

Ce hoquet se produit sur un rythme de trois contractions par minute, à peu près régulièrement une contraction sur trois était redoublée. La posilion allongée, le repos absolu, paraissaient arrêter les secousses durant quelques minutes, puis elles recommençaient, Tous les petits moyens mis en œuvre n'avaient aucun effet. Pendant la nuit il s’est produit quelques accalmies, durant des périodes de demi-heure à une heure au maximum, le malade dormant légèrement et étant vite réveillé par la reprise des secousses, qui étaient assez violentes pour ébranler son lit. Cet état a persisté toute la journée du lendemain.

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