‹ Le Hoquet Épidémique à BordeauxChapitre 12 sur 31 · LES TERS · texte numérisé non relu

LES TERS

Les moyens les plus variés, bien connus, ont été mis en œuvre, sans le moindre résultat, en particulier la cocaïne en pastille n’a eu aucun effet. Bien entendu, le malade se sentait très las, avec sensation de courbature ; les attaches du diaphragme, les muscles du thorax étaient très endoloris, de telle sorte que les contractions devenaient de plus en plus pénibles.

La température est restée normale et n'a pas dépassé 37°, malgré la petite angine signalée. Pas de toux, aucun signe pulmonaire ou pleural, nerveux ou autre.

Trente heures environ après le début du hoquet, le élade a pris de l’aspirine, à la dose de un gramme, en solution dans un demi-verre d’eau. L'effet a été remarquable : tandis que le hoquet conservait, avant cette médication, son acuité et sa violence au même degré que la veille, un quart d'heure après la prise d’aspirine, il s'arrêtait net. Rien n'a plus reparu ensuite. Le sujet a pu diner, causer toute la soirée. Après un purgatif salin, le lendemain matin il a pu reprendre ses occupations sans le moindre trouble. Son état de santé est parfait depuis cet accident.

Aucun membre de sa famille n’a présenté de troubles analogues. Le malade ignorait absolument l'existence de cas semblables et n’a pu présenter des troubles purement nerveux ou d'imitation.

Un des étudiants de son service est venu le consulter pendant que lui-même était atteint, pour des phénomènes calqués sur le même tableau symptomatique, survenus le même jour, à la suite des mêmes causes de refroidissement, ayant duré quaranie-huit heures.

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