CHAPITRE VI
Thérapeutique.
On a dit : le hoquet épidémique résiste à tout et passe tout seul. |
La compression du phrénique (Widal), du pneumogastrique, des globes oculaires, l’éternuement (déjà signalé par Hippocrate), l'émotion provoquée, l'arrêt de la respiration, tous les remèdes populaires, et toutes les formules à réciter sans respirer aussi longues qu'elles soient, la position horizontale sur le ventre, le sucre, le vinaigre, l'eau bue par petites gorgées, la glace, les tisanes chaudes, les pastilles de cocaïne, la belladone, l’eau chloroformée, la liqueur de Hoffmann, le chanvre indien, la valériane sous forme d'intrait, le bromure de potassium, la morphine ellemême, dix à vingt gouttes par jour dans du lait d'une solution alcoolique à 20 pour 100 de benzoate de benzyle, l'iodure d'éthyle en inhalations, les applications chaudes, les compresses chloroformées, les ventouses, les sinapismes au niveau de la région épigastrique, la faradisation des nerfs phréniques, bref, tous les moyens chimiques ou physiques ont été mis en œuvre. M. Labeau a signalé l'heureux effet dans un cas de la faradisation des phréniques.
Avec ce que nous avons dit sur la nature de ce hoquet, il est facile de conclure que tous ces moyens sont sans action bien nette et que livré à lui-même, le hoquet passe seul, en trois jours dans la majorité des cas.
Cependant, M. Petges a obtenu les meilleurs effets de