AVANT-PROPOS
Avant de présenter notre travail, nou: lénans à remer ïer tout particulièrement deux de nos mailres, vers qui doit aller notre reconnaissance et notre admiralion.
M. le Professeur Cruchet, dont nous avons eu l'honneur d'être l'élève, nous est apparu comme le chercheur curieux, dont l’ardeur scientifique, exempte de passion et d'intérêt, ne connaissait d'autre but que la découverte, d'autre récompense que la vérité.
Inspirateur de notre thèse, il a mis à notre disposition toute sa science, sa clairvoyance et ses conseils.
‘Que ce maître sans cesse bienveillant reçoive ici l’expression de toute notre gratitude.
M. le Professeur agrégé Petges, qui a été le directeur de nos recherches et dont le travail et l'opinion sur la question qui nous intéresse ont servi de base à notre étude, nous à ouvert en quelques instants de conversation des horizons insoupconnés sur la nature vraie de certaines maladies et sur la facon dont il faut savoir les regarder et les comprendre. Qu'il soit assuré que ses paroles et ses conseils ne seront pas perdus.
Nous avons à cœur de lui dire ici que nous sommes pénétré de sa bonté, de son amabilité, de la valeur précieuse de son enseignement, de sa compétence si étendue et si haute sur tout ce qui peut intéresser notre art difficile.
Au moment de quitter la Faculté, nous tenons à remercier ici tous nos maîtres, pour tout ce qu'ils ont fait pour nous, en les priant de ne point voir dans cette phrase
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banale l’accomplissement d’un devoir traditionnel, mais l'expression d’un sentiment profond qu'il nous est agréable de leur adresser.
Nous avons aussi pour cette dernière épreuve que constitue une thèse un peu d’'indulgence à leur demander.
Nous aurions voulu un travail plus digne de leur enseignement et de leur effort. Nous avons eu une enquête difficile à faire, des matériaux bien épars à rassembler; nous alléguerons le peu de documents sur la question, l'élat de nos connaissances un peu sommaires en la matière, la difficulté de se faire une opinion sur un sujet si fécond en discussion et si nouveau encore.
C'est cette dernière raison qui nous a fait choisir cette étude. C'est elle qui nous servira d'excuse.
Nous avons pensé qu'il pouvait êlre intéressant de fixer un peu l'allure épidémique et les manifestations de ce hoquet singulier qui fit parler de lui dans tous les milieux médicaux : à la fin de l’année dernière et au commencement de cette année.
Pour ne pas nous égarer nous avons dû limiter nos recherches à la ville même de Bordeaux. Notre travail n'a d'autre prétention que de résumer et de grouper les cas connus. Nous avons dû à la fin essayer d’esquisser une pathogénie et un type clinique complet de cette affection. Il nous semble que nous aurions dû envelopper nos phrases de plus de prudence et oualer de réserves nos conclusions; mais nous n'y Cchangerons rien, Car nous avons pour nous l'avis de nos maîtres et que, certain d'avoir fait une récolte consciencieuse de faits, nous pouvons sans crainte la livrer telle qu'elle est.