ACTE IV
IGl)
GUILLOCHET, apj)clr.nt.
De Colombat 1
(Ce detenu pai-t de même. Guillocliet hésite ; Il passe son mouuhoir - sur son Iront.)
LE CONCIEEGE.
Appelez !
GUILLOCHET, appelant.
Manslein I
Manslein !
PHILIPPE et SYLVAIN.
SUZANNE
Oh!
. (Philippe et Sylvain se prennent la main.) la MABQUISE.
^loi!... .(Silence.) Moi!... (A elle-même, avec désespoir.)
Gaston, mon fils, je ne te verrai plus!
(Mouvement silencieux. On voit que Suzanne prie.)
PHILIPPE, has à S}'lvHin. ,
Je suis navré, mon ami.
SYLVAIN
^ Allons, Pliilippe, allons! • r
LA MARQUISE fait quelques pas lentement. Tout à coup elle s’arrête en face dn concierge et de Gnillochet. '
C est impossible!... Je suis à peine entrée ici; je n’ai pas reçu d’acte d’accusation ; je proteste !
LE CONCIERGE, froidement.
Allons! • .
LA MARQUISE, à Gnillochet.
C’est contraire à la loi; je proteste! (Aux assistants qu’elle cherche ii émouvoir.' Messieurs, je VOUS prends tous à
témoins. (A Philippe.) Vous, monsieur, vous êtes quehiuc chose ici... vous êtes médecin de la prison... monsieur... (Philippe ne répond pas.)
GUILLOCHET, répète.
Manslein !
LA MARQUISE, has à Philippe, fiévreusement.
Secourez-moi, monsieur ; oubliez votre ressentiment, monsieur; sauvez-moü... (Plus bas encore.) Je suis votre mère !
PHILIPPE, frappé au cœur.
Ah! (A Gnillochet.) Madame proteste... • •
GUILLOCHET, bas,
Tais-toi donc !
PHILIPPE, de même.
Comment? '
GUILLOCHET.
Éloigne-toi, te dis-je !
PHILIPPE
Qu’y a-t-il donc?
(Il saisit la main de Guillochet, jette un rapide regard sur la feuille et pousse un cri étouffé.)
LA MARQUISE, qui a Vit et saisi leurs hésitations.
Une méprise, sans doute, une erreur. Voyez, monsieur, voyez !...
GUILLOCHET, à Philippe. Bas.
Malheureux I
(Philippe chanoelle, sa main retombe, ses yeux se troublent.) SYLVAIN.
Quoi donc, frère?