ACTE IV
SUZANNE
Eh bien?
PHILIPPE, balbutiant, A Gnillochet.
Vous VOUS êtes trompé, je crois, citoyen.
LA MARQUISE, avec joie.
Aht
OUILLOCHET.
' Il le veut. (Haut, tremblant.) Trompé, c’est possible...
PHILIPPE
Oui, tu t’es trompé, Guillochet, ce n’est pas Manslein qui est écrit...
C’est?...
* PHILIPPE
Ce trait que tu ne voyais pas, cette barre sur cette lettre... il y a... (U essaye vainement de prononcer.) Il y a., .
SYLVAIN
Ah! mon Dieu I
SUZANNE, pâle.
Manstein, peut-être? . ■
PHILIPPE, it peine intelligible.
Oui... oui...
GUILLOCHET, appelant d'une voix étouffée.
Manstein !
SUZANNE
C’est moi.
LA MARQUISE, bas.
Merci! mon fil.':!
J 7-2 lÆ IirSSAlîl) w: BKRCHEKY
PIIir.II'PE, reculant avec un cri d’horreur.
Ah ! (Il va vers Suzanne, les mains jointes.) Et C 0St moi! ...
^ . • STJZ.»|,NîiK.
On en appelait à votre témoignage, vous avez agi en homme d’honneur. Je vous aimais, je vous admire.
PHILIPPE, à Sylvain, avec désespoir.
Elle ne peut pas me comprendre, Sylvain.
STLVAIN, s’avançant.
Je lui ferai comprendre.
(Suzanne fait un pas pour s’éloigner.) • ,
PHILIPPE, tombe à ses genoux.
Suzanne! oh! Suzanne!...
Sl’ZANNE.
La dernière fois que je vous ai dit adieu, je disais tout bas ; au revoir. Aujourd’hui, c’est bien adieu. Ah! du fond du cœur, adieu!
(Elle lui envoie un baiser en reculant défaillante.)
SYLVAIN, la saisissant dans ses bras.
Je n’attendrai pas qu’on m’y appelle, moi, au tribunal... j’y vais... (A Suzanne.) Appuyez-vous sur mon bras!
PHILIPPE, les voyant s’éloigner.
Et mon frère aussi ! mon frère aussi!... C’est trop!...
(Il veut faire quelques pas pour les suivre et tombe évanoui dansiez bras de la duchesse et deGuillochet.)