SCÈNE VI
Les Mêmes, SUZANNE.
SÜZANNE, précîpitaiiiriient. '
Comte ülrieh, nos quêteuses entrent dans Tavetiuo.
ULRICH, bas. .. I
Silence. (Haut.) Venez do^ic,. comtesse de Manstein, affirmer à ces étrangers qu’ils se trompent, que vous . êtes ici chez vous, dans l’héritage de votre oncle.^
rÉLACHOT.
Par exemple !
SUZANNE
11 est vrai. . . ' .
LA MARQUISE
Mais, on vertu d’un tostanient du comte, mou heaufi’ère, nous héritons, mon lils et moi. Cc'te.siaitient . on voici la copie exacte certilîée.par Jo notaire Dietricli.
ULRICH
La date de votre testament, madame ?
ms.
ULRICH
11 se trouve révoqué par im autre en date.de lTi80.
ÜASÏÜN.
lîcvoriUQ !...
hA MARQUISE.
Comment n’ai-jc pas été avertie, convoquée pour l'ouverture des testaments?
ULRICH
Vous l’avez été, madame... mais comme dans votre précipitation vous étiez partie à la première nouvelle de la mort du comte, là lettre de convocation ne vous aura pas trouvée à Paris. , ' •
PÉLACnOT.
Diantre !
GASTON
Et ce testament de 1180 nous ôte le domaine?
! ’ • ‘ LA MARQUISE. ’ . '
Donne-t-il encore autre chose à mademoiselle?
^ ’■ SUXA'NNE. ' '
Ail! madame, voilà une scène cruelle pour moi; je suis riche depuis,hien peu de temps, et déjà je connais le mallieur de la richesse, permettez'quc je me retire et que la nouvelle à laquelle vous vous attendez si peu vous soit donnée loin de moi et .par d’autre.s que par moi. . ^ ■
''^,A MARQUISE
Mais, madeuioiselle, vous ôtes chez vous, à ee qu'il paraît, du moins vous y serez lorsque nos geins d’affaires auront exa&inô la question, lorsque les tribunau.x l’auront jugée.
SUZANNE
Comte Ulrich, mon ami, par grâce...
LE HUSSARD DE BERCHEXY
ULRICH
Laissez-donc, ^comtesse, madame la marquise parle sagement. Elle ne sait rien de votre situation, vous ne l’en instruisez pas; faites-lui connaître la vérité, et elle s’y rendra immédiatement, car madame la marquise a toujours été une femme de résolution et une femme de sens: Tenez, madame vous a exhibé la copie du testament de 1778; montrez -lui la copie du testament de 1780. Docteur Muller, je vous prie, c’est le notaire de la comtesse, lisez ; mais, au fait, l’acte est écrit en français puisque le '^^ateur était Français} madame peut lire elle-même, ce sera mieux !
Monsieur...
LA MARQUISE
vy '
Gaston. *
Je vais lire, ma mère : (li lit.) « Au nom'de la sainte Trinité, etc., etc., moi, Jean-Augustin, comte de Manstein, etc., etc., je déclare révoquer par le présent acte toutes dispositions antérieures, et j’institue ma légataire universelle mademoiselle Suzanne d’Adelsberg, fille unique de ma sœur bien-aimée. »
(Il s’arrête.)
LA MARQUISE. '
Légataire!.'.. . , .
Gaston, lisant.
« Lui léguant sans exception ni réserve, avec mon titre réversible sur son mari futur et ses enfants, tous Inès biens meubles et immeubles, à charge par elle do payer annuellement une rente' de mille florins a mon neveu le marquis de Manslein, demeurantenFrancc... ” Très-bien !
LA MARQUISE
Uh!