‹ Le hussard de Bercheny drame en cinq actes Auguste MaquetChapitre 12 sur 118 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

' • ' PÉLACHOT, ’

Je suis ruiné!

GASTON, hardiment, poursuivant.

« Je récompense ainsi dans ma nièce Suzanne le mérite le plus rare, la noblesse d’une âme au-dessus de tous les trésors de la terre... » Mes complUnents, mademoiselle!...

LA MARQUISE

Gaston.;. (Elle »aiïit le testament etf lit.), u Quant à la femme de mon malheureux frère, elle comprendra, sans que je sois forcé de le lui dire, pourquoi j’ai dù l’exclure de ma succession. »

ULRICH

Il 7 a tin codicile. -

GASTON

• Voyons 1 (Il lit.) «« Cette fortune que j’ai conquise par une vie de travail, de dangers, de dévouement à ma protectrice Marie-Thérèse, ne peut être transmise sans injustice à mon neveu Gaston de Manslein, qui, dans les temps d’épreuve que nous traversons, malgré tant d’occasions que n’eût pas manqué de saisir un homme de talent et de cœur, n’a rien fait qui l’ait révélé fils de son glorieux père. »

(Il s’arrête écrasé. Il remet le testament an notaire.)

' SUZANNE

Madame la marquise, je me vois la cause involontaire de votre disgrâce ; j’en souffre plus que je ne puis dire, et s’il m’était possible de soulager votre chagrin, de réparer un si cruel dommage...

ULRICH, has.

Assez, je vous prie. (Haut.) La comtesse Suzanne veut dire que pour rien au monde elle ne manquerait au&

'2Ü LE HUSSARD DE BERCHEXY

devoirs de l’hospitalité. Vous êtes entrés chez elle, demeurez-y autant qu’il vous plaira. (A Suzanne.) N’estcCe pas là ce que vous souhaitez, comtesse?

SUZANNE

Oui, oui... Pardon, madan\e, j’^i le cœur déchiré. Adieu! . '

' ' ' {î'2lle Sort à gauche.)

ULRICH , au docteur.

Né suivez pas la comtesse... Vous^étes libre, doc-

teur...

(Le notaire, tous wrtcnt.)

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