ACTE V
LE DUC
Je sais bien que je verrai si je sors.
CLOTILDE
Je VOUS dis que ia voiture vous attend en bas.
LE DUC
Je la connais,' pas suspendue. Non, j’aime mieux rester ici. Je sais ce qui se passe ‘au dehors. Entre nous, il y a cent mille Prussiens à la Villette, et le roi de Prusse est caché dans la Rotonde!
SYLVAIN
Oh ! monsieur Jacquelein, cette nouvelle-lè est votre chef-d’œuvre!
JACQUELEIN, modestement.
Elle m’a raccommodé avec Monseigneur!
CLOTILDE , à Sylvain.
Aidez-moi à emmener mon mari.
(Elle va vers Philippe et Suzanne auxquels elle fait ses adieux. J
SYLVAIN , au duc.
C’est moi qui l’emmènerai. (Au duc.) Ne partons-nous pas, Suzanne et moi, dans quelques minutes? Voyons, mon escorte doit vous rassurer un peu, l’escorte d’un capitaine ! ,
LE DUC
Oh ! vous ! (A part.) Il croit pourtant qu’on l’a nommé capitaine! (Haut.) Allons! puisque vous le voulea, nous mourrons ensemble. . .
JACQUELEIN.
Je demande à mourir comme Monseigneur!
• SYLVAIN
Nous n’avons que vingt-quatre heures pour sortir de France. Il faut partir, mes amis, nous sommes en retard.
PHIUPPB.
Partons !
SUZANNE
Partons !
TOUS
Partons I