‹ Le hussard de Bercheny drame en cinq actes Auguste MaquetChapitre 13 sur 118 · GASTON, LA MARQUISE, ULRICH, RI'XACTIOT · texte numérisé non relu

GASTON, LA MARQUISE, ULRICH, RI'XACTIOT

. . ■ • r ■ / GA8TON.. ' 1

.î 'ignore ce que Vous ferez, madame; mais moi, je ne re.sterai pas un quart d’heure dans Cettç maison! '

• • • -, ULRICH. ... - i ' V '

.leune homme, souffrez patiemment la ' vie est longue, ■ .. ... - ,

Gaston.

Monsieur, faites-nud grâce de votre ' morale. Pélachot, cherche-nous des chevaux. >

'l'ÉLACHO'f.

Oui, monsieur le marquis. q>us, ii la marquise.) A votre jilace, madame, je tronverab un moyen d’arranger un peu tout cela!

(Il sort.)

' ACTÉ I ' ' ' . 27

LA MARQUISE. , '

Ce drôle est dans le ^Tai.

, . , GASTCyi. , ,

Il me ruine et -m’insnlte!... Oui,, il m’insulte. 'C’est vrai, je suis un inutile, un parasite, je ne vaux rian.i. je ne fais rien, je ne suis rien, comme disait ce Rozel.” Eh bien, soit! on ne m’a pas élevé à être quelque chose! Mon oncle le héros me déshérite, il ma déslionore,, j’y consens! mais ce qu’il dit de vous, madame, cette méprisante réserve' que vous devez comprendre, qu’est-ce que cela signifie? Il s’agit de l’honneur, enfin! vous devez comprendre?... Voyons, madame, comprenezvous?... Des chevaux! le sol me brûle, l'air m’étouffe ! des chevaux !..-. "

„ (J1 sorf.)

UI.EICH. ■ î . i ‘

Une vraie femme, une vraie mère, eût fait quelque chose de ce malheureux à jamais perdu.

LA MARQUISE

Prétendrait- on que je me justifié, jlar hasard, et que je m’abaifise à commenter les rêveries haineuses, les calomnies d’un fou ! ■

ULRICH

Le comte mon ami u’était pas feu.

LA MARQUISE

Alors, il a eu raison de traiter fcomme ’ il l’a fait la femme de son frère?...-

'ULRTCH.

, Raison, je l’ignore... une raison, peut-être...

LA MARQUISE.'

Le comte n’avait pas cette raison en ITTS, et il l’a eue en 1780?

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LE IIUSP ABn DE BERCHENY

Je me souviens qu’un jour de cette année 1780, après une longue entrevue avec Marie-Thérèse, alors au lit de la mort, je le vis sortir pâle et irrité de la chambre de l’Impératrice. C’était en 1780 ; cette date m’avait frappé. Le testament qui vous déshérite porte cette date. - • -

' ' LA. MARQUISE

Voulez-vous dire que l’Impératrice ait été pour quelque choije dans ce changement subit? '

• ■ ULRICH

C’était une femme de mémoire , une souveraine intraitable sur les questions d’honneur. , .

LA MARQUISE

Comte Ulrich, expliquez-vous.

ULRICH, froidement.

Sur quoi, madame?

LA MARQUISE, à elle-même.

L’Impératrice avait deviné mon secret... elle m’a trahie ! ...

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