SCÈNE VII
SUZANNE, puis ULRICH.
(A -peine Philippe s’est-il renfermé dans sa chambre, qu’on voit s’entr’ouvrir la porte du salon au vestibule. Suzanne paraît.)
SUZANNE
J’ai entendu leurs pas s’éloigner dans l’escalier... Philippe est parti avec eux, je suis sèule ici... (S’appro-
chant du dolman laissé par Sylvain.) Bien ! (Elle s’avance vers la chaise. Ulrich paraît à son tour à la porte. Suzatwe se retourne et lui montre le dolman; puis, avec précipitation, elle élargit la déchirure sous le galon du collet. Tirant alors de sa poche un billet, elle se prépare à le glisser dans la fente .)
ULRICH
Eh bien?
J’y suis!... Relisons une fois encore. Qu’il n’y ait pas d’erreur possible... (Lisant.) « Nous sommes prêts, nous n’attendons que votre signal. « Dans la nuit, notre œuvre sera terminée! Demain, j’aurai tenu ma parole et payé ma dette.
ULRICH
Il me semble que j’entends du bruit.
SUZANNE
J’ai Uni.
(Elle glisse le billet dans l’ouverture.)
ULRICH, inquiet.
Hàtez-vous.
(La porte s’onvre. Philippe sort lentement. Tout à coup, il aperçoit Suzanne tenant le dolman de Sylvain. Au bruit de cette apparition, Ulrich s’esquive. Suzanne épouvantée hésite une seconde et s’écrie ;
SUZANNE,' haut.
Philippe. (Bas.) Philippe!
(Elle entasse points sur points dans l’étoffe avec une vivacité nerveuse.)