‹ Le hussard de Bercheny drame en cinq actes Auguste MaquetChapitre 41 sur 118 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

SUZANNE

Oui, je vous cache la vérité, mais je ne peux vous la dire. Tout mon cœur se révolte, mais je ne peux pas. Vous vous méfiez de moi... moi, j’ai une foi profonde en vous, en votre amitié et je vais vous demander un service.

* PHILIPPU.

Suzanne ! ' '

SUZANNE

Donnez-moi votre parole que d’ici à demain vous ne parlerez à personne, pas même à votre frère de ce que vous venez de voir, de ce que vous verrez peut-être, de ce que je viens de vous dire... votre parole d’honnête homme et d’ami.

PHILIPPE

Mademoiselle, je vous la donne, mais...

SUZANNE

Attendez, arrêtez maintenant votre pensée! Oubliezmoi comme si je n’existais pas, comme si jamais vous ne m’aviez connue. Et ne me jugez pas, Philippe, car vous ne pouvez pas me comprendre. Oh! ne me jugez pas avant demain. Adieu!

PHILIPPE

Suzanne!

SUZANNE

Adieu... mon ami.

PHILIPPE

Mais je voüs reverrai. Ce soir, demain matin...

SUZANNE, lui tendant la main.

Adieu! adieu...

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LE HUSSARD DE BERCHEAY

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