‹ Le hussard de Bercheny drame en cinq actes Auguste MaquetChapitre 65 sur 118 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

LA MAHQUISE.

/Vous conduirie au district.

SUZANNE

Au district?

LA marquise.

Vous n’avez rien à cacher. Que vous importe?

- SUZANNE. •

Je n’ai rien à cacher. - •

' LA mabquise.

Il y a bien ce changement de nom qui paraîtra suspect, Mais vous ne manquez pas de bonnes raisons pour le justifier... et on va sur-le-champ vous mettre en liberté... AhI il est heureux que vous puissiez donner sur votre conduite tous les éclaircissements désirables, car si vous vous trouviez compromise, je serais compromise aussi.

SUZANNE

Mon Dieu! ' ■

LA MAEQUISE.

On va me demander ce que vous êtes venue faire à Paris; que répondrai-je?

Je... je ne sais.

LA MARQUISE./

Comment! vous êtes venue pour quelque chose? Une étrangère, une femme de votre rang ne quitte pas l’Allemagne... ne vient pas à Paris en des temps pareils... sans une cause sérieuse. . ...

SUZANNE

Ne m’interrogez pas !

LA MAKQUISE.

Moi, bien; mais d’autres vous interrogeront... On dirait que vous hésitez ?...

SUZANNE

Si j’hésite ! ... ■

LA MARQUISE

Mais c’est qu’alors on. ne se contentera pas de l’interrogatoire, on peut vous retenir... ^ .y., ■

SUZANNE

En prison?

C’est probable.

SUZANNE

Allons! madame la marquise, le ciel ne m’a pas abandonnée, puisqu’il m’a conduite chez vous.

LA MARQUISE

Je voudrais vous obliger, mais vous paraissez si peu 6Û»e de vous que vous me faites i^ur! •

SUZANNE

Quelle heure est-il, madame?

LA MARQUISE. ‘

Huit heures et demie sonnent.

SUZANNE. /

Madame, il faut que je sorte, il faut que je sois libre à tout prix ! Faites-moi échapper ! j ■ *

LA . MARQUISE. -

C’est impossible !

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