‹ Le hussard de Bercheny drame en cinq actes Auguste MaquetChapitre 83 sur 118 · ACTE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV

PHlUl’Plî.

Oui.

SUZANNE

On ne m’a donc pas soupçonnée d’avoir pris part à ce grand événement?

PHILIPPE

Quel événement?... Il s’en passe beaucoup chaaue jour, et de très-grands.

Oh! celui-là n’est pas de ceux qu’on oublie ou qu’on puisse confondre avec les autres. Sur votre honneur, monsieur Philippe, au nom de notre amitié, ne me

•ménagez, ne me trompez pas!

PHILIPPE

'Questionnez-moi, ai vous voulez que je vous réponde. ' . ’ SUZANNE.

moment, les deux enfants du Temple?

Où sont, en ce

Mais... au Temple.

Toujours?

Toujours.

Et Ulrich?

Je ne sais. . . , ,

SUZANNE

Qu’a-t-il fait? qu’est-il devenu?... Et votre frère {Sylvain?

PHILIPPE

SUZANNE

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143 ' - LK HUSSARD DE BERCHEA’Y

l’HILIPPB.

Il est retourné à l’armée le soir même de votre arrestation.

^ SUZANNE

Mais il s’est passé quelque chose, ènflnl II y a eu un événement à Paris, ce soir-là?

■ ■ PHILIPPE

Aucun. ” •

SUZANNB, à elle-mOme.

• Mais alors les promesses de M. de Manalein.,, les serments qu’on m’a faits.*. .. , '

PHILIPPE, qui l'a considérée^ gravômont.

Ainsi, pauvre âme égarée, c’est pour ce complot que vous êtes venue en France?... Vous espériez, de cette frêle main, arracher â dix miUions de bras nos otages, nos garanties d’existence et de liberté! Vous n’avc-z donc pas senti qu’au nom de liberté, l’air vibre, le sol tremble,' que la nation tout entière veille, Ombrageuse, sur sa nouvelle conquête, qu’au premier soupçon, au premier cri d’alarme, il y aura contre l'ennemi un tel déchaînement de nos colères, que les peuples reculeront épouvantés, s'ils ne sont pas anéantis... AhI rendez grâce à Dieu, qui a fait échouer votre eutreprisa; car, pour sauver deux têtes que rien ne menace, vous supprimiez un siècle, vous dévastiez toute la France... et moi, moi qui vous aime, je vous eusse maudite... j’eusse détourné de vous et à jamais mon regard et mon ' cœur !

SUZANNE

Je sens bien que je suis perdue.

PHILIPPE

Xon, non, vous n’avez plus rien à craindre, rien n’est

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