‹ Le hussard de Bercheny drame en cinq actes Auguste MaquetChapitre 9 sur 118 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

Rozel?

LA. MARQUISE

GASTON

Vous le connaissez?

'in

> , LA MARQUISE

Moi! et comment î (A elle-œôme.) N’y a-t-il de ce nom que ceux auxquels je pense ! (Elle passe à droite.)

GASTON. • 1

Le lendemain vous m’emmenAtes avec vpus on Allemagne où ma présence vous est indispensable, je vous ai suivie sans résistance, mais maintenant meconseillezvouâ une làclieté! -

LA MARQUISE

Je vous conseille un acte héroïque, je vous conseille de mépriser, d’oublier cette sotte querelle'. Vous retournerez, insensé, dans ce Paris d’où nous sommes sortis par un'^miracle qui ne se renouvellera plus! Mais Vous y serez pris, jugé et condamné en deux heures, comme assassin d’un honnête paWioto, à la grande joie des badauds plébéiens, nos ennemis naturels. Et adieu les domaines, adieu la vie de fêtes, de splendenrs, de plaisirs ; adieu même votre mère que vous aimez modérément, mais qui vous aime jusqu’à la folie. Non, non, mon cher enfant, non, tna seule joie, ma seule espérance, restons ici, vivons ici. Est-ce que j’ai autre chose que toi sur la terre? Est-ce que vpus' avez autre chose que moi? N’ai-je pas tout sacrifié, à toi, mon cher Gaston, et quels sacrifices! tu ne le sauras jamais! Vivons ici, laissons fuir bien ‘loin ce nuage noir, gagnons la vie,

votre vie< Gaston, entendez-vous bien ! • ,

' GASTON

Vous p.vez rai.son, comme toujours. Il y a une desti-

LE HUSSARD DE BERCHENA'

née d’ailleurs. Si la mienne est d’être tué par le Rozel, que ce soit ici ou là, je le serai,

LA. MABQUISE.

Non, ce n’est pas là votre destinée. Je la connais, moi. Je vous la prépare. Courez à la ville chez le notaire Dietrich, je me repose ici en vous attendant.

(Entre Pélachot.)

GASTON

Je pars.

PÉLACHOT. ^

Quand je devTais tout massacrer ici! animaux, brutes!

LA MARQUISE

Eh! doucement...-

GASTON

Massacrer mes vassaux !

PÉLACHOT. ^

^ Oui, monsieur,'les calciner, les anéantir tous!... et en refaire d’autres!. Croiriez-vous qu’ils se sont retranchés dans leurs repaires, barricadés et qu’ils refu- . sent de mettre le couvert.

Eh ! mais voici le commandant qui vient chercher sa réponse. l,aissez-moi la lui donner catégorique!...

LA MARQUISE

Donnez.

PÉLACHOT,

Et donnez raide! ' . ■ •

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