‹ Le hussard de FelsheimChapitre 14 sur 32 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

Les Mêmes, FRITZ.

FKITZ.

Mon commantant ^ deux offiziers, qiii abbortent les tépêches du roi, tenaantent si fous foulez les rezevoir.

BLUMENTHAL

Qu'ils viennent. ( Fritz sort. )

BATHILDE

Nous vous laissons, mon père... car les affaires d'état ne sont pas bien inséressantes pour nous.

Air des Pèlerins ( Fiorella. )

Oui , Totre sagesse M'éclaire en ce jour ; Adieu , ma tendresse , Adieu , mon amour I Je veux , pour détruire Des vœux superflus , Chaque jour me dire :

Je n'y pense plus.

Indulgence,

ConGance !

Dans mon devoir,

Est mon espoir.

[bù)

ENSEMBLE

Indulgence , etc.

BI.UMKNTHàL, CREnLE.

Indulgence , ]

Confiance ! ( /r- \

Dans son devoir, j ^ ' Est son espoir.

( Bathilde sort avec Crettle par la droite. )

SiÈNE IV.

BLUMliNTHAL, pus CHARLES, THÉODORE ex FRITZ.

BLUMENTHAL, h lui-méme.

Quel peut être l'objet de la mission tie ces deux officiers?

( Fritz entre suivi de Charles et de Théodore; il indique le gouverneur , et se retire.) BLUMERTHAL, reconnaissant Théodore.

Comment, monsieur le mauvais sujet, c'est vous?

THÉODORE

Rien obligé , mon oncle... Oui, c'est moi... mais je vous ferai observer que vous avez peu d'égards pour un envoyé

de Sa Majesté.

BLUMENTHAL

Il fallait donc un ordre du roi pour nous procurer enfin riionneur île vous voir , monsieur ?

THÉODORE

Je suis sensible à ce reproche, mon oncle, et je me justifierai totit-h-rheure... mais veuillez permettre avant que je m'acquitte de mon message, et que je vous présente M. Charles de Felsheim, le seizième baron de ce nom, et mon meilleur ami.

CHARLES , bas en saluant.

Merci.

BLUMENTHAL, Saluaut UUSSi.

Monsieur...

THÉODORE

Apprenez, mon oncle, que le roi a jugé à propos de lui faire passer quelque temps dans votre retraite... L'air y est trè?-pur, à ce qu'on dit... et il paraît que sa santé est un peu altérée. ( Bas à Charles. ) Tu vois que je ne te présente pas tout-à-fait comme un prisonnier d'état. CHARLES, </e même.

Laisse-moi donc tranquiUc

Après c\ on sait bien que le roi... quelquefois 1...

BT.rMENTHAL.

Non, monsieur; le roi est évère, mais il est juste j ei il faut que votre ami ait cr-mmis un? faute grave.

THLODOKE.

Eh ! mon Diin ! 'ion ; nue h faillie... un enfantillage.

Air de l Ecil de si c francs.

Du roi , !a rigueur est extrême :

Charles est vr linieut ir». hoii «njet , J'en reponds ci'ii'.n» de niy.-niénie.

ELOMKSTH VL.

C'est très-rassurai>t, ea effet.

Si je n'avais, de lOd co:iiluite.

Qu'une pareille c.uiti.in, Moi , je me croirais, tout de suite, Perdu de réputation.

THÉODORE

Ail! mon oncle...

CHARLES, bas.

Attrape 1

BLUMEINTH\L.

Ce qui m'étonne^ c'est que ce soit vous q'i'on ait choisi pour une seml laLle mission.

J'entends bien , mon oncle : toujours à cause de l'excellenle opinion que vous avez de voire neveu... Heureusement tout le monde ne pjita^'e pas vos sentimeus à cet égard... Je jouis d'une certaine considération a la cour; le roi a quelque confiance en moi , puisqu'enfin...

BLUMENTH.VL.

C'est bon , c'est bon... Voyons votre ordre.

THÉODORE , donna'ti l'ordre.

Voilà, mon oncb^.. Miis, je vous le répète, trnitez-le avec égard , car réellement 1 1 mesui e c.vt arhilr live. ELUMEMIIAL, rprès avoir parcouru l'or Ire. Que vois-je , c'est pour avoir joué que monsieur est puni.

THEODORE

Il a joué?... Commeut, Cli.TrIes tu as joué?... Alors, c'est mal;... tu ne m'avais pas dit ça, toi. CHARLES, bas.

A-t-on jamais vu un pareil effronté l

BLUME^THAL.

Je ne m'étonne pas de la colère du roi , messieurs.

TIli-ODORE.

Oli ! maintenant, ni moi non plus... Si le malheureux avait suivi mes conseils encore... (tas.) Tu sais, la rouge... CHARLES , (^e mime.

Ah! ça, finiras-tu?,.. c'est insupportable.

TIIEODOfE.

Si vous le permettez , mon oncle, je vais lui faire les honneurs de rétr;llissement... (^i C! ar'es.) Je te conduirai partout... D'abord, je connais parfsitcmeut les heaut(s locales de la prison , et ce n'est pas étonnant , riiaLitation de mou oncle...

CHARLES

Oh ! je pense que c'est à peu près la même chose partout , vu ta grande sagesse.

Air : JS'iniiiez pas l'amant vulgaire. (De Fanchon.)

Il n'est pas, dans rette province, '

Une maison d'arrêt, je crois.

Où mon ami n'ait , [ nr ordre dnprinc«, Séjourné trois ou quatre fois.

Aussi pour soitir, quand i! passe , Toujours, en lui disant bonsoir, Le geôlier ajoute a^ec grâce:

Jusqu'au plaisir de vous revoir.

THEODORE

Ah 1 tu dis des mcchaucetés, toi — Eh! hien , bon,

je te laisse alors Il faut que je parte , mon oncle, parce

qu'en va livrer bataille, et je ne veux pas qu'on commence

sans n;oi Je couis embrasser ma petite cousine, et je

remonte à cheval {A Charles ) Allons, tiens, pas de

rancune entre nous... ( // lui scne la main.) Adieu, il faut au coulage, ici, delà résignation, entends-tu ?... Adieu, mon oncie. (Il veut 6€loiv,ucr^ Blumcnthal ., ijui o de nouveau j( té les yeux sur tordre , l'ancte par le bras. )

ELLMENTHAL.

Attendez donc, attendez doi;c... Il y a un post-scriptum.

TiiEoi;or.E.

Eli ! bion qu'est-ce que ça me fait, le post-sciiptum.

TLT MENTTIAL.

Lisez \ous-nicme, et vous verrez.

Tiii:ni>r)nR.

"N'oloiitif^rs, mon oiicli' , v iloiili<MS... Jo (l»'rlii(ri(; trèsl)i<Mi i'i'ciii lit' il I roi... (Afv M/ ) '( Vmis i'!liiMi(|rL'/aussi piisoiiiiicr ... >' rii'iis, <jii'('st-c»î «jn'il y .» «lime I.i i' ItLUMKNTIl VI..

(loiitiiiiic/.

TlllioDOlli:.

C'oHt ((iH*, voyo/.- vniis i' c'i'.>l si Pinhroiiillf^. . . BLiiMKNni.M. , rci'rcnant /<•/> y^/Vv ri tirli* vit <l lire Du l.iiil. . «' \ ttii.s r(!lic!ii|i(v aii^s prisiHiiuT M. T u'otlore , <|iii non si'ulciiioiif a p.irl.ii;.; la idiilt: ilc .sou aiiii, mais (|iii en a t'I.' I.i picmicii' ctisf » m i.Mi) )n i:.

(^oiniiifiil ! Il V ;> ç;« .. Il l'ir.iîl alors' <|i'î Si .Mijcstc s'est iiioi|in'' tl(? moi... '«^ v ms assiir'*, mon ooi'l • , •jiii,' jo no conçois |);is .. Dis dune , Cliarics , cour as lu , loi t.ii.\iu.i:s.

Oui, oui, jo conçois ti«'s-l»ii'n.

in.l MKMIIAI,.

C'est sans dinilc la smti' i\i- \.\ «grandi: c;oiisidi';ialion dont vous jouisse/ à la cour.

riiKoDoiîi:.

A-t-on plii.s (l«- m;dli nr i|iir nioiiV.. Hn monxMit |iliis tard, i'i'tais dt-camix'. . .. (l'est une vérilal»! • niyslilici-

tion Le roi n'en lait jamais d'aiilrt^s On se ckoI IiiiMi

tranquille , et puis |):)s du to t. .

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