TOUS
Ecoutons , pcnntons en silence.
[On entend pin sieurs coups de canon.
CHARLES
Tu l'entends... comme on se batln-bas... Ils vont être vainqueurs , et nous n'y serons pas.
BKANDT.
Ab ! maudite consigne !...
Il faut qu'on s'y resigne.
CH VF LES.
Tu ne veux pris paitir. ..
Aimes-tu mieux ici nous \()ir mourir?
( Le canon se fait entendre de nouveau.) Entends-tu ?...
BRVNDT.
Je n'y ]>uis plus temr.
Au diable la consigne !
CH-AKLP.S et THÉODORE.
Il consent !
O mon ami !
BRAMDT.
Silence !... on nous enteiid.
CHARLES, THÉODORE et BRVNDT , ^e rapprochant l'un de /'autre.
Puisque la gloire nous appelle , A .sa A oix nous ob 'irons.
Et si jiour nous el!e est cruelle , g I Du moins ensemble nous mourrons.
W \ BATHILDE ff CRETTLE.
!<5 I Puisque la gloire vous appelle ,
■ Ee ciel , qu'en ces lieux nous prierons,
Abrégera notre douleur mortelle.
Et bientôt nous nous reverrons !
CHARLES
Mais, agissons avec ]ini<Icnce...
Que feia-t-un , hjrsqne le gouverneur S'apcicevra de notre absence?
THÉODORE
De son courroux as-tu donc peur ?
BaTHILDE.
Attendez , m'y voici , je pense.
Il faudra l'enrermer.
C'est cela.
C'est bien cela.
Qui de vous deux s'en chargera ?
BATHILDE
Ce sera moi... Mais , je l'espère , Tous en ces lieux , après l'affaire , Vous reviendrez.