‹ Le jansenisme dans l'ancien diocese de VenceChapitre 106 sur 190 · Voir plus haut et dans ce qui suit · texte numérisé non relu

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4. Voir plus haut. Varagfps a narlé d'offices que de Guiïues composait en provençal. â. S'c, par erreur, je crois. C'est sur le Nouveau Testament <{Vie Quesnel avait fait ses

Réflexions inorales.

6. Mentionnée plusieurs fois dans le procès, la châtelaine du Caire ne fut pas entendue. Ftait-elle absente ? rien ne le dit. Louise Gaza<rnaire déclarera aussi que c'est .i la dame de Tourettes qu'appartenaient « deux tomes du Testament Xnitfeati avec des Jféfle.vions (Enîtres de saint Pierre et F)vanfjile de saint Jeanl » que l'inculoé lui avait prêtés. Tin troisième, dont il va être parlé, contenait les Kpitres de saint Paul aux Corinthiens. Dans le registre des insinuations, je note à la date du l.ï août 170fi. une dispense nnur le mariaçre de Charlotte de Villeneuve-Tourettes. fille de f»u Scipion et d» feue T.ucrèce de Grimaldi d'.^ntihes, qui va épouser Louis-Victor de Montolieu, chevalier de Saint-Louis et fils d'un chef d'escadre des rralères du Roi.

7. Louise Gazagnaire parlera de deux autres tomes du Nouveau Testament avec Réflexions de Quesn»!, appartennnt à la dame de Tourettes comme celui-ci et contenant les Ep'tres de saint Pierre et l'Evangile de saint .Tean.

8. Nous avons vu quel était le titre complet : c'est un ouvraire du P. Xouet, iésuite. L'inculpé ne se rappela point le nom de ce jésuite lorsqu'il suhit son interrogatoire ; le détail mérite d'être cité avant que nous n'assistions aux dépositions de de Guigues.

Testameiit d'Amelot, le Catéchisme de Montpellier, les Psaumes on latin et en français, les offices, « écrits à la main, qu'elle a copiés ou fait copier, de l'Enfant Jésus ', des Grandeurs de Jésus », enfin qu'elle a eu entre les mains « durant l'espace d'un demi-quart d'heure » le Nouveau Testament de Mons qui appartenait à Varages. « Chez la Merlesse » ^ elle rencontre d'autres femmes : mais on ne fait aucun exercice religieux, on travaille, et, si certains appellent ces réunions « le cénacle », ce n'est pas elles qui les désignent ainsi. De Guignes est venu chez son père, mais pour apprendre le plain-chant à son frère qui est à Lyon. Il a mangé une pomme qu'elle tenait, disant qu'il était indisposé et que ce fruit lui ferait du bien.

E. — César Aussel, âgé de 55 ans. — Le notaire dit qu'il a blâmé sa femme pour s'être attardée aux exercices et avoir négligé de préparer le souper ; qu'il l'a fait savoir à de Guignes ; que celui-ci n'est plus revenu chez lui.

F. — Charles Geoffroy, laboureur, âgé de 52 ans. — II sait que de Guigues est intimement lié avec le tailleur César Geoffroy, et qu il a fait venir pour les dévotes environ 200 francs de livres de piété.

G. — Huguette Merlesse, veuve de Jacques Isnard qui avait été « ménager » ^, mère de la jeune Honorade Isnarde, et âgée de 48 ans. — Elle dit que de Guigues lui a prêté la Vie mystique dej. C, llnstruction à la Pénitence*, la Règle chrétienne ^ ; qu'il a composé trois offices en trois

1. Cette dévotion rappollc un des traits oaractcristicines des dernières années d(\ l'épiscopat de Godeaii. Nous avons montré ailleurs que ce prélat académicien avait annoncé le 28 août 1670 qu'il allait procéder pour la troisième fois à la visite de son diocèse, consacrer « chaque paroisse au Saint Enfant comme Nous avons fait la ville do Vence », et placer « son image sur les portes des villai^es et des églises avec les cérémonies que Nous avons pratiquées en la consécration de ladite ville » (Ann. du Midi, 1S98). Godeau était venu à Tourettes à cet etfet en décembre 1670.

2. Huguette ou Martruerite? rien ne le dit. D'après l'ensemble du procès, je crois que c'est de lu première qu'il s'agit. La seconde, c'est « la Gazagnaire », veuve comme l'autre, mais qui semble avoir été infiniment plus libre dans ses allures et son langage. Je crois, d'ailleurs, qu'il vaudrait mieux lire Louise Gazagnaire.

3. ;i/'éna<;e/-, autrefois « chef d'un ménage » (Littré cite un exemple de Racan).

4. L'InslrKrMoH à la Pénitence ne figure pas dans le catalogue officiel des livres de de Guigues. Serait-ce un second titre (ou le titre modifié)?

5. La Régie chrétienne ne figure pas non plus dans le catalogue. S'agît-il de l'ouvrage qu'il porte sous le titre de La règle des mœurs ?

cahiers séparés^; qu'il fait lire daus la congrégation le Nouveau Testament d'Amelot^ et Vlmitation de J. C.^. Les femmes se réunissent chez Louise Gazagnaire; il s'y trouve un autel; « on appelle cette réunion le cé7iacle\ » H. — Honorade Lsnarde, femme d'Etienne Curel, âgée de 24 ans. — Elle a lu la Vie mystique de J. C, Vlnstruction à la Pénitence, la Conduite chrétienne, que de Guignes lui avait prêtées. Elle a entendu dire qu'il a prêté à César Geoffroy un livre intitulé l'Abbé Jean ^ Elle a lu en manuscrit ses offices des Grandeurs de Jésus, de l'Enfant Jésus, du Nom de Jésus. La jeune femme chante en provençal les psaumes, les hymnes et l'office, ainsi que les autres femmes de la congrégation. De Guignes est un bon et saint prêtre. Si elle et Marguerite Merlesse ont fait « les filles de Marseille », c'était pour rire, non par jalousie. Varages lui a donné un papier « écrit au dedans de quelques mots latins, et par le dehors était écrit: Sauveur débonnaire, mon aimable époux ^ ». La jeune femme dit qu'il n'est pas vrai qu'elle contraigne son mari « à coucher au grenier à foin » et qu'elle se soit jamais refusé « d'être avec lui' ».

1. Trois offices: Marg:oton Aussel n'en avait cité que deux. Voilà bien les trois offices dont parlait Huguette Merlesse sans en préciser les titres.

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