CHAPITRE X
Deuxième série de dépositions; confrontations
Nous voici au troisième acte. Le 9 septembre, l'Eveque ordonne qu'il soit procédé «extraordinairement », que les témoins soient entendus de nouveau et, s'il j a lieu, confrontés avec l'accusé. L'ordonnance constate tout ce que nous avons dit, et mentionne « les lettres de permission du V. Légat d'Avignon en faveur de Guigues pour avoir et lire des livres prohibés et défendus, du 18 décembre dernier \ signées Sinibaldus de Auria V. Legatus ».
Commence aussitôt « le récolement pour le promoteur d'office querellant», qui dure les 9, 11, 12 et 13. Presque toutes les dépositions sont maintenues. Le notaire Gazagnaire ajoute que, s'il a dit à sa belle-fille que de Guigues la rendrait folle, c'est qu'il avait appris qu'elle avait donné sans sa permission une croix d'or « pour la mettre sur une statue du Saint Enfant Jésus que l'on tenait dans la congrégation des hommes ; et pour lors il lui dit: «Si vous voulez faire les autnônes, les prières, les jeûnes que le sieur de Guigues vous dira, il vous fera devenir folles. » Huguette Merlessc ajoute que de Guigues s'arrêtait parfois avec Margoton xlussel, mais « avec les prêtres et les principaux du lieu ». Le prêtre Bernard ajoute que, le jour oii de Guigues s'était mis à sa fenêtre, l'Lsnarde n'était pas à la sienne, mais qu'elle allait et venait dans sa maison.
D'autre part, durant ces quatre mêmes jours, ont lieu les confrontations avec l'inculpé.