‹ Le jansenisme dans l'ancien diocese de VenceChapitre 14 sur 190 · Choart de Buzenval · texte numérisé non relu

Choart de Buzenval

5. D'ap. Hermant. L'évéque de Cliàlons, Félix Vialart (1640-80), aurait été l'autre.

6. Bourrfoin, Conrart, Paris, Hachette, 18S3, p. 266, n. I ; Cognet, p. 5J45 d'ap. Rec. Conrart. «Il y joue sur les mots en isme comme Voltaire et sur un ton aussi dégagé », écrit M. Bourgoin.

qu'il avait doiinés en 1644 à sou diocèse de Grasse. Il semble d'ailleurs qu'il ait dit, à la nouvelle de ce qui s'était passé en février, « qu'un schisme était imminent, que cette affaire avait été un pur brigandage », et qu'il ait entendu parler ainsi de ce que les jansénistes appelaient « les menées des Jésuites ^ »

M. l'abbé Cognet montre que, lorsque Godeau arriva à Paris pour l'Assemblée d'octobre 1055, Arnauld, son ami, allait être déféré à la Sorbonnc pour sa Seconde Lettre à un duc et pair^. La Faculté de théologie s'assembla, en effet, le 1" décembre, et censura Arnauld en janvier^ Godeau essaya de la conciliation avant et après. Telle déclaration qu'il avait rédigée \ qu'il se flattait de faire signer à Arnauld, et qui faisait amende honorable au Pape, aux évoques et à la Sorbonne, des amis du célèbre docteur l'accueillirent mal, et de son côté la Faculté le rejeta : voilà pour ce qui précéda l'arrêt. Voici pour ce qui le suivit.

Le 23 janvier 1656 a paru la Première Provinciale de « Louis de Montalte », et les deux qui suivirent restaient sur le terrain des disputes sorbo niques. A la tin de mars, dans une conférence tenue chez l'archevôque de Sens, où se trouvent notamment les évéques de Comminges, Chàlons% Beauvais, Godeau lut la première lettre apologétique d'Arnauld, insista pour que les désirs de l'Assemblée eussent prompte satisfaction et prouva que sa grande majorité était défavorable au censuré; il n'y eut pas moyen de trouver, sur le terrain de la grâce, la conciliation rêvée

1. D'ap. Gerberon. Le bref du pape fut daté du 29 septembre 1654. M«' Henry, Bosquet, Paris, 1S89, p. 378 et 493.

2. Arnauld y soutenait que les cinq propositions, condamnées comme étant de Jansénius, ne se f.rouvaieiit point dans VAugKstinux, ajoutait qu'il ne les défendait pas en elles-mêmes, et ne faisait de réserve que sur la question de fait.

3. A trois voix de majorité, si Ton tient compte, dit M. Gazier, « des votes illégaux et des abstentions. »

4. En collaboration avec révoque de Beauvais et l'abbé de Bourzeis.

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