‹ Le jansenisme dans l'ancien diocese de VenceChapitre 15 sur 190 · Vint-il · texte numérisé non relu

Vint-il

par l'évêque de Vence. Dans les séances de l'Assemblée même, il ne put faire mieux et devint suspecta II était un des prélats^ à qui l'on avait remis des écrits destinés à répondre, s'il y avait lieu, aux mesures de l'Assemblée ; il voulait faire l'impossible, mais voyait chez la plupart de ses collègues « la mauvaise volonté tout entière contre Arnaald », ainsi que la crainte « des bruits populaires d'arrests et d'hérésies w^; c'est même lui qui, loin de défendre Saint-Cyran, avertit l'Assemblée que les frères de Sainte-Marthe voulaient effacer du Gallia ce qui était un éloge de Saint-Cyran et par suite une critique de Richelieu^ Le Formulaire dressé par Marca en 1656 fut recommandé à la signature de tout le clergé par une circulaire adressée aux évêques. Quant à la Relation, lue dans l'Assemblée, de ce qui s'était passé dans l'affaire du jansénisme, Godeau la trouva, semble-t-il, erronée, mais ne voulut pas s'opposer à ce qu'elle fut déclarée exacte, « parce que, plus il y aurait d'inexactitudes, tant mieux, et qu'il ne fallait rien témoigner ^ » ; ce qui y visait la censure d'Arnauld, il le laissa passer, de crainte qu'une commission ne fût chargée de discuter la valeur de la mesure et ne condamnât son ami en quelques jours, « tant ils estoient emportés^». Pendant ce temps les Provinciales se succédaient du 23 janvier 1656 au 24 mars 1657. On connaît le joli mot de Saint-Beuve: « Tout ce respectable monde de l'épiscopat gallican en prit une dose, sans s'en douter, et

1. En septembre 1656, les décisions des assemblées précédentes furent confirmées (M^ Henry, Bosquet, p. 535 et 544). C'est Bosquet qui avait remis au Pape, le 2 janvier 1654, la lettre d'acceptation de la bulle Cum occasione, lettre que cet évoque avait été chargé de rédiger (ibid., p. 360).

2. L'archevêque de Sens et l'évêque de Beauvais en avaient reçu aussi.

Page 1