Nulle raeutiou de la bulle Ex illa die du 19 mars
Bourchenu confirme le mandement de Grillon qui se rapporte à ces affaires, condamne « le livre intitulé : Le Nouveau Testament en français avec des réflexions morales sur chaque verset, et les 101 propositions qui en ont été extraites », et il adopte l'Instruction Pastorale qu'avait faite l'Assemblée générale du Clergé en 1713-4. Il écrit à Vence, le 10 juin 1715, un mandement où il avise ses diocésains que, à peine arrivé parmi eux, il veut « se conjouir de ce que, suivant l'avis de l'Apôtre aux Corinthiens, vous vous estes tenus en garde contre les artifices de l'erreur et vous estes demeurés fermes dans la foy... Par les soins de notre illustre prédécesseur qui a été transféré de ce siège à un des premiers du royaume ', le troupeau commis à notre conduite n'a point été infecté de la contagion qui se répand partout malgré la vigilance et l'attention des premiers pasteurs... Nous vous conjurons, par les paroles du grand apôtre saint Paul, d'avoir toujours un même langage et de ne point souffrir parmy vous de division ni de schisme... Nous acceptons sans retardement, avec soumission et respect, la Constitution de N. S. P. le Pape du 8"* septembre 1713* en disant à ce propos ce que saint Ambroise, dans son concile provincial, dit au pape Sirice ^ : ceux que V. S. a condamnés, nous les tenons aussi pour bien condamnés selon le jugement que Vous avez porté contre eux... Nous condamnons le livre intitulé « Le Nouveau Testament en français avec des réflexions morales sur chaque verset » et les 101 propositions qui en ont été extraites... Nous adoptons l'instruction pastorale qui a été faite par l'Assemblée du clergé tenue en 1713 et 1714. Nous déclarons que nous procéderons par les voyes de droit
1. L'archevêché de Vienne prétendait remonter à saint Crescens, envoyé en Gaule par les saints apôtres Pierre et Paul : il est dit, dans // ad Timoth., 4. 10, que Crescens est alors en « Galatie » (Gaule "?), Tite en Dalmatie.